Publié par Ftouh Souhail le 14 novembre 2011
Le ministère de l'Intérieur du Bahreïn a annoncé le démantèlement d'une cellule terroriste comprenant cinq Bahreïnis qui préparaient des attentats dans le pays.
 
Les 5 membres de la cellule terroriste sont soupçonnés d'avoir planifié l'élimination du Ministre bahreïni de l'Intérieur, un attentat contre l'ambassade saoudienne et une attaque contre le pont reliant Bahreïn à l'Arabie saoudite voisine. Ils sont liés à l'Iran, ont indiqué les autorités de Manama.
 
La cellule qui préparait ces attentats, dont le démantèlement a été rendu possible en coopération avec la police du Qatar, appartient à une organisation terroriste liée à l'Iran, a annoncé un porte-parole du parquet. Il a ajouté que les membres du groupe devaient être « envoyés en Iran pour recevoir une formation militaire ». 
 
Les autorités iraniennes ont opposé un démenti catégorique.
 
Il y a quelques jours, l’Iran a été mis en cause dans plusieurs projets d'attentats sur le sol américain, et visant des ambassades étrangères. Deux Iraniens, dont l'un est naturalisé américain, sont accusés d'avoir préparé des attentats contre les ambassades israélienne et saoudienne à Washington, ainsi que l'assassinat de l'ambassadeur Saoudien. Le projet d'assassinat a été conçu financé et dirigé depuis l'Iran.
  
Alors que les relations entre Riyad et Téhéran sont tendues, ce nouveau complot iranien déjoué à Bahreïn va encore alimenter la tension dans la région du Golf persique.
 
Téhéran, qui nourrit l’ambition de déstabiliser les États de la région, dans le but d'imposer la marque de l'Islam révolutionnaire, soutient, diplomatiquement et dans ses médias, les manifestations anti-gouvernementales qui ont secoués le petit royaume du Golfe en février dernier.
 
Le roi du Bahreïn, Hamad Ben Issa Al-Khalifa, a décrété l'état d'urgence le 15 mars 2011, au lendemain de l'arrivée de troupes du Golfe venues l'aider à contenir la contestation chiite. Cette mesure préventive a pris fin le 1er juin.
 
Les pays du Golfe ont envoyé des troupes à Bahreïn pour soutenir la monarchie sunnite. Un millier de soldats saoudiens ont été déployés dans le pays.
 
L'Iran, qui a échoué a faite tomber le régime de Manama, avait accusée le pouvoir sunnite de mener une répression contre les manifestants chiites qui réclament l'instauration d’un autre État islamique chiite.
 
L’ancien Premier ministre libanais, Saad Hariri, a vivement attaqué Téhéran, récemment, l’accusant de comploter pour tenter de prendre le contrôle du Liban et du Bahreïn.
  
Le régime des mollahs, qui n’a pas abandonné l’idée d’étendre son influence à l’intérieur des pays arabo-musulmans, avait également tenté d'implanter des cellules d'espionnage à Bahreïn, et le juillet 2011, un tribunal de Manama a condamné un Bahreïni à dix ans de prison pour espionnage au profit de la République Islamique. Il a été condamné par contumace avec deux diplomates iraniens à la même peine, a rapporté la presse locale.
 
Selon le quotidien Akhbar al-Khaleej, le Bahreïni a été reconnu coupable d'avoir transmis depuis 2002 aux deux diplomates iraniens, alors en poste au Koweït, des informations au sujet « d’installations militaires, industrielles et économiques » à Bahreïn. Les informations étaient destinées aux Gardiens de la révolution en Iran, a ajouté le journal.
 
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© Ftouh Souhail pour www.Dreuz.info

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