Publié par Michel Garroté le 21 août 2012

Michel Garroté – Obama qualifie de ligne rouge la menace d’une guerre chimique ou bactériologique en Syrie et précise ce qui peut amener les Etats-Unis à intervenir militairement. Obama déclare que l’utilisation ou le déploiement de telles armes de destruction massive risque d’aggraver la guerre. La Syrie a reconnu posséder des réserves importantes d’armes chimiques et bactériologiques et a menacé de les utiliser.

Obama précise : « Nous ne pouvons pas avoir une situation dans laquelle des armes chimiques ou bactériologiques tomberaient entre les mains des mauvaises personnes » et les Etats-Unis n’accepteront pas que Bachar el-Assad, les rebelles ou les supplétifs de l’un ou l’autre camp brandissent la menace d’armes de destruction massive.

« Nous avons fait savoir sans équivoque à chacun des acteurs de la région que c’était une ligne rouge pour nous et que cela aurait d’énormes conséquences si nous commencions à voir du mouvement sur le front des armes chimiques ou que des armes chimiques étaient utilisées. Cela changerait mes calculs de façon significative », prévient Obama. Il ajoute que son pays surveille la situation avec le plus grand soin et élabore des plans d’urgence.

Les propos d’Obama sont peut-être motivés par des considérations électorales. Indépendamment de la question des armes chimiques et bactériologiques, une intervention militaire étrangère en Syrie n’est pas forcément la meilleure solution du point de vue des intérêts occidentaux. Les déclarations verbales d’Obama sur tout ce qui concerne les pays musulmans n’ont pas manqué, depuis 2008, de laisser sceptiques divers analystes occidentaux, particulièrement inquiets face au printemps arabe devenu hiver islamique…

Michel Garroté

Rédacteur en chef

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