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Publié par Michel Garroté le 17 octobre 2011

Arrogant, bouffon et dangereux.

Michel Garroté – Dans un entretien complètement halluciné avec ‘Le Parisien’, le commissaire européen Barroso déclare vouloir imposer prochainement la responsabilité pénale individuelle des acteurs financiers. Ce n’est pas Marine Le Pen, Arnaud Montebourg ou l’ineffable Mélenchon qui le dit. C’est le commissaire européen Barroso qui l’affirme. De quel droit ce fonctionnaire, eurocrate et portugais, se permet-il de proposer l’instauration du communisme au sein de l’Union Européenne ? Faut-il ici rappeler, une fois de plus, que le seul véritable fléau, ce sont les endettements scandaleux causés par les appareils politiques des Etats membres de l’Union Européenne, endettements auxquels vient s’ajouter la gestion frauduleuse menée par les eurocrates ? S’il fallait instaurer une quelconque responsabilité pénale individuelle, se serait, avant tout, celle de José Manuel Barroso, celle de ses collègues, celles des politiciens à la tête de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, de la France…

Ci-dessous l’entretien de Barroso avec ‘Le Parisien’.

Le Parisien : Depuis près de deux ans, l’Europe est aux prises avec le problème grec. Quand va-t-on trouver une véritable solution ?

José Manuel Barroso : Le Conseil européen de Bruxelles du 23 octobre sera un moment décisif. Les opinions publiques européennes et les investisseurs internationaux sont suspendus aux décisions que l’Union et les Etats européens seront en mesure d’apporter. Il faut que, lors du G 2O qui se tiendra les 3 et 4 novembre à Cannes, les Européens puissent poser officiellement les bases claires et consensuelles des réformes indispensables pour que la crise grecque ne se renouvelle pas et, surtout, que tout risque de contagion soit définitivement écarté. C’est à cette condition que la confiance financière et politique pourra à nouveau se rétablir.

Les banques sont au cœur du dispositif d’aide conçu par la Commission. Y a-t-il vraiment urgence à les recapitaliser ?

Il faut comprendre qu’il est de l’intérêt général d’avoir des banques solides pour investir dans l’économie et lutter contre le chômage. Certaines banques européennes, dont peut-être des françaises, ont effectivement besoin de plus de capitaux propres. Je constate que certaines d’entre elles refusent jusqu’au principe même d’être aidées. Souvent parce qu’elles rejettent par principe tout contrôle public. Or, ignorer la réalité n’est pas une solution.

Vous avez évalué le montant nécessaire de ces recapitalisations ?

Il n’est ni de mon rôle ni de ma compétence de dire quelles banques sont concernées et à hauteur de combien ces recapitalisations devraient être réalisées. Plusieurs solutions sont possibles : l’appel au marché, des aides publiques nationales et, en dernier ressort, des aides européennes par le biais du Fonds européen de stabilité financière.

Comme en 2008-2009, les contribuables vont donc voler au secours des banques ?

D’abord, en 2008-2009, aucun des Etats qui ont aidé leurs banques n’a perdu d’argent. Dans le plan que je propose, les banques qui feront appel aux aides publiques, nationales ou européennes, seront soumises à des contreparties : notamment, elles ne pourront plus distribuer de bonus ou de dividendes tant qu’ils bénéficieront de ce soutien public. En outre, je vais proposer jeudi prochain qu’une responsabilité pénale individuelle des acteurs financiers soit enfin reconnue dans le droit européen.

C’est-à-dire ?

Nous avons vu des comportements abusifs sur les marchés, certains ont provoqué la crise actuelle. Nous allons réguler ces pratiques ! Ceux qui les violeront encourront des sanctions pénales. Ce sera une première dans la législation européenne et un signal fort.

Comprenez-vous le mouvement des Indignés qui descendent dans la rue en Europe et aux Etats-Unis ?

Bien sûr. D’autant plus que le chômage des jeunes est devenu intolérable. Plus d’un jeune sur cinq en Europe ne trouve pas d’emploi. Mais l’indignation ne suffit pas. Il faut l’action. Et il faut comprendre qu’on en est arrivé là parce que des pays ont vécu au-dessus de leurs moyens et que cela a nui à leur compétitivité internationale.

Les populismes progressent en Europe. L’extrême droite constitue-t-elle une menace ?

Elle reste toujours très minoritaire. Mais ce qui est préoccupant, c’est que parfois les partis traditionnels incorporent certains éléments du discours de l’extrême droite, en pensant répondre ainsi aux préoccupations des gens. Je dis aux leaders de droite, de gauche et du centre : vous vous trompez, car, pour critiquer l’Europe, vous trouverez toujours plus forts que vous ! Il faut avoir le courage de la défendre, conclut Barroso, dans son entretien avec ‘Le Parisien’.

Avec de tels propos, Barroso provoque l’effet exactement inverse de celui qu’il avait escompté : augmenter le nombre d’eurosceptiques. Faut-il hurler « Barroso dégage » (comme le printemps machin chose) ou faut-il crier « casse-toi pauv’con » (comme l’autre invertébré) ?

© Michel Garroté, rédacteur en chef www.dreuz.info & sources

mgarrote56@gmail.com

http://www.leparisien.fr/economie/barroso-des-sanctions-penales-pour-ceux-qui-violent-les-regles-des-marches-financiers-16-10-2011-1655156.php

Non merci Barroso, on a déjà donné…

 

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