Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 mai 2012

Angela Merkel ne souhaitait pas sa victoire. Mais le socialiste François Hollande, vainqueur de la présidentielle française, et la chancelière conservatrice n’ont d’autre choix que de s’entendre.

En clamant son intention de renégocier le pacte budgétaire européen durant la campagne électorale en janvier, François Hollande a sans doute gagné des suffrages en France, mais il a terni son image en Allemagne.

Des journalistes l’ont jugé « populiste ». Mme Merkel et son gouvernement se sont interrogés sur ses intentions réelles, craignant une remise en cause de leur politique de rigueur en Europe.

« Sa déclaration sur le traité budgétaire n’a pas été comprise » en Allemagne, où le sujet est sensible, reconnaît un diplomate. Mais un travail d’explication a été accompli, avec deux ou trois rencontres entre collaborateurs de M. Hollande et de Mme Merkel à Berlin ces dernières semaines.

Depuis, le malentendu semble levé. François Hollande a imposé une image de social-démocrate réaliste et pro-européen. « La peur de Hollande s’amenuise à la chancellerie », titrait vendredi le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Même si l’épisode n’est pas clos, chacun s’accorde que les deux moitiés du couple moteur de l’Union européenne n’auront d’autre choix qu’un compromis rapide, sous la pression des partenaires européens et des marchés financiers.

Le sujet est épineux, et François Hollande doit téléphoner à Angela Merkel dès ce soir, dimanche 6 mai.

Les marchés, qui n’ont pas apprécié les sorties de François Hollande, devraient réagir dès demain matin.

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© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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