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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 27 juin 2012

Un pan essentiel de l’indépendance de la France est en train de disparaître sous les yeux des Français, qui l’ont bien mérité par en votant pour celui qui a ruiné la Corrèze, et ce, seulement un mois après son élection, en raison de l’inexpérience, conjuguée à la mollesse de caractère et à l’entêtement doctrinal de François Hollande dans une période extrêmement tendue qui demandait un pragmatisme dont le socialiste est incapable.

Dès septembre prochain, Bruxelles va prendre les rennes du budget français.

Berlin réclame à la France, nous l’avons plusieurs fois indiqué, davantage de maturité budgétaire, car il craint que la France entraîne toute l’Europe dans son sa spirale dépensière. Hollande insiste pour tenter de faire de la croissance par l’investissement. Angela Merkel a répondu clairement que ce dont l’Europe n’a surtout pas besoin, c’est d’une politique keynésienne.

Aussi la France vient d’être contrainte par l’Allemagne, parce que le président français s’est entêté, à faire des concessions.

L’une d’entre elles va retirer à la France – et aux autres Etats de l’Union Européenne – au profit de l’Allemagne qui est position de dire le la, leur souveraineté budgétaire.

La Commission de Bruxelles vient de préparer un projet de règlement qui lui donne le pouvoir de décision sur les mesures économiques prises par chaque État membre.

« Il devrait être adopté dès cet automne », indique une source européenne au Figaro (1), et son assurance est motivée. D’un coté, il semble que François Hollande a totalement perdu la confiance de la chancelière allemande, et que ses paroles rassurantes n’y changeront plus rien, de l’autre, les pays du sud, lourdement endettés et redevables de comptes sont déjà dans cette situation de dépendance, quand aux autres Etats membres, imaginez vers qui se portera leur confiance s’ils ont à choisir entre la sérieuse et solide Allemagne et le danseur de claquettes français.

S’il est adopté, donc, ce règlement marquera la fin de l’indépendance budgétaire de la France, et une plus grande intégration fédérale, car il prévoit spécifiquement que chaque État devra obtenir l’accord de la Commission européenne et des autres pays membres (JPG : c’est à dire de l’Allemagne) avant de prendre des décisions économiques ou budgétaires pouvant avoir des conséquences sur ses voisins. Le but est de garantir que ces derniers (JPG : c’st à dire l’Allemagne) ne paient pas les mauvais choix politiques d’autres (JPG : c’est à dire la France).

La France devra communiquer à Bruxelles, en amont de toute présentation publique, son projet de loi de finances pour 2013, laquelle regardera à la loupe les impôts, les dépenses, et les effectifs de fonctionnaires souhaités par le gouvernement socialiste.

A vouloir tirer sur la corde d’une économie européenne en danger, et à refuser d’entendre raison, l’Allemagne a cessé de taper le poing sur la table, et a sifflé la fin de la récréation pour François Hollande, qui est maintenant prié de se mettre au garde à vous et de se tenir à carreaux. Angela Merkel a rappelé, explique Reuters (2), que tant que Berlin a le chéquier et signe les chèques, c’est elle qui décide.

Il est donc permis à François Hollande, et à l’endroit du peuple Français, de continuer à pérorer, de faire le beau vainqueur et de grands et beaux discours, rien n’ira au delà des mots.

François Hollande ne pourra donc pas tenir ses promesses électorales – et il faut reconnaître que dans leur malheur économique, c’est une chance pour les Français – depuis que Bruxelles s’est joint aux mises en garde de Merkel sur les dimensions suicidaires de ces promesses.

Le commissaire européen aux Affaires économique et monétaires, Olli Rehn, a reconnu que le projet en préparation est « assez intrusif », et il faut mesurer la dimension de ces mots mesurés depuis la position de son auteur.

Si la France était une entreprise, cela s’appellerait un redressement judiciaire avec plan de continuation où le dirigeant, François Hollande, perd son pouvoir de décision et sa marge de manœuvre pour éviter la faillite de la France.

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

(1) http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/06/25/01039-20120625ARTFIG00756-bruxelles-va-pouvoir-surveiller-de-tres-pres-le-budget-francais.php

(2) http://www.reuters.com/article/2012/06/24/eurozone-hollande-idUSL5E8HO0OT20120624

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