Publié par Alexandre Del Valle le 7 avril 2011

Le 20 mars dernier, en Floride, le prédicateur évangélique américain Wayne Sapp a brûlé un Coran afin de protester contre le terrorisme islamique. Il a commis cet autodafé sous l'autorité du pasteur Terry Jones qui, en septembre dernier, avait voulu commémorer ainsi les attentats du 11 septembre 2001, mais y avait renoncé sous la pression internationale.

A ceux qui voient dans le Coran la source de la violence terroriste, les islamistes afghans ont répondu ce week-end par un contre-message d'une violence inouïe qui risque de renforcer les préjugés islamophobes : des manifestants islamistes ont attaqué le complexe de l'ONU à Mazar-I-Sharif (nord de l'Afghanistan) et tué trois employés européens et sept gardes népalais onusiens. Dix personnes ont été tuées et 83 autres blessées à Kandahar lors de manifestations infiltrées par les talibans.

Certains estiment que les interventions militaires occidentales en pays musulman sont la cause des assassinats de chrétiens ou de musulmans « apostats » dans le monde. En réalité, les premiers responsables de l'islamophobie, ceux qui donnent une image guerrière de l'islam, sont les islamistes fascisants, antisémites et anti-chrétiens qui utilisent les moindres prétextes pour assouvir leur soif de sang.

Certes, le président américain Barack Obama, qui craint des représailles contre les Américains présents en Afghanistan et contre leurs alliés locaux, a eu raison de dénoncer l'autodafé commis sur son sol. Mais il a eu également raison de rappeler que rien ne justifie l'assassinat d'innocents en « représailles » à quoi que ce soit. Car la violence islamiste, hélas enseignée dans les écoles religieuses des pays musulmans appliquant la charia, n'est pas une simple réaction à « l'islamophobie » occidentale ! Elle est au cœur de l'idéologie islamiste radicale, née non pas en réaction à Israël ou aux guerres en Irak, mais dans les années 1920, en Egypte, afin de combattre les partisans d'un islam modéré, et en premier lieu la bête noire de tous les islamistes : Atatürk, le père de la Turquie laïque, qui abolit en 1924 le califat cher à Ben Laden et qui défendit la séparation du politique et du religieux. 

Alexandre del Valle

L'article original peut être consulté sur France Soir

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