Publié par Alexandre Del Valle le 13 avril 2011

L’une des conséquences des révolutions arabes est l’afflux vers l'Europe de milliers d’immigrés clandestins en provenance du Maghreb et d’Afrique noire. Ces dernières années, en échange de milliards d’euros, Kadhafi contenait ceux qui transitaient par son pays. Aujourd’hui, la Libye les laisse passer. En cas de chaos révolutionnaire généralisé au Maghreb, la coopération policière avec la Tunisie, l’Algérie ou le Maroc pourrait également voler en éclat et voir le phénomène se généraliser.

Du côté des pays européens d’accueil, Malte, l’Espagne, la Grèce et l’Italie, les plus touchés ont pour mission impossible de surveiller seuls, et sans moyens, les frontières extérieures de l’UE.

Or Bruxelles et les autres pays européens exigent d’eux qu’ils accueillent des dizaines (bientôt des centaines) de milliers de clandestins débarquant chaque jour sur leur sol.

Or sans l’aide renforcée de l'UE et sans coopération réelle avec les Etats d'origine, le contrôle des îles italiennes et maltaises ou des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla (Nord du Maroc) est presque impossible.

L’espace Schengen de libre circulation en Europe empêche par ailleurs les Etats européens voisins des pays côtiers de contrôler les frontières internes de l’UE, au sein desquelles les illégaux circulent librement dès qu'ils obtiennent un document provisoire.

Il est donc temps de revoir l’ensemble de la politique européenne d’immigration, caractérisée par l’idéalisme et l’inadaptation à la nouvelle donne géopolitique. Hélas, ceux qui promettent, comme le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant, des mesures plus fermes et efficaces pour lutter contre l’immigration illégale et diminuer l’immigration légale sont lynchés médiatiquement. On peut répondre aux lyncheurs déconnectés des réalités que si l’on ne répond pas aux inquiétudes des Français, ils se tourneront vers les extrêmes.

Notons qu’en Angleterre, le Premier ministre britannique David Cameron a déclaré que l’immigration au Royaume-Uni a dépassé le seuil maximal acceptable et qu’il fallait réduire par deux l’afflux annuel d’immigrés (200 000, contre 300 000 en France) puis ne faire rentrer que les immigrés éduqués apportant une valeur ajoutée au pays d'accueil. C’est ce que souhaite aussi la majorité des Français.

Alexandre del Valle

L'article original peut être consulté sur le blog d'Alexandre del Valle

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