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Publié par Michel Garroté le 28 mars 2012

 

   

   

Michel Garroté – La revue de presse LSB cite ce commentaire intéressant : Le Figaro ne s’étonne pas que ce soit Rached Ghannouchi qui fasse une conférence de presse pour expliquer que la charia ne sera pas mentionnée dans la Constitution. Pourtant Rached Ghannouchi n’exerce aucune autorité dans les institutions tunisiennes, et il ne fait pas partie de l’Assemblée constituante. Mais il est l’autorité tout court : l’autorité de l’islam. Rached Ghannouchi a expliqué que la charia ‘est une notion un peu floue pour l'opinion publique’ et que ‘des pratiques erronées dans certains pays ont suscité la peur’. Il ne faut donc pas graver dans la loi fondamentale ‘des définitions ambiguës qui risquent de diviser le peuple’. En clair : ne pas inscrire la charia dans la Constitution, ça rassure la communauté internationale (ce qui est d’une importance cruciale vu l’état économique du pays) et ça permet de conserver le fragile équilibre politique interne et la fiction de l’unité entre les laïques et les islamistes. Cela étant dit, ajoute Rached Ghannouchi, ‘l'islam est la religion de l'État, avec tout ce que cela implique’…

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