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Publié par Guy Millière le 21 octobre 2011

Le processus des élections primaires américaines n’a rien à voir avec les élections primaires socialistes que nous venons de connaître en France. La participation est pleinement ouverte, y compris à des gens qui ne sont pas politiciens de profession. Chacun peut tenter d’attirer l’attention et de faire des propositions intéressantes. Quiconque y parvient parle et peut, s’il atteint une notoriété minimale, participer aux débats. 
 
Ensuite, les élections ont lieu dans un Etat puis dans un autre Etat, et une décantation s’opère graduellement. En général, le processus commence en Iowa, se poursuit dans le New Hampshire, puis descend vers la Caroline du Sud, viennent ensuite la Floride, le Nevada.
 
Cette année, le comité républicain de Floride a perturbé le calendrier, et a décidé d’avancer sa date de primaires de plusieurs semaines, ce qui a poussé les comités républicains d’Etats qui votent avant la Floride à revoir leur calendrier. Les votes pourraient commencer dès décembre. Le nom du candidat pourrait être connu dès fin janvier ou début février. 
 
La décision du comité républicain de Floride est expliquée, en général, par le désir de l’établissement républicain d’avoir un candidat désigné vite pour affronter Obama, ce qui peut se comprendre : il est très important de battre Obama. C’est une élection historique. Mais c’est interprété aussi comme un geste favorisant Mitt Romney, que l’établissement républicain préfère. On verra ce qui résulte. 
 
Pour l’heure, le candidat en tête dans les sondages est Herman Cain, suivi par Mitt Romney. 
 
Et Cain défie les pronostics : il a moins d’argent obtenu par levées de fonds que Romney, qui est candidat depuis des mois, moins de personnel par conséquent, moins de présence sur le terrain, mais il gagne. Comment ? En étant souvent à la télévision. En étant celui qui parle clair et n’a pas un passé politique : qualités appréciées dans les tea parties. Ces qualités vont de pair avec un défaut : Cain, qui excelle en matière d’économie a des faiblesses en politique étrangère. Hier, il a fait une erreur, le temps d’une phrase. Il a parlé de Netanyahu et de Gilad Shalit, et s’est vu demander par Wolf Blitzer sur CNN s’il pourrait faire la même chose : échanger des terroristes enfermés à Guantanamo contre un soldat américa in, il a admis pouvoir l’envisager. Il a déclaré plus tard qu’il avait commis une erreur et tenu des propos ne correspondant pas à ses pensées : malheureusement, on peut penser que l’erreur sera utilisée par des dizaines de journalistes. 
 
Les élections primaires sont un exercice difficile : pendant des mois, chaque candidat est soumis à un examen approfondi et de chaque instant, et la moindre erreur compte. Aucun politicien français ne résisterait à l’épreuve. 
 
L’erreur de Cain conduira à une déduction : préparation insuffisante en politique étrangère. Cela peut coûter cher à Cain. On verra ce qu’il en est. Si je devais conseiller Cain, je lui dirais de travailler énormément sur le sujet, et très vite.
 
Sinon, l’état de la compétition s’est reflété dans le débat de mardi soir à Las Vegas. Cela se jouera, cela est de plus en plus clair, entre Cain et Romney. Cain avait un avantage que son erreur verbale a pu effacer, ce qui remettrait Romney en tête. Ensuite vient Perry, qui a été meilleur hier : plus précis, plus mordant. S’il avait été ainsi dès le début, il serait en tête dans les sondages encore, comme il l’a été un temps. Il est à craindre qu’il n’ait pas rattrapé le temps perdu. Il a été, qui plus est, parfois agressif hier jusqu’à l’excès, sans doute pour rattraper son retard. Je crains que le moment Perry soit passé. C’est dommage. C’est un vrai conservateur, un ami d’Israël, ses idées sur la production d’énergie et l’emploi sont excellentes. Il s’est mal préparé aux débats : il en paie le prix.
 
Les autres candidats ont des qualités : Newt Gingricht se détache et serait, en soit, le candidat rêvé s’il avait une organisation derrière lui et savait attirer le public. Son intelligence et sa compréhension des dossiers sont remarquables. Michelle Bachman a des idées intéressantes, tout comme Rick Santorum, et ils savent les défendre. Ils ont leur utilité pour rappeler l’importance de la famille et des valeurs éthiques chrétiennes. Ron Paul a son utilité aussi pour rappeler des principes économiques fondamentaux qui doivent l’être. Il est malheureusement isolationniste, et souvent irresponsable quand il s’agit de politique étrangère. 
 
Les questions et les réponses par chacun des participants sur tous les sujets sont dix mille coudées au-dessus de ce qu’on entend en France, et les propos sur tous les sujets sont précis, denses et profonds. Nicolas Sarkozy et François Hollande auraient disparu depuis longtemps dans un tel cadre. 
 
L’élection se jouera entre Cain et Romney, disais-je. Perry s’est condamné lui-même au rôle d’outsider. Hier soir, j’ai donné un avantage à Romney encore, qui est le mieux préparé. Herman Cain est resté mon candidat de cœur, même si je pense qu’il doit beaucoup lire en politique étrangère avant le prochain débat, le 9 novembre, et que ses lacunes, visibles, ont pu lui coûter quelques points. 
 
Si Romney s‘impose, j’espère qu’il sera sous surveillance étroite : il vaut infiniment mieux qu’Obama, mais c’est un modéré, et pas un Reagan. L’Amérique aurait besoin d’un Reagan. 
 
On peut craindre aussi que le camp Obama exploite son passé : des changements de position, un plan de santé qui a ressemblé à celui d’Obama, sa religion (il est mormon), son appartenance à l’élite financière de Wall Street. 
 
Si Cain veut s’imposer, porté par les tea parties, il doit dès maintenant beaucoup travailler le dossier politique étrangère, sinon, ce sera inutile d’y penser. 
 
Pour l’heure, je vois les lacunes de chaque candidat, et j’ai peur qu’elles servent au camp Obama pour les piéger. 
 
Je vois surtout les béances d’Obama, et je compte les jours avant son départ. Sa réélection serait une catastrophe absolue, et je pèse mes mots.
 
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
 
PS : On parle toujours très peu, ou pas du tout, d’Herman Cain en France. Ou alors, c’est pour le caricaturer grossièrement. Un métis d’extrême gauche venu d’une famille aisée, et qui n’a jamais travaillé de sa vie, comme Obama, est immédiatement traité comme un demi dieu. Un noir conservateur venu d’une famille pauvre et qui incarne la réussite à l’américaine, chercheur pour l’armée, entrepreneur ayant créé des milliers d’emplois, est traité comme un crétin. Décidément, rien ne change dans ce pays.
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