Publié par Abbé Alain Arbez le 31 août 2012

En 2002, il y a exactement dix ans, une puissante bombe déposée dans un lieu de vacances de Bali bondé d’Occidentaux faisait plus de 200 victimes et des centaines de blessés.

Or, au début de son procès devant la Cour de Justice indonésienne, Amrozy Bin Nur Hasin, l’auteur du carnage, membre de la Jemaa islamiyah, s’écria, avec un sourire étrange: « Juifs, vous vous souviendrez de Kaybar ! ».

Pourquoi faudrait-il se souvenir de Kaybar ?

A l’époque de Mahomet, Kaybar était une oasis au milieu du désert, peuplée de cultivateurs juifs qui avaient faire revivre ce coin de désert grâce à d’ingénieux systèmes d’irrigation. Le prophète chef de guerre s’en empara en 628 ; par intérêt, il autorisa les juifs à rester chez eux et à pratiquer leur foi, mais en contrepartie d’une lourde taxe permanente et du prélèvement du 50% de leur production dans les potagers et les palmiers-dattiers.

Le prédateur s’empara également de Safyia, une belle femme juive de Kaybar repérée par lui parmi ses nombreuses prisonnières devenues esclaves et soumises à ses caprices.

Peu après, les chrétiens de Najrân subirent exactement le même type de racket.

Comme Mahomet avait déclaré avant de mourir: « On ne devra pas laisser deux religions exister côte à côte sur la péninsule d’Arabie », en 640 le calife Omar s’empressa d’exproprier et d’expulser d’Arabie tous les non musulmans. Cette terre, initialement habitée et mise en valeur par des juifs et chrétiens devint la chasse gardée sacrée et exclusive du Beau Modèle, et ce, jusqu’à nos jours.

Tous ces événements furent aussitôt considérés par la sharia comme fondateurs de la pratique du djihad et ils firent jurisprudence auprès des cadis pour le statut des « dhimmi », (juifs et chrétiens). C’est bien à partir de Kaybar que la discrimination fut instituée envers les impies et les mécréants.

On comprend alors mieux la répartie sarcastique du criminel Amrozy, jugé pour ses crimes anti Occidentaux et anti juifs, puisque Kaybar avait été effectivement la référence redoutable qui allait décider du misérable sort des multitudes d’ « infidèles » lors des conquêtes musulmanes de leurs territoires.

Les conséquences criminogènes de cet épisode conquérant démontrèrent leur nocivité au cours des siècles, et ils fonctionnent encore à l’identique aujourd’hui dans le mental des attaquants islamistes, assombrissant toujours plus le futur de régions entières d’Orient et d’Asie autrefois habitées par des populations juives et chrétiennes florissantes.

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© Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

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