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Publié par Misha Uzan le 2 avril 2012

Alors que se tenait hier une conférence à Istanbul sur la Syrie, les analystes du monde arabe au Moyen-Orient pensent qu'Assad a remporté une grande victoire. Jusqu'à quand ?
 
La Syrie au sommet d'Istanbul
 
La conférence d'Istanbul ne semble pas avoir produit de mesures concrètes permettant l'arrêt immédiat des violences en Syrie. La Russie a estimé que la réunion des "Amis de la Syrie" qu'elle a boycottée dimanche a été en contradiction avec "les objectifs d'un règlement pacifique du conflit" qui a fait plus de 10.000 morts en un an selon une ONG syrienne. La Syrie, comme l'Iran, a également reçu un témoin tacite des cinq grands pays émergents, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) qui ont déclaré communément suite à leur réunion à New Delhi en fin de semaine dernière que "seul le dialogue" pourrait venir à bout du conflit avec la Syrie (et avec l'Iran).
 
Syrie : la victoire d'Assad
 
Mais surtout, la Syrie de Bashar al-Assad peut compter sur l'Iran qui a menacé d'intervenir si Assad tombait, sur le soutien de la Russie et de la Chine, sur sa position géostratégique et géopolitique qui empêche toute intervention à la libyenne (avant l'intervention de l'OTAN en Libye, Kadhafi avait repris le dessus), sur sa récente victoire à Homs, et plus relativement à Idlib, où Assad dit avoir triomphé des "terroristes" (les guillemets pouvant être maintenant retirés, tant l'implication d'Al Qaïda et des Frères musulmans apparaît de plus en plus clairement). Le pouvoir syrien a donc poursuivi hier et aujourd'hui ses bombardements, et il devient de plus en plus dur de compter les morts. Les médias officiels syriens ont même raillé la conférence d'Istanbul, la présentant comme un "nouvel échec" dans ses tentatives de faire plier le pouvoir déterminé à en finir avec la révolte populaire qui s'est militarisée au fil des mois.
 
La Syrie bientôt comme l'Algérie
 
Les médias, en France, n’ont guère plus que de la compassion pour les victimes. Ils comptent les morts en dénonçant Assad, ce qu'ils n'avaient jamais fait. Ils oublient que le nombre de victimes serait bien plus important si Al Qaïda prenait le dessus, ou si les Frères musulmans (et qui ne sont rien de plus qu'une version islamiste sunnite politique plus patiente qu’al Qaida), plus à même de diriger, prenaient le pouvoir. 
 
Et il faut, pour comprendre un peu mieux la Syrie, sortir de l'hexagone. 
 
Une simple émission de télévision du Moyen-Orient permet de voir plus clair que n'importe quelle analyse dans un média classique en France. Chaque jour, le conflit entre sunnites et chiites au Moyen-Orient, qui trouve son point central en Syrie, est explicité. Le professeur Kaïs Fiero, spécialiste de la Syrie et du Liban à l'université de Haïfa, comparait la situation en Syrie à l'Algérie. Selon lui, les données montrent qu'Assad a remporté une victoire, mais les combats continuent, et la guerre civile pourrait durer une dizaines d'années, comme en Algérie.
 
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