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Publié par Ftouh Souhail le 23 mai 2011

Des milliers de manifestants se sont rassemblés samedi, ils ont bloqué les artères principales de la capitale du Yemen, Sanaa, alors que le chef de l'État contesté refuse la signature d'un accord de transition.

"Le président yéménite sera chassé du pouvoir, sous la pression de la rue, s'il ne signe pas l'accord pour une transition pacifique proposée par les monarchies du Golfe", a averti ce matin le porte-parole de l'opposition, Mohamed Qahtan.
 
L'opposition au Yémen a signé, samedi soir, un accord pour mettre fin à la crise, et le président contesté refuse encore de parapher ce plan, qui prévoit son départ après quatre mois de crise.
 
Le plan, élaboré avec l'aide des États-Unis et de l'Union européenne, prévoit la formation, par l'opposition, d'un gouvernement de réconciliation, et la démission, un mois plus tard, de M. Saleh en échange d'une immunité pour lui-même et pour ses proches, puis une élection présidentielle dans les soixante jours.
 
Le médiateur du Conseil de coopération du Golfe, Abdellatif Zayani, s’est rendu ce samedi à Sanaa pour assister à la signature du plan de sortie de crise. Il vient de quitter Sanaa sans la signature de Saleh.
 
Le président refuse toujours de signer l'accord sur une transition pacifique, avant d'en définir "le mécanisme d'application", a déclaré aujourd'hui un haut responsable de son parti, Soltane Al-Barakani.
 
Le président Saleh, revigoré par une mobilisation de ses partisans, reste sourd aux appels à la démission, et les affrontements meurtriers se multiplient, dans plusieurs villes, notamment dans la capitale Sanaa. Des milliers de personnes y ont entamé un sit-in pour exiger le départ du président.
 
Un manifestant a été tué et un autre blessé par balle, hier, sur la route de l'aéroport de Sanaa, bloquée par des manifestants.
 
Une grande manifestation se déroulait vendredi depuis l'après-midi. Des manifestants et les forces de l’ordre se sont affrontés dans le centre de la capitale et dans plusieurs villes du pays, pour réclamer la chute du régime du président Saleh. La police, comme en Libye, comme en Syrie, a eu recours aux balles réelles pour disperser la foule. Par ailleurs, un autre manifestant a été tué avant-hier par les forces de sécurité à Aden, portant à douze le nombre de morts dans cette ville cette semaine.
  
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente deux ans, a déclaré qu'il ne partirait "que par les urnes", alors que la contestation populaire contre lui s'amplifie. La révolte a coûté la vie à cent quatre vingt personnes, selon un décompte de l'AFP.
 
Les organismes d'opposition yéménites, à l'origine des manifestations de protestation dans le pays, n'accepteront aucun compromis, en dehors du "départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh", a indique le porte-parole de l'opposition, Mohamed Qahtan.
 
L'Union européenne est préoccupée par la grave crise que traverse le Yemen, a déclaré la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. "J'invite toutes les forces politiques à un travail constructif afin de remédier à cette situation par la voie des négociations", a insisté Mme Ashton.
 
Confronté depuis le 25 janvier 2011 à une vague de manifestations réclamant son départ, et devant la tournure tragique des événements, beaucoup s’interrogent sur la capacité d’Ali Abdallah Saleh à résister au vent de révolte soufflant sur le pays. 
 
On estime que la révolte va s'intensifier, cette semaine, et qu'il finira par quitter le pouvoir et fuir son pays, comme le président Ben Ali. Si l'hypothèse d'un pays du Golfe, comme destination refuge du président Ali Abdallah Saleh reste privilégiée, il est également possible qu’il trouve asile en Russie pour écarter le risque de tomber sous la juridiction de La Cour pénale internationale.
 
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© Ftouh Souhail pour Dreuz.info
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