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Publié par Guy Millière le 13 avril 2012
 
Le magazine anglais The Economist titrait la semaine dernière, France in Denial, La France en situation de déni. Ce titre vient prolonger ce que j’écrivais la semaine précédente.
 
D’une part, pas un seul candidat (sauf, parfois, François Bayrou, ou, c’est un fait, Marine Le Pen) n’aborde la situation cataclysmique dans laquelle se trouve l’économie française, qui se résume en quelques chiffres simples : déficits des comptes publics (5,2% en 2011), accroissement de la dette (90% aujourd’hui et ce n’est pas fini), effondrement de la compétitivité internationale (le coût du travail est désormais supérieur de 15% à ce qu’il est en Allemagne), des dépenses publiques qui ont nettement augmenté au cours des cinq dernières années et s situent à 56% du PIB (en Allemagne, elles sont à 46%, au Royaume-Uni, à 48%), un taux de chômage à plus de 9% (sans compter les gens qui sont au RSA), un nombre de pauvres (gens vivant chaque mois avec la moitié du revenu médian) dépassant les huit millions. Cette situation impliquerait que soient proposées des réponses et que soit tenu, enfin, le discours churchillien ou reaganien que Nicolas Sarkozy n’a pas su, ou pas voulu, tenir en 2007. Seuls les deux candidats mentionnés plus haut tiennent parfois ce discours, et ni l’un ni l’autre n’a la moindre chance d’être élu. Aucun des deux candidats qui se retrouveront très vraisemblablement au deuxième tour, au mois de mai prochain ne dit la vérité. Et dès lors, aucun des deux ne propose des remèdes qui seraient susceptibles d’être à la hauteur des difficultés qui s’annoncent.
 
Nicolas Sarkozy est sans doute le premier à savoir que la réforme des retraites qu’il a effectuée n’est qu’un rafistolage très provisoire qui tiendra encore un an, au maximum. Il sait aussi (car je veux penser que ce n’est pas un imbécile) que ses propositions en matière de fiscalité et de taxation ne sont pas du tout à même de remédier à la maladie française. Il ne peut ignorer que la crise de l’euro est fort loin d’être achevée, et que la France est tout au bord d’un risque de crise majeure au sein de la crise plus vaste qui se déroule présentement. Mais son seul objectif présentement est d’être réélu. 
 
Ensuite ? Les Français se verront sans doute proposer un plan dit d’ « austérité » du style de celui mis en place en Espagne aujourd’hui : un plan, en somme, qui assurera la stagnation pour les années à venir et qui garantira la baisse du pouvoir d’achat, une hausse ultérieure du chômage, et une augmentation de la pauvreté.
 
Du côté de François Hollande, ce n’est pas mieux, bien sûr. C’est même pire, ce qui n’est pas étonnant, puisque si Nicolas Sarkozy fait du socialisme sans vraiment le discerner, François Hollande lui, baigne dans le socialisme depuis qu’il est à l’âge adulte. Ses propositions en matière fiscale, en matière d’embauche et en matière de traitement des entreprises sont tout simplement ineptes. Leur seul avantage serait de mettre la France en dépôt de bilan plus rapidement que ne le ferait Nicolas Sarkozy. Mais ce serait un avantage très mince dès lors qu’aucune alternative, je ne cesse de le dire, ne se profile sur l’horizon.
 
S’il en est ainsi, c’est que le niveau de compréhension de l’économie en France est consternant. Ce n’est que dans un pays touché depuis plusieurs décennies par l’analphabétisme économique qu’on peut tenir des discours comme la quasi totalité de ceux qu’on entend dans la campagne électorale actuelle. Ces discours peuvent se tenir parce que quasiment aucun journaliste ne pose au candidat les questions qui permettraient de montrer la vacuité de ce qu’ils disent. Quand un journaliste se risque à le faire et que la réponse qu’il obtient est débile, il ne poursuit pas le questionnement jusqu’à obtenir une réponse digne de ce nom. Des études ont été menées voici quelques années sur le niveau de l’enseignement d l’économie en France par comparaison avec ce qu’il est dans plusieurs pays du monde développé : les résultats donnent envie de rire – ou de pleurer. 
 
Dans un sondage international cité par The Economist concernant la confiance en l’économie de marché, la France arrive largement dernière. 31% des Français seulement font confiance à l’économie de marché. En Allemagne, le chiffre est 69%. En Chine (oui, en Chine), il est 68%. Aux Etats-Unis (effet Obama ?), il est tombé à 60%, ce qui est néanmoins le double du chiffre français.
 
Le plus consternant est que des économistes compétents existent en France. Font-ils partie d’une espèce en voie de disparition ? Je le crains.
 
© Guy Millière Publié sur les4verites.com.
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