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Publié par Michel Garroté le 13 juillet 2012

Michel Garroté – A propos du jargon – imbécile et délirant – utilisé en France par les milieux politiques et syndicaux, suite à l’annonce du plan de restructuration de Peugeot – Citroën, je lis cette analyse lucide sur Contrepoints (extraits adaptés) : « Les politiciens et responsables syndicaux font assaut d’indignation face au plan de restructuration de Peugeot – Citroën. L’expression « crime social » a ainsi été employée. La SA Peugeot – Citroën apparaît comme un fossoyeur de l’emploi. Même si Peugeot – Citroën a certes sans doute commis des erreurs stratégiques, ce plan de restructuration est aussi une illustration de l’échec de la politique économique menée par la France, et soutenue par la classe politique et les syndicats. Peugeot – Citroën est aussi victime de la politique économique. Ainsi, le groupe a pu penser pouvoir augmenter ses capacités quand le marché européen était porteur ».

Contrepoints : « Mais, le marché était porteur car la BCE avait une politique monétaire très accommodante. Peugeot – Citroën a notamment profité de la croissance en Espagne, provoquée par les taux bas de la BCE, et les crédits à la construction des caisses d’épargne régionale d’Espagne, qui ont entraîné une croissance économique, et des ventes de voitures. Ceci est un bel exemple de mal investissement provoqué par une politique d’expansion monétaire. Le groupe Peugeot – Citroën peut aussi s’estimer victime des coûts du travail en France. La gauche a instauré les 35h et démantèle aujourd’hui la loi TEPA, qui était une usine à gaz, mais qui avait au moins le mérite de redonner de la valeur au travail salarié, en supprimant les charges sur les heures supplémentaires ».

Contrepoints : « Les 35h ont à la fois augmenté le coût du travail, et augmenté l’intensité du travail pour les salariés. L’Allemagne avait ouvert la voie, mais de façon plus flexible. Et, dès que les effets néfastes sont apparus, les Allemands ont rectifié le tir, organisant une stagnation, et même une baisse des salaires. Rien de tel en France. Les syndicats sont aussi responsables, refusant le pragmatisme économique allemand, au profit de l’idéologie, provoquant une augmentation du coût du travail finalement néfaste à l’emploi. Aujourd’hui, le gouvernement semble enfin conscient du problème du coût du travail. Mais, au lieu de diminuer la dépense, comme en Allemagne, il cherche à la reporter sur d’autres. Les entreprises paieront peut-être moins de charges, mais le consommateur en paiera plus. L’État fait beaucoup de promesses ».

Contrepoints : « Il contrôle plus de 50% de la richesse créée dans le pays chaque année. Et pourtant, cette politique provoque des licenciements. La politique économique, à base d’expansion monétaire, de déficit, et de réglementations ne serait donc pas favorable à l’emploi ? Il ne reste qu’à espérer que tout cela ne soit que gesticulations. Il serait regrettable d’empêcher Peugeot – Citroën de retrouver des forces. Rappelons que ce groupe privé produit plus en France que le groupe automobile dont l’État français est actionnaire. Qu’il a une stratégie de montée en gamme pour continuer à produire en France, notamment dans les petits véhicules. Un redressement de Peugeot permettrait un redressement industriel en France. L’Etat devrait accompagner ce redressement plutôt que de le fustiger », conclut Contrepoints.

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – je note simplement que depuis plus de soixante ans, la France alterne étatisme de droite et socialisme. Je note que depuis plus de soixante ans, l’appareil de l’Etat et les syndicats contrôlent, endettent et torpillent l’économie française et le peuple français. Je note que l’allergie française envers tout ce qui est, économiquement parlant, d’origine allemande, anglaise et américaine, cette allergie a transformé le pays en zone économique sinistrée.

Hier soir, j’ai suivi les débats – concernant le plan de restructuration de Peugeot Citroën – sur « C dans l’air » (France 5) et au « Grand journal » (Canal+). Les propos tenus lors de ces débats par les syndicalistes français étaient comparables à ceux que tenaient les communistes soviétiques au temps de Brejnev. Que dire de plus ?

Michel Garroté

Rédacteur en chef

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