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Publié par Michel Garroté le 27 octobre 2011


Michel Garroté – Un accord sur le sauvetage de l’euro aurait été trouvé hier à Bruxelles, peut-on lire, ça et là. Sauf que ? Sauf qu’il faudra obtenir des aides des pays émergents (en clair, des pays non-européens) et des aides du Fond Monétaire International (qui n’est pas européen), d’ici au G20 (dont les membres ne sont pas tous européens) dans la ville de Cannes, en France. G20 qui réunira, début novembre, soit dans quelques jours, les principaux dirigeants du monde. Sauf que ? Sauf que la possibilité est donnée à la Chine d'investir dans le Fond Européen de Solidarité Financière. Concrètement, des fonds provenant d’investisseurs extérieurs à la Zone Euro, dont la Chine, seront créés pour renforcer les capacités d'intervention du Fond Européen de Solidarité Financière (voir les trois sources mentionnées en bas de page).

Par conséquent, le Fond « Européen » de Solidarité Financière n’est pas, en termes de contributions financières, un Fond composé uniquement d’entités européennes. Le Fond Monétaire International, lui non plus, n’est pas un Fond composé d’entités uniquement européennes. Et les « pays émergents » qui fourniront une aide à l’Europe lors du G20 ne sont pas non plus des pays européens, puisqu’il s’agit de l’Inde, de l’Afrique du Sud, du Brésil et du Mexique. Il en résulte que Sarkozy ne dit pas toute la vérité, lorsqu’il parle « d'une réponse globale, d'une réponse ambitieuse », à la crise que traverse la zone euro. Il en résulte que Sarkozy ne dit pas toute la vérité, lorsqu’il laisse son entourage raconter que c’est grâce à lui, Sarkozy, qu’un accord de sauvetage a été trouvé hier à Bruxelles.

Il en résulte que Sarkozy ne dit pas toute la vérité, lorsqu’il laisse son entourage raconter qu’il y aurait, paraît-il, un « couple franco-allemand », à la tête de l’Europe. D’ailleurs, en Allemagne, ni les politiciens, ni les médias, ne parlent de ce soi-disant « couple franco-allemand ». Depuis lundi, j’ai regardé les nouvelles, tous les soirs, sur la chaîne télévisée allemande ARD. Et j’ai ainsi constaté que les médias allemands, les députés allemands, les citoyens allemands n’aiment pas Sarkozy et ne le prennent pas au sérieux. J’ai constaté que Sarkozy et Angela Merkel ne décident pas seuls. J’ai constaté qu’Angela Merkel respecte le point de vue du Bundestag (Parlement allemand).

J’ai constaté qu’Angela Merkel prend en compte le point de vue du peuple allemand. Voilà ce que j’ai constaté en regardant les nouvelles, quatre soirs de suite, sur ARD. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en revanche, sur TF1, sur France 2, à l’Elysée, à Matignon, le son de cloche était tout autre : Sarkozy aurait été le protagoniste d'une réponse globale, d'une réponse ambitieuse, à la crise. Monsieur le Président de la République française se permet donc de mener sa campagne électorale en manipulant les réels enjeux européens. Ce qui agace prodigieusement le peuple allemand. Une fois de plus, le roitelet élyséen s’est moqué du monde. J’ose espérer que les conséquences de cette immaturité ne seront pas désastreuses pour l’Europe. Oui, je sais, avec les socialistes ou les frontistes, se serait – sans doute – bien pire (bien que personne n’en soit certain). Et ce pour autant que l’on puisse – encore – faire pire (c’et du reste la question que tout le monde se pose : peut-on faire pire encore que Sarkozy ?).

A ce propos, je lis, dans ‘Les Echos’ (extraits adaptés ; voir source en bas de page) que jusqu'au bout, la tension et l'inquiétude ont dominé la rencontre des dirigeants de la zone euro, conscients comme jamais de leur mission : apporter une réponse forte et crédible à la défiance des marchés. « Si l'euro tombe, l'Europe tombe », a lancé avec une certaine solennité la chancelière allemande, Angela Merkel, à l'occasion de sa déclaration de politique européenne devant le Bundestag (Parlement allemand). « Je travaillerai jusqu'à trouver une solution viable pour la Grèce. La zone euro doit saisir la chance de se réformer, sinon ce serait un échec », a-t-elle ajouté.

Après des semaines de débats, les dernières heures de négociations ont été marquées par un bras de fer inattendu avec les créanciers privés de la Grèce. En fin de soirée, les banques résistaient toujours à la décote de plus de 50% que les dirigeants de la zone euro tentaient de leur faire accepter et exigeaient des garanties du Fond Européen de Solidarité Financière en échange de leur contribution ‘volontaire’ à l'allègement de la dette grecque. Soucieuse de réduire au maximum la contribution de l'Allemagne au plan de sauvetage public de la Grèce, Angela Merkel s'est montrée la plus dure, insistant pour que les établissements financiers fassent un effort très supérieur au 21% qui leur avait été demandé le 21 juillet, lors du plan de sauvetage qui n'a jamais été mis en œuvre.

Angela Merkel devait, accompagnée de Nicolas Sarkozy, s'inviter à la négociation avec les banques qui se déroulait à Bruxelles en marge du Sommet. La chancelière allemande avait indiqué dans l'après-midi que « l'objectif des Européens devait être de ramener la dette grecque à 120% de son PIB d'ici à 2020 ». Une réduction qui, selon les calculs effectués quelques jours auparavant par les experts de la troïka (Fond Monétaire International, Commission européenne, Banque Centrale Européenne), correspond à une décote de 50% de la dette détenue par les créanciers privés. Le plan de recapitalisation des banques européennes, rendu nécessaire par la réduction de la dette grecque mais aussi par les risques de pertes sur les obligations souveraines portugaises, espagnoles et italiennes, était quant à lui bouclé sur le principe dès avant le début du Conseil européen.

Au tout dernier moment, toutefois, les négociateurs finalisaient encore les détails techniques qui permettraient de rendre la tâche moins difficile aux banques. Forte du mandat adopté quelques heures auparavant par une très large majorité de députés du Bundestag, la chancelière allemande avait utilement cadré le débat sur l'optimisation du Fonds européen de stabilité. Les chefs d'Etat devaient donner leur feu vert à un effet de levier permettant de multiplier au minimum par quatre selon un négociateur ses interventions. Le but est de porter la force de frappe à 1000 milliards d'euros.

Les marchés devraient être d'autant plus rassurés que le futur président de la Banque centrale européenne, l'Italien Mario Draghi, a affirmé que l'institution continuerait à soutenir les pays en difficulté si nécessaire. Même s'il a insisté sur la nature temporaire des achats d'obligations souveraines sur le marché secondaire, cette prise de position était attendue après la pression mise par Angela Merkel pour retirer de l'accord final du sommet toute référence au soutien explicite de la Banque centrale européenne cent aux Etats européens concernés. Jusqu'au dernier moment, la France et l'Allemagne se sont opposées sur le rôle à tenir par la Banque centrale européenne.

Et le Bundestag allemand avait explicitement demandé que la Banque centrale européenne cesse carrément ses interventions sur le marché, le Fond Européen de Solidarité Financière devant prendre le relais. Il est donc probable que la Banque centrale européenne va encore acheter pendant un certain temps des titres italiens, car la pression ne s'est pas relâchée. Sommé par les institutions européennes de présenter un calendrier précis des mesures à prendre pour revenir à l'équilibre budgétaire en 2013 comme promis, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a présenté hier à ses partenaires une lettre de quinze pages répondant à ces attentes, conclut ‘Les Echos’ (fin des extraits adaptés ; voir la source ‘Les Echos’ et les autres sources en bas de page).

Pour ce qui me concerne, j’attends de pouvoir analyser les chiffres, très concrets et très réels, après la réunion du G20, en France, début novembre. Les chiffres, très concrets et très réels, concernant le Fond Européen de Solidarité Financière en particulier.

Ce jeudi soir, 27 octobre, sur TF1 et France 2, Sarkozy tentera de mettre « sa victoire » en avant (cf. lien ci-dessous). J’ai prévu, quant à moi, de regarder le Télé-journal (cf. lien ci-dessous) sur ARD. C’est nettement plus court ; et beaucoup moins nul. Détail révélateur, de retour à Paris, avant son show de ce jeudi soir, Sarkozy s'est entretenu à la mi-journée, avec le président chinois Hu Jintao.

Michel Garroté

Rédacteur en Chef www.dreuz.info

mgarrote56@gmail.com

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/dossier/0201699066506/0201717234348-crise-de-la-zone-euro-les-europeens-d-accord-sur-les-principes-d-un-plan-global-240301.php

http://www.rfi.fr/economie/20111027-jean-arthuis-senateur-mayenne-ancien-president-commission-finances-senat

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/10/la-zone-euro-roule-des-m%C3%A9caniques.html

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ce-qui-enraye-le-show-tele-de-sarkozy_1045297.html

http://www.tagesschau.de/multimedia/sendung/ts29886.html

 

 

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