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Publié par Guy Millière le 30 mai 2012

Il n’est pas de bon ton de critiquer Barack Obama en France où il a toujours le statut d’un demi dieu, ou peu s’en faut. Il serait carrément sacrilège de le traiter de criminel de guerre. Cette expression pouvant paraître excessive, j’en choisirai une autre, et je dirai que c’est un irresponsable dont l’irresponsabilité fait des morts par centaines, si ce n’est par milliers.

A son tableau de chasse, il y a l’arrivée des islamistes au pouvoir au Maroc et en Tunisie, le chaos qui règne en Egypte et en Libye, le pillage des arsenaux du régime Kadhafi et la dissémination de leur contenu vers l’Afrique subsaharienne, où vient de naître la République islamique de l’Azawad dans le Nord du Mali. On peut ajouter l’abandon de l’Irak à l’Iran et le retour, programmé, des talibans en Afghanistan, la mainmise accentuée du Hezbollah sur le Liban et le glissement progressif de la Turquie vers l’islam radical sans que celle-ci quitte l’Otan.

On pourrait ajouter aussi l’avancée de l’Iran vers l’arme nucléaire sans que des sanctions efficaces aient été prises (Obama a toujours refusé des sanctions efficaces, celles touchant la Banque centrale d’Iran par exemple), et l’abandon des modérés en Syrie au profit d’une cohorte menée par les Frères musulmans, eux-mêmes soutenus par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Face à l’Iran, la plus grande crainte d’Obama était qu’Israël décide d’agir.

Et il s’est employé à ce qu’Israël n’agisse pas, en contribuant à faire divulguer les projets d’action israéliens. Il est parvenu à obtenir du gouvernement israélien une promesse de non intervention pour une durée de six mois, qui conduira après les élections présidentielles de novembre, ce aux fins, a-t-il dit, d’obtenir un « accord » de Khamenei par l’entremise de la Russie.

Face à la Syrie, ce qu’Obama ne voulait pas était trancher. Et il s’est employé à ne pas avoir à trancher et à laisser le bain de sang se poursuivre. Il a, sur ce plan, l’intention de parvenir à un accord avec la Russie, qui soutient le régime Assad et entend garder sa base militaire à Tartous et avec l’Iran, sans offusquer le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, ce qui ne sera pas simple (se courber devant tout ce monde à la fois n’est effectivement pas simple). Obama espère parvenir à l’accord dans la période de six mois susdite.

Les effets concrets de cette politique sont que l’Iran sait disposer de six mois de tranquillité pour vaquer à ses occupations et, fort du soutien de la Russie, peut envoyer des combattants en Syrie soutenir Assad. Ils sont qu’Assad sait ne pas risquer une intervention directe et pouvoir garder les mains libres.

Les Casques bleus en Syrie font ce qu’ils font partout ailleurs, ils regardent passer les balles et ils comptent les cadavres. Les envoyés de l’ONU font ce qu’ils savent faire : ils parlent pour ne rien dire. Les tueurs font eux aussi ce qu’ils savent faire : ils tuent.

Que va-t-il se passer ?

L’Iran va sans aucun doute accélérer ses travaux nucléaires, et il n’y aura pour les retarder que des virus informatiques, fort heureusement très performants. Obama et ses amis russes ne parviendront à aucun accord avec Khamenei avant l’élection présidentielle américaine : des réunions comme celle qui vient de se tenir à Bagdad se tiendront encore, avec Catherine Ashton et un Chinois pour jouer les figurants. Les communiqués finaux diront : « dialogue constructif, pas d’avancé significative ». Si Obama est réélu, il proposera sans doute un échange de l’abandon de son programme nucléaire par l’Iran contre une dénucléarisation générale du Proche-Orient qui visera au premier chef Israël. Israël devra, alors, agir, ou se soumettre, en sachant que les promesses de l’Iran ne vaudront que pour ceux qui croient aux promesses de l’Iran. Si Obama est battu, il sera urgent de changer d’orientation, vraiment urgent.

Que va-t-il se passer, disais-je.

Le régime Assad va sans doute faire son possible pour massacrer le plus grand nombre d’opposants dans le minimum de temps. Puis, il pourra y avoir une continuation du régime Assad sans Assad, avec quelques compensations pour les Frères musulmans. Il n’est pas certain que les Frères musulmans acceptent le marché, d’autant plus que du côté sunnite, interviennent des gens d’al Qaida en nombre croissant. Si Obama est réélu, un régime Assad sans Assad allié à l’Iran sera en place dans un contexte où la guerre civile pourrait fort bien continuer. Si Obama est battu, il faudra là aussi changer d’orientation. Et ce sera très difficile.

Bilan global pour l’heure?

Les Frères musulmans sont les grands gagnants de l’hiver islamique qui a déferlé sur le monde arabe. Il n’est pas certain qu’ils seront gagnants aussi en Syrie. Le soutien qu’Obama leur a apporté jusque là se heurte, là, à la complaisance d’Obama vis-à-vis de l’Iran et de la Russie.

Israël est isolé régionalement et se trouve contraint de tolérer la politique d’apaisement d’Obama vis-à-vis de l’Iran et de la Russie, jusqu’à novembre.

Les Etats-Unis sous Obama en sont réduits à être les alliés des Frères musulmans et à se soumettre, pour l’essentiel, aux exigences russes et iraniennes.

Les Etats-Unis n’ont jamais été dans un tel abaissement depuis les années Carter. Et même Carter ne s’est pas aussi mal conduit qu’Obama vis-à-vis d’Israël, c’est dire.

Il faudra un jour compter les morts provoqués par la politique Obama sur la planète. Mais il restera sacrilège de le traiter de criminel de guerre, bien sûr.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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