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Publié par Ftouh Souhail le 1 octobre 2011

Ce vendredi 30 septembre 2011 a marqué le onzième anniversaire de la mort de l’enfant présumé « martyr », « le petit Mohammed » devenu la figure emblématique de l’Intifada al-Aqsa.
 
Une séquence, filmée le 30 septembre 2000 au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza, a prétendu à l’assassinat, par l’armée israélienne, du petit Mohammad al-Dura, 12 ans, dans les bras de son père.
 
Ces images allaient faire le tour du monde et provoquer, partout, la même émotion, avant d’être remontées et reprises en boucle par la propagande arabe. L’affaire du petit Mohammed est resté gravée dans les esprits, et sur tous les outils de communication édités par les dictateurs propagandistes de pays arabes. 
 
La « mort atroce » supposée de l’enfant « martyr », tué par les « sionistes », est ainsi devenue sans tarder une légende, et l’enfant, un objet de culte, dans les pays arabo-musulmans.
 
Mondialement diffusée durant l’année 2002, la vidéo de propagande réalisée par les islamistes pakistanais, qui avaient assassiné le journaliste américain Daniel Pearl, paraissait justifier l’assassinat sauvage et théâtralisé du « Juif Daniel Pearl ».
 
À ce jour, rien ne prouve la culpabilité ou ne serait-ce que la responsabilité israélienne dans cette mort odieuse, si ce n’est les allégations souvent contradictoires du caméraman palestinien de France 2, Talal Abu Rahma – et l’on connait l’amitié que vouent les palestiniens aux israéliens, soutenu par la chaîne et son envoyé permanent, le communiste Charles Enderlin, surnommé « scoopy » par ses proches car il est prêt à tuer et père et mère pour n’importe quel scoop. On constate la conception d’une couverture objective du conflit par la chaîne française. Le doute est d’autant permis, dès lors et c’est plus ennuyeux encore, que la Justice française admet que ce doute existe, en relaxant Philippe Karsenty de l’accusation en diffamation dont il était l’objet.
 
Après onze ans consacrés à l’affaire Al-Dura, Philippe Karsenty ne baisse toujours pas les bras. Philippe Karsenty, ce citoyen français s’est élevé contre France 2 pour défendre la vérité. Elisabeth Lévy, dont nous ne partageons pas, et de loin, toutes les analyses, avait été la première journaliste à donner la parole à Philippe Karsenty sur Causeur.fr en 2008, suivi par Robert Menard, qui avait fait un effort louable pour défendre la liberté d’expression et dominer sa haine d’Israël, et ouvrir ses colonnes à Karsenty. Sa haine n’a pas disparue, mais il avait été convaincu du faux reportage par la démonstration de Karsenty.
 
Philippe Karsenty se bat toujours pour démontrer, preuves à l’appui, que le reportage diffusé par France 2 est une mise en scène, et que les images diffusées par la chaîne télévisée sont fausses. Cet ancien financier et homme d’affaires, aujourd’hui maire adjoint de Neuilly-sur-Seine et candidat aux législatives de juin 2012, est bien décidé à faire éclater sa vérité d’un côté ou l’autre de l’Atlantique.
 
Il y a tout juste un an, l’État d'Israël a pris officiellement position dans l'affaire al Dura. Dans un communiqué du Bureau du Premier Ministre israélien, le 21 octobre 2010, Netanyahu accusait Charles Enderlin de mise en scène. « Tsahal n'a pas tué Al Dura, les médias doivent vérifier leurs sources », disait le communiqué.
 
France 2 n’avait jamais soumis à examen approfondi les assertions émises à l’encontre des Israéliens. Cette accusation claire et nette est non dénoncée à ce jour. Ce qu’on peut reprocher aux journalistes qui se sont précipités, sans la moindre connaissance du dossier à accuser Israël.
 
Malheureusement, une grande partie du monde, surtout arabe et européen, a soif d'images d'Israéliens commentant des crimes atroces, et a gobé ces images avec gourmandise.
 
Mais aujourd’hui la donne a changé. Ils ont de quoi pour s’occuper : des milliers de Mohammed al Dura ont été tués par les hommes d’Assad, de Kadhafi, de Moubarak, de Ben Ali et du président Salah, qui ont envoyé les soldats contre leurs propres populations.
 
Un inventaire macabre affiche un total de quelque 55.000 morts (provisoire) causés par les troubles du « printemps de la mort » dans cinq pays arabes (Tunisie, Egypte, Libye, Syrie et Yémen)
 
Le rapporteur spécial de l'ONU a déclaré au mois de mai dernier qu'il y a eu environ trois cent morts et sept cent blessés lors du soulèvement en Tunisie. En Égypte, le bilan est aux alentours de neuf cent morts et six mille blessés. Du côté de la Libye, c’est encore pire, car pour sauver plusieurs milliers de personnes en danger réel de mort ou déjà tuées, la France et les Anglais ont déclenché un affrontement qui a fait plus de trente cinq mille morts, et le conflit est toujours ouvert.
 
Le scénario se répète au Yémen. Un pays déjà ravagé par les guerres tribales et la pauvreté, qui n'arrive toujours pas à se débarrasser de son président qui, même blessé, s'entête à considérer le Yémen comme une propriété privée.
 
De son côté, la Syrie continue d'utiliser quotidiennement la propagande idéologique pour détourner la grogne populaire et a conduit à la mort plus de six mille personnes (encore provisoire), soit trois fois plus que lorsque Nicolas Sarkozy a tiré le signal d’alarme et pris la décision d’intervenir en Libye pour sauver les civils. Pour Sarkozy, trois syriens valent moins qu’un libyen. 
 
Avant ces révolutions, ces meurtres avaient lieu dans l'ombre, dans les geôles, derrière les murailles hautes des prisons. Aujourd'hui, avec les téléphones cellulaires et les réseaux sociaux, les exactions commises par ces régimes agonisants et leurs acolytes sont portées au grand jour, au vu et au su de milliers, sinon de millions d'internautes. Pourtant, un seul tué arabe par l’armée israélienne, et les médias prennent feu.
 
La sauvagerie des régimes arabes (qui est bien connue par les hypocrites dirigeants occidentaux) a suscité cette fois un vif émoi dans divers milieux arabes.
 
Les ONG et les médias arabes, qui ont toujours condamné violemment Israël, vont avoir un énorme travail à faire pour suivre tous les crimes de guerre, et exiger des commissions d’enquête internationale sur les massacres inter-arabes.
 
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© Ftouh Souhail pour www.Dreuz.info
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