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Publié par Rachel Franco le 29 mai 2012

C’était samedi soir, veille de la fête de Shavouot, la fête qui célèbre la réception de la Thora par le peuple juif, aux pieds du mont Sinaï.

Je me suis jointe aux très nombreuses personnes qui consacrent cette nuit à l’étude du Livre et j’ai ainsi rejoint le chœur des membres de mon peuple qui se veulent reconnaissants et fidèles à la Tradition.

Je dois préciser que parfois, le samedi après-midi, je rejoins un groupe de femmes et nous travaillons ensemble sur les thèmes de la section de la Bible de la même semaine. J’aime alors apporter l’éclairage ésotérique que j’ai étudié durant la même semaine et ainsi nous avançons chacune à son rythme, mais toujours toutes ensemble et grâce aux contributions des unes et des autres.

Nous étions donc convenues de nous retrouver pour la nuit de Shavouot et continuer ainsi à cheminer ensemble.

C’était… magnifique et cette nuit de lumière, je vais un peu vous la conter.

Ma ville était fort animée, les lieux d’étude étaient nombreux et les jeunes, dans les rues et les places de la ville, étaient groupés, heureux de ce vivre ensemble et de cette nuit d’étude qui s’annonce à la gloire du Nom Un. Il faut voir et le vivre pour comprendre la magie de cette nuit et les énergies bienfaisantes qu’elle libère. Pour moi, la fête a duré jusque cinq heures du matin.

Dans la première maison d’étude où je me suis rendue, le sujet choisi était le livre de Ruth et les interrogations ont été les suivantes :

Pourquoi le malheur s’est-il abattu sur Noémie, qui a perdu son époux et ses deux fils alors que fuyant la famine, la famille s’en était allée à Moab pour survivre et y résider ? Elle était partie « pleine » et elle est revenue « vide et amère ». Pourquoi ? Pourquoi l’épreuve ?

Pour s’en tenir juste à une seule réponse et seulement concernant le mari de Noémie, belle-mère de Ruth la Moabite, la Tradition Orale dit que son époux était un dignitaire de Bethléem, homme connu et respecté et qu’il a été puni parce qu’il n’a pas été à la hauteur de sa fonction de dirigeant, puisqu’il a déserté sa ville à l’heure de la famine.

Ce serait comme si à l’heure d’une nouvelle guerre en Israël, il y aurait fuite des dirigeants israéliens à l’étranger ou que Shaoul Mofaz fuit en Iran, terre ennemie.

Mais alors quelles sont les qualités inhérentes à la fonction publique ? Plusieurs réponses ont été proposées ; je résumerai à ma manière, en disant qu’endosser une responsabilité publique n’est pas se revêtir d’un simple vêtement. C’est une manière de se tenir intérieurement, un arrangement de l’esprit qui s’attache à l’altérité authentique.

C’est alors que le Rabbin Stav qui, quelques semaines auparavant, avait accompagné les étudiants du lycée de ma ville dans un voyage de la mémoire en Pologne, est intervenu. Il a tenu à rappeler le nom de ces hommes de Bien qui à Auschwitz notamment, à l’heure de l’invasion nazie, ont refusé de sauver leurs peaux (l’occasion s’était présentée pour certains d’entre eux), et ce, afin d’accompagner les gens de rien et les enfants dans leur dernière marche vers l’horreur nazie.

Avaient-ils alors conscience que l’histoire ferait d’eux un symbole de résistance ? La résistance n’est pas dans la fuite pour soi et juste pour soi ; elle est, dans le cas présent, dans l’accompagnement la tête haute, en tenant par la main pauvres et enfants sans défense devant l’adversité. Cet accompagnement s’inscrivait dans le sens d’une fraternité faite d’un courage exemplaire qui donne sens à la mort, qui donne sens à la vie, aux valeurs qui font d’Israël, un peuple debout. C’est d’ailleurs ce geste qui a décidé Isaac Rabin, premier ministre, à autoriser l’opération d’Entebbe, selon ses propres dires.

Les questions posées tournaient donc autour de l’exemplarité attendue des hommes publics, de cette dimension intérieure que suppose le choix de la fonction de dirigeant. D’ailleurs, le maire de notre ville était présent et s’est prêté au jeu de ces interrogations.

Comment n’aurions-nous pas alors évoqué la situation engendrée par la présence des réfugiés soudanais, légaux et illégaux qui a fait l’objet des explosions inadmissibles de ces derniers jours ? Comment n’aurions-nous pas posé la question de la responsabilité ou plutôt de l’irresponsabilité des dirigeants israéliens qui, vivant dans les quartiers riches de Tel-Aviv, et autres zones de gloriole publique, ignorent les dérives d’une insécurité galopante et ne prennent aucune mesure courageuse pour traiter ce délicat et difficile problème ?

Puis, nous avons évoqué la figure emblématique de Ruth, de cette abnégation de soi « ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » de cette femme moabite, grand-mère du Roi David et du Messie. Pourquoi la matrice de la délivrance est-elle de ce peuple, pourtant ennemi du peuple juif ? Les interventions ont alors dévié sur la conversion au Judaïsme et sur ces soldats et soldates non juifs qui servent dans l’armée d’Israël, par amour et par identification à nos valeurs. Et comment parler de Ruth et de Noémie, sans parler du rôle essentiel de la femme dans le Judaïsme ?

C’est alors que Suzy Yogev, Conseillère du Chef d’État-major sur les questions relatives aux femmes, est intervenue pour dire combien les jeunes filles israéliennes étaient une part indispensable de Tsahal et bien que le nom de l’une de ces combattantes, résidente de ma ville et compagne du lycée de ma fille, n’ait pas été rappelé, c’est à elle que j’ai pensé, jeune fille à l’aube de sa vie, assassinée par un kamikaze alors qu’elle sortait de sa base militaire.

J’ai choisi ensuite de me rendre dans une synagogue où le sujet étudié était celui du regard Juif sur la vieillesse. Ce n’était ni un rabbin, ni un professeur qui donnait cette conférence, mais un simple priant et son discours était alimenté, riche en réflexions et émouvant. La valeur morale d’une société se juge à la manière dont on agit avec les personnes âgées et le Judaïsme énonce que devant elles, encore davantage que devant les érudits, et ce n’est pas peu dire, il faut se lever.

Les cheveux blancs sont la marque extérieure de la sagesse de la vie, acquise au prix des années qui passent et des épreuves qui moulent le regard.

Comment les assister, les respecter et leur donner le sentiment mérité de leurs valeurs ? Comment aussi garder la fraicheur d’une relation empreinte d’amour et de respect si ces personnes sans âge qui sont nos aïeux sont placées dans des maisons — mouroirs ?

La conférence suivante s’intéressait à la maitrise des pulsions et du feu dans le cœur des hommes. Peut-on juger de la même manière celui qui agit sous le coup de la colère ou de la passion et celui qui agit de sang-froid ? Mais n’est-on pas dans l’obligation de travailler notre intériorité de telle manière que l’on ne puisse se disculper en invoquant le feu qui brûle ? Les interventions étaient encore nombreuses et variées et moi, je souriais d’une vigueur de l’esprit qui se moque de la nuit tardive.

Sur le chemin du retour à mon domicile, j’ai vu au moins deux cents enfants réunis dans une autre synagogue, prêts à commencer une nouvelle étude et d’autres encore et encore.

La nuit était belle et respirait la vie de la Thora. J’ai marché lentement en remerciant le Ciel de m’avoir fait naitre dans un peuple qui aime l’étude et reste fidèle à la Thora de Lumière.

Je ne doute pas que cette étude et cette fidélité sont le creuset de notre liberté et le meilleur gardien de nos petites vies.

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© Rachel Franco pour www.Dreuz.info, depuis Jérusalem, capitale éternelle de l’État d’Israël.

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