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Publié par Guy Millière le 21 juin 2012

Je vais, pendant trois semaines, être moins présent sur Dreuz. Je vais beaucoup voyager. J’ai, je dois le dire, besoin de respirer, et, tout particulièrement, après une année épuisante, de respirer un air américain.

Quelques jours passés voici peu en Israël m’ont beaucoup apporté.

Passer du temps aux Etats-Unis m’est indispensable.

J’ai beaucoup critiqué l’administration Obama et Barack Obama lui-même en ces pages au fil des mois. C’est parce que je pense, et j’ai fait mon possible pour l’expliquer, que Barack Obama est le pire Président que les Etats-Unis aient eu dans leur histoire. J’ai traité de ce sujet dans un livre appelé La résistible ascension de Barack Obama*, j’y reviens, sous la forme d’un bilan qui est, aussi, nécessairement, un réquisitoire dans un livre qui sortira fin aout et qui s’appellera Le désastre Obama.

J’ai beaucoup critiqué l’administration Obama et Barack Obama lui-même, précisément, parce que je suis profondément attaché aux Etats-Unis, parce que je considère, selon l’expression d’Yves Roucaute que je cite souvent, qu’ils sont la « puissance de la liberté », parce que je sais sur quels idéaux les Etats-Unis ont été fondés, parc que je sais que ces idéaux sont toujours vivants dans le cœur, l’esprit et les actes de millions d’Américains, parce que je pense, comme l’a dit Madeleine Allbright il y a des années, que les Etats-Unis sont la « puissance indispensable », le « géant bienveillant » qui veille sur ce que désignent les deux mots anglais, liberty et freedom.

Les décennies passés montrent que lorsque les Etats-Unis ont été forts et sûrs de leurs valeurs, la paix et la prospérité ont été davantage présentes sur terre, et que lorsque les Etats-Unis ont douté, vacillé, ou se sont repliés sur eux-mêmes, des orages majeurs se sont levés.

Les Etats-Unis aujourd’hui sont gouvernés par un Président fondamentalement anti-américain, et il n’est pas surprenant que des orages majeurs se lèvent de divers côtés.

Un livre a été publié aux Etats-Unis voici quelques mois qui s’appelle « The World America Made », Le monde qu’a fait l’Amérique. L’auteur, Robert Kagan, y rappelle de manière synthétique tout ce que nous devons à l’Amérique et que le monde dans lequel nous sommes a été très largement façonné par l’Amérique, qu’il s’agisse des idéaux constitués par la démocratie, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, des droits fondamentaux de l’être humain, du libre marché, de la mondialisation, de l’essentiel des innovations technologiques (en partenariat avec Israël), ou de l’endiguement et de la chute des totalitarismes.

Robert Kagan souligne aussi que ce monde que nous tenons trop souvent pour un acquis évident n’existe que dans la mesure où l’Amérique est l’Amérique, et il souligne que si l’Amérique cessait d’exister et de jouer son rôle, ce monde pourrait glisser vers un chaos douloureux, celui-là même décrit avec éloquence par un autre auteur, Mark Steyn, dans un livre appelé « After America », Après l’Amérique, et dont le sous titre est explicite : « get ready for Armageddon ». Soyez prêt pour Armagueddon, nom biblique qui renvoie métaphoriquement à un cataclysme planétaire.

Robert Kagan fait partie des conseillers de Mitt Romney, l’homme qui affrontera Obama le premier mardi de novembre.

La bataille est enclenchée. Elle est cruciale. J’expliquerai pourquoi dans Le désastre Obama, que j’ai conçu comme un livre destiné à donner à déchiffrer les enjeux de la bataille. En complément du livre, je donnerai des conférences cet automne, en France et en Israël.

Pour l’heure, j’entends regarder la bataille de plus près.

J’entends me plonger en elle. J’entends aussi retrouver mes forces en respirant l’air de l’Amérique, celle qu’Obama n’a pas détruite, celle qu’il pensait pouvoir soumettre et qu’il n’a pas soumise, celle qui se souvient de l’esprit et des mots des pères fondateurs, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin, Tom Paine et Patrick Henry.

J’entends écrire davantage sur l’Amérique. J’entends dire ce qu’on ne dit pas en France.

J’entends rester ce que je suis, continuer à exercer ce que Karl Popper appelait le « métier de penseur », sans concession aux myopies de l’air du temps.

Cherchant à me définir moi-même il y a bien des années, j’avais choisi, combattant de la liberté, en précisant, bien sûr, le sens des mots, car nous sommes dans une époque où le sens des mots est souvent frelaté.

Combattant car je mène le combat des idées, et je pense que le combat des idées est essentiel. Certaines idées ont tué et tuent encore avec autant de létalité que des bombes et des balles de fusil.

Liberté, car la liberté ne se divise pas : la liberté économique n’est pas dissociable de la liberté politique et de la liberté de parole et de pensée.

Combattant de la liberté, car ne pas combattre la liberté est permettre aux ennemis de la liberté de triompher.

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© Guy Millière pour www.Dreuz.info

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