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Publié par Michel Garroté le 24 mai 2012

Michel Garroté – Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius le sait-il ? Des mercenaires islamistes étrangers s’emploient depuis des mois à soulever, entre autre, les universitaires de la ville syrienne d’Alep, dans le but de susciter la violence dans cette ville, qui était l’une des seules, encore épargnée, par les affrontements entre le régime et les rebelles. Certes, il y a eu, à Alep, l’assaut des forces syriennes, contre 1500 manifestants hostiles au régime de Bachar al-Assad. Certes, les soldats du régime syrien ont pourchassé les étudiants dans les résidences de l’Université d’Alep et arrêté plus de 200 d’entre eux. Certes, les autorités ont fermé le campus jusqu’à la fin de l’année académique. Alep était l’une des seules villes à ne pas se soulever contre Assad. Il y a bien eu quelques manifestations ces derniers mois, sans plus.

Cela dit, des militants islamistes ont poussé les universitaires d’Alep à adopter un comportement inconsidéré et dangereux dans le but de créer un climat de violence et de chaos dans la ville. Les Syriens Chrétiens sur place peuvent en témoigner. Certes, la ville d’Alep est sous haute tension depuis les incidents sanglants du 2 mai dernier. Certes, les couvents et les paroisses ont ouvert leurs portes pour accueillir des centaines d’étudiants, musulmans et chrétiens confondus. Mais la situation est de plus en plus hors de contrôle. La Turquie, la Libye et d’autres pays musulmans envoient des mercenaires et des armes pour mener la guerre contre le régime d’Assad. Cela crée une situation rendant impossible un cessez-le-feu et une réconciliation.

Nombre d’informations dans les médias occidentaux sont fausses, fabriquées et elles ne s’appuient que sur des médias impliqués dans la guerre de l’information, comme la télévision al Jazeera et d’autres médias financés par le Qatar et l’Arabie Saoudite, des puissances sunnites qui soutiennent, de fait, les rebelles islamistes syriens.

De plus, le conflit syrien s’étend désormais au Liban. Dans la ville libanaise de Tripoli, dont la population sunnite soutient les rebelles syriens, neuf personnes ont été tuées la semaine dernière au cours d’affrontements entre Libanais sunnites et alaouites. La violence s’étend à Beyrouth après la mort d’un dignitaire religieux sunnite. De leur côté, des miliciens chiites libanais dressent des barrages sur les routes du sud de Beyrouth suite à l’enlèvement de treize chiites au Liban – par des rebelles syriens – alors que ces chiites libanais rentraient d’un pèlerinage en Iran.

L’armée libanaise a saisis trois conteneurs remplis d’armes libyennes destinées aux rebelles syriens. Le mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah, qui est, à la fois, financé par l’Iran chiite et allié du dictateur syrien alaouite Bachar al Assad, veut, quant à lui, torpiller le soutien libanais aux islamistes sunnites syriens, car à la longue, ce soutien changerait les rapports de forces au Liban, rapports de forces actuellement favorables au Hezbollah.

Par ailleurs, le Conseil National Syrien (principal groupe d’opposition extérieure – donc en exil – à Bachar al Assad) annonce la démission de son président, Bourhan Ghalioun, qui restera président du CNS, jusqu’à l’élection d’un nouveau président, lors d’une réunion du CNS, le 11 et le 12 juin prochain en Turquie.

Enfin, la Russie allègue espérer que « la présence de la Mission de supervision des Nations unies en Syrie (MISNUS) permettra de réunir les conditions nécessaires pour la mise en place d’un dialogue entre toutes les forces politiques »… Mais au-delà de la langue de bois, la Russie veut surtout préserver le peu d’influence qui lui reste dans la région.

Le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie, la Libye, la Russie et l’Iran continuent donc de s’immiscer dans le conflit syrien, qui lui, s’étend désormais au Liban. Dans ce contexte, parler d’observateurs et de cessez-le-feu est tout simplement ridicule ; et envisager une force multinationale déployée en Syrie est proprement impossible. A ce stade et pour l’instant, les Chrétiens du Liban et Israël ont tout intérêt à rester en dehors du conflit.

Michel Garroté

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