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Publié par Guy Millière le 15 juin 2012

L’Europe n’est pas un empire, me direz-vous. Regardez d’un peu plus près.

Des hauts fonctionnaires certains de voir plus clair que le commun des mortels ont mis en place des structures technocratiques absolutistes.

Ils ont depuis là confisqué graduellement les démocraties tout en invoquant la démocratie. Ils ont mis en place des comités et des commissions édictant un nombre croissant de règles depuis le haut, destinées à placer les économies européennes en situation de dépendance et à en faire des économies administrées dans lesquelles tous les entrepreneurs devraient accepter de se courber devant leurs nouveaux maîtres.

Ils ont approfondi leur pouvoir et accru leurs territoires en « intégrant » un nombre croissant de pays, jusqu’au nombre actuel, vingt-sept.

Ils sont devenus arrogants.

Ils ont réécrit l’histoire du continent en y effaçant pour l’essentiel les moments totalitaires, les crimes et les pages peu glorieuses, ou en disant que tout cela était désormais relégué dans le révolu, puisqu’ils était là et que, comme les révolutionnaires du temps de Robespierre, ils allaient réécrire le calendrier.

Ils ont proclamé qu’une ère nouvelle s’ouvrait, où tous les conflits seraient réglés par la diplomatie, où les Etats nations apparaîtraient comme des vestiges rétrogrades à abolir, où un homme nouveau allait faire son apparition qui serait l’homme européen, tandis qu’une façon nouvelle de faire de la politique verrait le jour.

Soi disant bienveillants, mais effectivement condescendants, comme le sont toujours ces gens là, ils ont établi des structures d’Etat providence censées prendre en charge les individus du berceau au tombeau, redistribuer aux uns ce qui serait pris aux autres tout en créant au passage des bureaucraties hypertrophiques chargées de la manœuvre.

Ils ont, bien sûr, pris en main les secteurs culturels et médiatiques à coups de subventions, le secteur éducatif à coups de « pensée correcte ».

L’avenir leur semblait radieux. Ils répandaient partout des slogans, « L’Europe, c’est la paix », « L’Europe, c’est le bonheur », « L’Europe c’est la joie ».

Mus par leur propre logique, il leur restait à cadenasser l’ensemble en le dotant d’un gouvernement unique ne rendant, pour l’essentiel, de comptes qu’à lui-même et abolissant ce qui pouvait rester d’autonomie aux gouvernements de chaque pays.

La décision semblant susciter des réticences, il fut décidé de créer une monnaie unique, en se disant que le reste suivrait, à marche forcée : « harmonisations » fiscales, administratives, sociales, culturelles, entrepreneuriales.

La monnaie fut créée et appelée euro. Des économistes dirent que la zone euro n’était pas une zone monétaire optimale puisque la marche forcée n’avait pas encore eu lieu : on écarta leur avis en disant que la marche forcée aurait bien lieu.

Pour souligner que l’empire technocratique européen était bien celui de l’utopie, on a placé sur les billets de banque des monuments qui n’existent pas et des ponts qui ne conduisent nulle part.

Certains, dont j’étais, ont souligné que les utopies s’achevaient en général en désastres.

Nous arrivons au moment du désastre, et il faut regarder le désastre bien en face.

La marche forcée n’a pas eu lieu.

Les différences séparant des pays tels que l’Allemagne, les Pays Bas ou le Danemark d’un côté, la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne de l’autre, ne se sont pas comblées. Ils se sont accentués.

Tandis que les premiers (Allemagne, Pays Bas, Danemark) connaissaient des gains de productivité et géraient leurs finances de manière sage, d’autres voyaient leur productivité s’essouffler, leurs déficits se creuser et devaient emprunter pour combler la différence, puis emprunter davantage encore.

Nous sommes à l’heure de vérité.

La Grèce est dans une spirale déflationniste qui fait que dans peu de temps, elle quittera l’euro et connaîtra une dévaluation qu’on peut chiffrer aujourd’hui à cinquante pour cent. Si cela ne se produit pas au soir du 17 juin, lorsque les résultats des élections législatives grecques s’afficheront, ce sera dans les semaines qui suivront.

L’Espagne pourrait suivre. Puis l’Italie.

L’Allemagne redira lundi au G 20, à Mexico, par la voix d’Angela Merkel, qu’elle n’entend toujours pas mutualiser les dettes européennes et sacrifier l’économie allemande parce que la France, l’Italie, l’Espagne, et désormais l’Amérique d’Obama le demandent.

A terme, il restera une zone euro qui sera une zone mark, Allemagne, Pays Bas, pays scandinaves.

La France voudra rester dans la zone mark, mais elle appartient, plutôt, c’est un fait, aux pays qui décrochent.

François Hollande (le compagnon de la Présidente Trierweiler) s’est d’ailleurs placé en chef de file des pays qui décrochent.

L’implosion de la zone euro préfigurera l’implosion de la construction européenne.

Les réticences vis-à-vis du gouvernement unique souhaité par les européistes sont déjà très présentes : elles vont s’accentuer. Je l’ai déjà écrit. Je persiste à l’écrire.

Les faillites des Etats providence sont déjà enclenchées : elles vont s’accentuer elles aussi. Je l’ai déjà écrit là encore. Je persiste à l’écrire, là encore.

La « pensée correcte » n’offrant aucune explication pertinente, les diagnostics sur les maux ne seront pas posés, et des remèdes adéquats ne seront pas proposés.

Le vieillissement en cours des populations européennes va se poursuivre. Quand, dans un pays, vingt personnes d’une génération sont remplacées par douze personnes de la génération suivante, le dynamisme n’est pas au rendez-vous, c’est une évidence.

L’islamisation en cours va se poursuivre, pendant les trente années à venir au moins, et comme l’islam en Europe ressemblera à l’islam dans le monde arabe, il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde arabe pour comprendre ce qui va venir.

La fuite du capital humain et intellectuel va se poursuivre.

Il restera en Europe une caste de gens riches, liés à la nomenklatura politique. Il y aura des masses de gens pauvres, frustrés, sans repères.

Il y aura des poussés d’extrême gauche et d’extrême droite, des montés de xénophobie, des moments d’émeute.

Il n’y aura pas de guerres civiles. Je n’ai jamais pensé qu’il pourrait y en avoir. Il n’y aura pas de guerre entre pays européens. Le slogan disant que l’Europe c’est la paix se révélera exact. Les pays sur la voie de l’euthanasie ne font pas la guerre.

Quelques bricolages se feront peut-être, et ils dureront ce que durent les bricolages. Il y aura qui sait, pour sauver quelques apparences, une « gouvernance européenne » renforcée pendant quelque temps.

Le monde se recomposera ailleurs. Les Etats-Unis y occuperont toujours une place matricielle. J’y reviendrai. Israël y vivra en devenant plus prospère que l’Europe. J’y reviendrai. La Chine ne dominera pas le vingt-et-unième siècle. J’y reviendrai aussi.

Des historiens du futur se pencheront sur le déclin et la chute de l’empire européen, et il se trouvera sans doute pour l’analyser un homme aussi scrupuleux qu’Edward Gibbon.

Nous ne serons pas là pour lire l’analyse.

Faute de pouvoir arrêter un cours des choses bien trop puissant, nous pouvons au moins avoir l’infime satisfaction de comprendre ce qui se joue et de trouver dès lors bien dérisoires les mesquineries et les bassesses de ceux qui avancent en se crevant eux-mêmes les yeux et les tympans, et qui s’imaginent encore avoir du pouvoir.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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