Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 janvier 2012
La Garde révolutionnaire iranienne vient de déclarer que « le retour des navires américains dans le Golfe fait partie d’une opération de routine », revenant en arrière sur ses menaces faites à Washington de ne pas pénétrer dans la région.
 
La déclaration peut ressembler à une tentative de désamorcer les tensions de la part de l’Iran. Elle peut également indiquer que le régime a authentiquement pris peur, après que Washington a prévenu que tout blocage par les iraniens du détroit d’Ormuz sera immédiatement suivi d’effet.
 
Le communiqué de Hossein Salami (note de JPG : un nom comme ça ne s’invente pas, en terre halal) député commandeur de la garde révolutionnaire stipule que « les navires de guerre américains sont dans le Golfe Persique et le Moyen Orient depuis de nombreuses années, et leurs décision d’envoyer de nouveaux porte-avions n’est pas une chose nouvelle, et cela doit être interprété comme faisant partie de leur présence permanente ».  
 
Le 3 janvier, après que les Etats Unis ont signé leur accord pour imposer – encore – de nouvelles sanctions – lesquelles ne ralentissent pas les travaux de construction d’une arme atomique, Téhéran avait intimer l’ordre aux Etats Unis de ne pas renvoyer le porte avion nucléaire USS John C. Stennis (CVN-74) dans la région dans les termes suivants :
 
« Je recommande et insiste que le USS John C. Stennis ne revienne pas dans le Golfe Persique, déclara le major général Ataollah Salehi. Il n’est pas dans notre habitude de répéter nos mises en garde une seconde fois » 
 
En réponse, le secrétaire de la Défense, Leon Panetta, a indiqué que toute manœuvre pour bloquer le détroit serait considéré comme la ligne rouge qui déclenchera une réponse.
 
De nouveaux exercices maritimes ont été prévus par la Garde révolutionnaire du 21 janvier au 19 février, tandis que Nicolas Sarkozy a déclaré, hier vendredi 20 janvier devant le corps diplomatique à Paris, que le temps d’une solution diplomatique commençait à manquer, et il a poussé la Russie et la Chine à abandonner leur opposition aux sanctions contre le pétrole iranien.
 
Le prix du pétrole, justement, a beaucoup augmenté en raison des tensions avec l’Iran, et cette augmentation profite directement à la Russie, gros exportateur, qui ne produit à peu près rien d’autre, et à un besoin vital de rentrées de devises.
 
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© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
http://www.reuters.com/

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