Publié par Michel Garroté le 8 août 2012

Michel Garroté – Je suis d’accord de ne plus taper sur Sarkozy aussi longtemps qu’il se tait. Mais lorsqu’il recommence à s’agiter, je recommence à lui taper dessus. Or, là, il a, comme d’habitude, outrepassé ses prérogatives, au demeurant inexistantes à ce stade, pour ficher le bazar dans l’épineux dossier syrien. Je rappelle que la guerre libyenne de Sarkozy est l’une des causes du chaos terroriste qui règne actuellement dans certains pays africains géographiquement proches de la Libye.

A vrai dire, je n’ai pas imaginé une seule seconde que Sarkozy allait se retirer de la vie politique. Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’il gesticule publiquement avant la rentrée de septembre. Et je ne m’attendais pas à ce qu’il interfère dans le rôle de l’actuel président français (Flamby) et celui de l’actuel ministre français des Affaires étrangères (Giscardus). Au vu de ce qui précède, je continue de penser que Sarkozy souffre de perversion narcissique.

Dois-je rappeler que Sarkozy – au temps de son mandat présidentiel – avait remis le reclus Al-Assad sur la scène internationale, en l’invitant en grandes pompes un certain 14 Juillet à Paris, suite à une onéreuse et inutile Conférence, à Paris également, de la soi-disant ‘Union Pour la Méditerranée’ ? (UPM à ne pas confondre avec UMP…).

A ce propos, Alexandre Phalippou dans le ‘Huffington Post’ français écrit (extraits adaptés ; voir lien en bas de page) : « Il ne sera pas parvenu à patienter trois mois. Sarkozy n’est pas parvenu à rester en retrait de la scène politique plus de 90 jours. Mardi 8 août au soir, France Info dans un premier temps, puis les agences de presse, ont fait savoir que l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy s’était entretenu longuement par téléphone avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda ».

Alexandre Phalippour ajoute : « Présidé par le kurde Abdel Basset Sayda, le Conseil national syrien (CNS) est la principale coalition de l’opposition au régime de Bachar al-Assad. Petite discussion entre amis ? Peut-être, mais ils ont tenu à le faire savoir, puisqu’ils ont envoyé un communiqué conjoint. C’est une première : avant lui, ni Jacques Chirac ni Valéry Giscard d’Estaing, ni François Mitterrand (et a fortiori Georges Pompidou et Charles de Gaulle) ne s’étaient impliqués dans la politique extérieure de la France après leur mandat présidentiel », conclut Alexandre Phalippour dans le ‘Huffington Post’ français (voir lien ci-dessous).

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – je trouve pathétique que Sarkozy fasse état d’une conversation téléphonique dans un communiqué envoyé à la presse. Et je trouve hautement maladroit qu’en sa qualité de citoyen, il s’immisce dans le conflit syrien en parlant avec un Kurde. Car le dossier syrien et la question kurde sont deux dossiers explosifs. Le juriste Sarkozy n’a jamais rien pigé à la géopolitique. Il vient de le prouver une fois de plus.

Michel Garroté

Rédacteur en chef

Reproduction autorisée avec mention de www.dreuz.info

http://www.huffingtonpost.fr/2012/08/07/nicolas-sarkozy-syrie-telephone-retour-abdel-basset-sayda_n_1753746.html

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