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Publié par Michel Garroté le 20 octobre 2011

Michel Garroté – Deux analystes chrétiens, Massimo Introvigne et Thomas Scandroglio, se sont livrés chacun à une « sociologie des indignés ». Je les publie ci-dessous. Après les indignés qui dénoncent les Juifs, Israël et le « sionisme » (voir mon article : Indignés et Judéophobes même combat !), nous découvrons ici des indignés totalement dépourvus de bon sens et qui dénoncent, entre autre, le christianisme. Signe des temps ?

Massimo Introvigne : « Difficile de distinguer entre les méchants "black bloc" (casseurs) et les bons "Indignados". Ce qui a manifesté, à Rome, c'est un mouvement infiltrable, par définition, par n'importe quel groupe subversif. Sa vraie nature est d'être un récipient vide et son attitude morale de fond est pour le moins discutable. S'il a pris pour cible des églises et des objets religieux, ce n'est pas un hasard, mais cela fait partie de son background culturel. Le lendemain des affrontements, les principaux quotidiens ont condamné la violence, mais sauvé le "bon" cortège. Que penser des slogans et des objectifs de la manifestation ? Cette distinction me semble une tâche très difficile à accomplir. Certes, tous les participants au cortège n'étaient pas des criminels ayant pour but de mettre le feu aux voitures de police ».

Massimo Introvigne : « L'origine du mouvement est dans le livre "Indignez-vous" de Stéphane Hessel, et son esprit est celui de la protestation pour la protestation. Etant un récipient vide, dépourvu de propositions précises, il se prête plus que d'autres à être infiltré et rempli de contenus subversifs et violents. Le mouvement des Indignés réclame le droit de ne pas payer les dettes, demande qu'on ne fasse pas de sacrifices, prétend que l'Etat s'occupe de toutes les personnes qui n'ont pas d'emploi. Il témoigne d'un écrasement social et d'une condition de dégradation. Inutile, donc, de s'étonner. Le vide spirituel de contenu et de pensée de l'indignationisme favorise plus que jamais ce qui s'est passé à Rome. L'unique "liant" est une attitude de base, très discutable du point de vue moral : c'est une place qui ne veut pas faire de sacrifices et qui exige que ce soit d'autres qui les assument ».

Massimo Introvigne : « Que penser de la violence commise contre des lieux de culte ? C'est quelque chose qui a caractérisé les Indignados dès leur naissance. Dès les premières manifestations en Espagne, ce nouveau mouvement a été caractérisé par sa dimension anti-catholique. Ce n'est pas par hasard que Madrid a contesté le voyage du pape pour les Journées Mondiales de la Jeunesse. Ce sont les effets de la boulette empoisonnée servi par Hessel, qui dans son livre invite à l'indignation contre tous ceux qui demandent sacrifices et responsabilité; donc contre le système économique, la politique en général et non des moindres, l'Eglise. Offrant pour le reste une soupe de valeurs allant de la résistance aux nouveaux droits, tels que les féministes et les homosexuels. Il est donc inévitable que, sur la base de ces prémisses, l'Eglise et le Pape deviennent l'un des ennemis des Indignés », conclut Massimo Introvigne.

Thomas Scandroglio : « Dans les journaux, on ne fait que lire ces expressions conciliantes sur les affrontements à Rome. C'est une musique déjà entendue : il y en a qui manifestent et d'autres qui se livrent à la dévastation des blindés de la police, des voitures, des vitrines de magasins, des banques, des Mc Donald (une contradiction : c'est le seul endroit sur terre où pour moins de 7 euros, même les clochards peuvent manger, à la face de ceux qui luttent pour les pauvres), des statues de la Vierge (c'est arrivé), qui s'acharnent sur les carabinieri et la police. Et tandis que les blessés sont toujours à l'hôpital, on voit immédiatement arriver quelqu'un qui explique aux micros et aux stylos des journalistes que ces individus cagoulés et vêtus de noir n'avaient rien à voir avec ceux qui manifestent pacifiquement et que, comme Dieu à la fin des temps, il faut séparer les brebis des chèvres : gare à vous, donc, si vous pointez du doigt ces doux indignés, on ne peut mettre à leur débit aucun des actes répréhensibles des subversifs équipés de casques ».

Thomas Scandroglio : « L'objection, cependant, ne tient pas. Voyons pourquoi. En premier lieu, il est un fait curieux qui doit être enregistré. Des gens vêtus de noir enclins à la destruction urbaine de masse, on n'en voit pas dans les manifestations catholiques. Pensons au Family Day, il y a quelques années, et aux différentes marches pour la paix (Assise) ou pour la vie. Pourtant, en termes d'affluence, elles attirent beaucoup de monde : 1,2 millions de personnes pour le Family Day, par exemple. Pourquoi ? Parce qu'une chose est manifester "contre" et une autre manifester "pour" (les catholiques). La nature des manifestations de protestation est en elle-même agressive, antagoniste, dialectique. Donc nullement pacifique, c'est-à-dire non orientée vers la neutralisation des conflits et le règlement des différends. Et même, là où il y a un déséquilibre de quelque nature – social, économiques, politique, sexuel – elles soufflent sur le feu et exacerbent le fossé qui crée la division ».

Thomas Scandroglio : « La nature de la manifestation catholique est défensive : de la vie, de la paix, de la famille, de l'éducation, etc. On descend dans la rue pour demander la protection des personnes ou des réalités les plus faibles. Elle est également propositive, elle offre des solutions et des idées. Si des manifestations comme celles de Rome ne montrent qu'un seul visage, le profil "destruens" entendu comme critique pour démolir un ordre constitué (gouvernements, Église, finances, etc.), les cortèges de matrice catholique mettent l'accent sur le caractère "costruens" de la proposition politique, qui assume un caractère de correction et d'amélioration. Les premiers ont une attitude passive dans le sens qu'ils ne se retroussent pas concrètement les manches pour faire tourner le monde dans un autre sens, pas les seconds. Il suffit de voir les œuvres de bénévolat nées dans le milieu chrétien, et de compter, au contraire, celles nées dans l'univers "no global", presque inexistantes ».

Thomas Scandroglio : « En somme, les "indignados" peinent à être également des "impegnados". Par ailleurs, ces derniers se battent – même sans se servir de bâtons et de pierres – contre un ennemi : pouvoir, finance, banques, lobbies, industries, etc. Les seconds nous invitent à être "amis" de la vie, de la paix, de la famille, etc. Les sentiments qui s'agitent dans les cœurs et les esprits des indignados sont enclins à la rancœur, à la haine, à la colère, à la revanche, sinon à la vengeance. Les défilés de catholiques sont en général presque festifs. Il est donc clair que la dérive des manifestations indignées aboutira à la violence: une conséquence naturelle de l'esprit de ceux qui protestent sans intention de casser. Ainsi, les Black Bloc ne sont pas une pathologie de ces manifestations mais leur expression physiologique, elles sont la quintessence de l'indignation, elles sont les indignados à 100%, elles sont la personnification des poings levés de leurs collègues qui défilent dans la rue voisine sans batte de baseball ».

Thomas Scandroglio : « Donc, à l'objection que les Black Bloc ne font pas partie du cortège pacifique des indignados, il faut répondre que ces agitateurs et voyous de rue ne sont pas des phénomènes éventuels, accidentels, dans les cortèges "pacifiques" de protestation, ils en sont des éléments inéluctables pour les raisons que nous venons de voir. Alors, là où il y aura une manifestation, ils seront toujours là, parce que c'est leur habitat idéal. Cela devrait faire un peu réfléchir sur l'opportunité d'accorder toujours et inconditionnellement le permis de manifester pour ces types de défilés. La présence de l'un implique la présence simultanée de l'autre. Il est impossible de séparer les deux groupes, parce que le plus extrême n'est là qu'à condition que le premier, plus modéré, soit présent aussi », conclut Thomas Scandroglio.

Stéphane Hessel s’est donc fait démolir par deux sociologues. J’en suis heureux, très heureux même. Il était temps. A part les analyses de Pierre André Taguieff, je n’avais pas lu grand-chose de vrai sur Hessel st sur les ravages qu’il cause dans la société.

© Michel Garroté, rédacteur en chef www.dreuz.info & sources

mgarrote56@gmail.com

http://benoit-et-moi.fr/2011-III/0455009f700cc020c/0455009f82125a711.html

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