Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 octobre 2012

Le général Wissam al-Hassan, chef des renseignements de la police libanaise a été tué vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, faisant craindre une reprise des assassinats qui avaient visé entre 2005 et 2008 des personnalités hostiles à Damas, ancienne puissance de tutelle.

L’attaque a fait deux autres morts et près d’une centaine de blessés, a indiqué le ministre de la Santé Ali Hassan Khalil.

L’attentat a visé le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Wissam al-Hassan, décédé dans l’explosion,  un musulman sunnite proche de Saad Hariri, chef de l’opposition libanaise opposée au régime de Damas. Il était pressenti pour prendre la tête des FSI à la fin de l’année.

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Les renseignements des FSI avaient joué un rôle premier dans l’arrestation le 9 août, de l’ex-ministre libanais Michel Samaha, un partisan du régime syrien, dans le cadre d’une affaire d’explosifs saisis qui devaient être notamment placés dans le nord du Liban. Un leader de l’opposition, Samir Geagea, a affirmé que le général se « déplaçait avec des mesures de sécurité exceptionnelles ». « Il avait installé sa femme et ses enfants à Paris car il se savait visé« , a-t-il ajouté.

Selon nos premières informations, l’attentat porte la signature du Hezbollah, groupe terroriste financé par l’Iran, et principale force militaire libanaise.

La France et l’Europe refusent de classer le Hezbollah en tant que groupe terroriste, malgré l’insistance des Etats Unis, aussi ne sera-t-il fait aucune mention de leur possible implication dans les grands médias.

Reproduction autorisée, avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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