FLASH
[23/10/2017] Sinaï : L’Etat islamique a capturé 3 membres du Hamas qui creusaient un tunnel terroriste  |  La télévision locale catalane TV3 refuse la mise sous tutelle de Madrid  |  [22/10/2017] Trump aux Européens : « ne nous soutenez pas contre l’Iran, continuez à faire des affaires avec eux, vous avez besoin de cet argent »  |  46% des Américains pensent que les médias fabriquent entièrement des histoires au sujet de Donald Trump. Combien en France le savent?  |  Interrogée au point de passage que la gauche veut supprimer, 1 arabe palestinienne a avoué vouloir commettre un attentat en Israël  |  [21/10/2017] Tchéquie : Libéraux populistes (Babis) 30,7%, Extrême droite SPD 11%, Conservateurs ODS 10,6%  |  Élections tchèques : le milliardaire populiste anti-migrants Babis largement devant  |  Trump va rendre publiques les archives sur la mort de Kennedy – la CIA veut les garder secrètes 20 ans de plus  |  Espagne : le gouvernement prévoit la destitution du président catalan Puigdemont dans les 6 mois  |  Espagne : Le gouvernement suspend l’autonomie de la Catalogne (application article 155)  |  L’Assemblée a voté la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages d’ici 2020 : ça va coûter très cher aux Français  |  Israël a tiré sur les positions de l’artillerie syrienne après 5 roquettes tirées sur le Golan  |  Elus du personnel : leur nombre devrait baisser nettement dans les grandes entreprises (enfin)  |  Egypte : 58 policiers tués lors d’un attentat de l’organisation Hasm à Giza au sud du Caire  |  #Allemagne : plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque de couteau à Munich  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Alexandre Del Valle le 25 mai 2011

Pour ces terroristes, les étrangers qui visitent le pays le “pervertissent”.

Depuis toujours, la stratégie des islamistes marocains (mais aussi tunisiens, égyptiens, etc.) liés à la mouvance « salafiste jihadiste », dont al-Qaida est l’avant-garde, consiste à frapper les zones touristiques, afin de déstabiliser les dirigeants « impies » ou apostats liés aux pays occidentaux, d’où viennent la majorité des touristes qui « pervertissent » les pays musulmans, selon les islamistes.
 
Rappelons que, le 16 mai 2003, une série d’attaques terroristes visant également des touristes fut perpétrée à Casablanca, la plus grande ville du Maroc. Les attentats, qui firent 45 morts (dont 12 kamikazes) et 100 blessés, visaient un hôtel, des restaurants fréquentés par des étrangers et des établissements juifs de la ville. Entre 2001 et 2011, les autorités marocaines ont régulièrement démantelé des cellules terroristes et arrêté des terroristes plus ou moins liés à la mouvance al-Qaida.
 
Ainsi, le 11 mars 2007, un kamikaze marocain trouva la mort en actionnant une bombe dissimulée sous ses vêtements dans un cybercafé de Sidi Moumen, à Casablanca, et, le 13 août 2007, un autre kamikaze marocain se fit exploser avec une bonbonne de gaz, à Meknès, manquant de peu le bus de touristes qu’il visait.
 
Parmi les terroristes arrêtés par les services marocains, figure Saad Houssaini, soupçonné de liens avec al-Qaida et d’implication dans les attentats de Casablanca en 2003 et de Madrid en 2004.
 
Saad Houssaini était le chef de la commission militaire du GICM (Groupe islamique combattant marocain). Depuis août 2006, suite au démantèlement de l’organisation terroriste marocaine Ansar al-Mahdi, les autorités marocaines ont multiplié les mesures de sécurité dans les ports, sur les routes et dans les aéroports. Il est clair que le Maroc est l’un des pays musulmans les plus visés par le terrorisme salafiste djihadiste, en raison de ses liens avec les Etats-Unis et l’Occident, de son islam modéré, du fait qu’il abrite une communauté juive importante liée au pouvoir monarchique, et du fait que ce pays mène une lutte sans merci contre les réseaux islamistes maghrébins liés à al-Qaida, notamment à AQMI (al-Qaida au Maghreb islamique).
 
Dans ce contexte, les autorités marocaines n’ont pas seulement procédé à des arrestations de terroristes, mais elles ont également interdit plusieurs partis politiques islamistes qui se disent opposés au terrorisme, mais qui entretiendraient des liens avec certains groupes violents. C’est ainsi que le parti islamiste al-Badil al-Hadari fut interdit en raison de l’implication de ses dirigeants dans l’affaire du réseau terroriste Belliraj : un réseau dirigé par un islamiste marocain résidant en Belgique, dont l’argent provenait des braquages, recels et de contributions diverses. Les arrestations visèrent même des membres du respectable Parti islamiste de la justice et du développement, le PJD, du mouvement al-Badil al-Hadari, ou du Hizb al-Oumma.
 
En fait, l’islamisme marocain est éclaté en trois grandes mouvances. La composante salafiste violente (« djihadiste »), considère le Maroc comme une société « impie » dont il faut se dissocier en s’exilant ou combattre par le terrorisme. D’où le fait que nombre de salafistes quittent les villes touristiques marocaines « terres du péché » pour s’installer dans le Sahel, le Sahara ou les périphéries marginales, comme les banlieues de Sidi Moumen, dont sont originaires les auteurs des attentats de Casablanca.
 
Ainsi, le Groupe islamique des combattants marocains (GICM), fondé en 1997 par des anciens d’Afghanistan, affilié à al-Qaida, a pris le Sahara, le sud désertique de l’Algérie et la Mauritanie comme bases arrière. Lié aux mouvements terroristes algériens (GSPC) et à AQMI, qui en est l’émanation, le GICM veut créer un Etat islamique au Maroc. L’un de ses fondateurs, Saad Houssaini, encourt la peine de mort pour sa participation aux attentats de Casablanca et de Madrid.
 
Alexandre del Valle
 
L'article original peut être consulté ici
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz