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Publié par Guy Millière le 2 décembre 2011
Au cours des deux dernières semaines, deux débats encore ont eu lieu parmi les candidats à la primaire républicaine, l’un portant sur des sujets généraux, l’autre sur la politique étrangère. Ils ont permis l’un et l’autre de voir la solidité et la cohérence de l’essentiel de ceux qui prétendent remplacer Obama. Chacun d’eux comprend l’importance de faire de ce dernier un « one term President », un Président ne faisant qu’un seul mandat. 
 
En politique intérieure, chacun d’eux comprend qu’il faut en revenir à l’économie de l’offre (baisse des impôts en direction de la flat tax aux fins de susciter l’investissement, et baisse des dépenses publiques) pour faire redémarrer le pays. En politique étrangère, seul l’un d’entre eux, Ron Paul, libertarien, semble penser, comme la gauche la plus débile, que les terroristes islamistes seront doux et gentils si on leur parle avec courtoisie, les autres sont tous proches de la doctrine Reagan : la paix par la force, la dissuasion et la défaite de l’ennemi.
 
Pour ce qui concerne l’élection proprement dite, des mouvements importants ont eu lieu. 
 
Après l’ascension de Rick Perry, qui s’est effondré en raison de sa non maîtrise des débats (non maîtrise qu’il a tenté de corriger sans y parvenir), ce fut celle de Herman Cain, qui a, au cours des dix derniers jours, connu une chute sans doute irrémédiable en raison d’accusations de « harcèlement sexuel », et de quelques errements en matière de connaissance des conflits mondiaux. Les accusations ont assez vite semblé fausses, et relever de coups montés sordides, les errements, eux, ont entamé la crédibilité d’un homme qui, voulant diriger la première puissance du monde, se devrait de savoir à quelles situations exactes il se trouverait confronté s’il était élu. Cain n’est plus le frontrunner, celui qui fait la course en tête. 
 
Et, à sa place, un nouveau frontrunner a émergé : Newt Gingricht. 
 
Gingricht est l’ancien Président de la Chambre des représentants de 1995 à 1999 sous Clinton, en une époque où les Républicains devaient se battre contre un Président démocrate très roué. C’est un homme résolu, intelligent, cultivé, lucide. Il a été broyé voici une décennie par la machine de guerre démocrate, et par des rumeurs qui se sont révélées aussi infondées que les accusations portées contre Cain aujourd’hui. Il s’est retiré de la vie politique, et a mis ses talents, au cours de la dernière décennie, au service de firmes faisant du lobbying à Washington. Il a publié plusieurs livres d’un grand intérêt, et travaillé pour divers think tanks conservateurs. 
 
En tant que nouveau frontrunner, il a vu resurgir les vieilles rumeurs. Il n’a pas vu venir d’accusations fausses (pour le moment tout au moins), mais il a commencé à subir des attaques : sur l’argent qu’il a reçu pour ses activités de lobbyiste. 
 
On peut gager que les attaques vont continuer, mais on peut douter qu’elles auront beaucoup d’efficacité : la population américaine semble, au vu des sondages, en avoir assez du lynchage médiatique.
 
Si les choses restent en l’état et se cristallisent, ce qui n’est pas assuré, l’élection se jouera entre Mitt Romney et Newt Gingricht. 
 
Mitt Romney a pour lui l’appareil du parti, des sommes considérables amassées, une équipe de campagne très rôdée. Il joue la carte de l’inévitabilité : s’il n’en reste qu’un suggère-t-on dans son entourage, ce sera lui. Il joue aussi la carte de l’éligibilité : il serait, ajoute-t-on dans son entourage, le mieux armé pour battre Obama et, par sa modération, le plus susceptible d’attirer les modérés et les indécis.
 
Il a contre lui un passé émaillé de multiples changements de positions qui font d’ores et déjà le bonheur des publicitaires travaillant pour Obama, sa religion (il est mormon), son image d’homme d’affaires appartenant à l’élite de la classe supérieure, et une chaleur humaine digne d’un métronome.
 
Newt Gingricht a pour lui ses immenses qualités intellectuelles qui, dans tous les débats et tous les entretiens, le placent très nettement au dessus de la mêlée. Il a su gagner peu à peu la confiance des tea parties, même s’il reste à son égard quelques menues réticences, et il a su toucher le cœur des membres du mouvement évangélique. Sa carte est celle de la solidité et des principes. 
 
Il n’a guère contre lui que les rumeurs et les attaques susdites. 
 
Je dois dire que je regrette personnellement la chute d’Herman Cain. La cause principale de celle-ci venant d’accusations fausses me laisse une sensation de malaise et d’indignation.
 
Je donne, pour l’heure, six chances sur dix à Newt Gingricht d’être le candidat, quatre chances sur dix à Mitt Romney. 
 
L’équipe de campagne d’Obama préfèrerait visiblement affronter Mitt Romney. Les grands médias penchent vers Romney eux aussi. Dès lors que les uns et les autres veulent la réélection d’Obama, on peut trouver cela digne d’intérêt. Les principaux commentateurs conservateurs semblent eux-mêmes préférer Romney, ce qui est plus étrange, au vu des passés respectifs de Romney et Gingricht. 
 
Je pense, en tout cas, que Romney ou Gingricht feraient d’infiniment meilleurs Présidents qu’Obama, et je pense plus que jamais crucial qu’Obama soit un one term President. 
 
Je pense que, dans des débats, Obama ne serait pas à la hauteur face à Romney et ne pourrait le vaincre que par une campagne basse et vile. 
 
Je pense qu’Obama serait moins à la hauteur encore face à Newt Gingricht, et ne pourrait gagner face à lui qu’en agitant le spectre de la peur des grands méchants « conservateurs », spectre dont l’efficacité est aujourd’hui limitée.
 
Je pense qu’Herman Cain aurait été un opposant très gênant pour Obama : si, entre les deux, un noir incarne le rêve américain, c’est Herman Cain, pas Barack Obama, qui a passé toute sa jeunesse à l’extérieur du continent américain, n’a rejoint celui-ci que pour rejoindre l’université et l’extrême gauche, et n’a jamais occupé un seul emploi productif de toute sa vie.
 
Les électeurs commenceront à faire leur choix dans les caucus de l’Iowa, où Gingricht devrait l’emporter, puis viendra le New Hampshire, qui donnera l’avantage à Romney. Suivront la Caroline du Sud et la Floride. On y verra alors plus clair.
 
Nous ne sommes qu’au commencement. Cela s’achèvera le premier mardi de novembre 2012. Cela devra être la fin du désastre Obama. C’est impératif. Absolument impératif. Sauf pour ceux qui souhaitent que le désastre s’accentue et devienne quasiment irrémédiable.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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