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Publié par Guy Millière le 24 octobre 2012

Une trentaine d’heures se sont écoulées depuis le troisième débat de l’élection présidentielle américaine, et le verdict semble désormais sans appel. Mitt Romney l’a emporté sur tous les terrains où il devait l’emporter.

Un être arrivant d’une autre planète qui aurait regardé le débat aurait pensé que le Président s’appelait Mitt Romney

Il n’a, sur l’instant, pas semblé marquer davantage de points que Barack Obama, ce qui explique que ce dernier ait été déclaré vainqueur. Mais il a fait beaucoup mieux : il s’est posé en Président et, comme l’ont dit plusieurs commentateurs aux Etats-Unis, un être arrivant d’une autre planète qui aurait regardé le débat aurait pensé que le Président s’appelait d’ores et déjà Mitt Romney, et que le challenger s’appelait Barack Obama.

Mitt Romney n’a pas non plus attaqué Obama et montré à quel point le bilan de celui-ci est accablant sur tous les plans. Et il n’a pas démoli les alibis qu’Obama cherche à se trouver concernant le dossier Benghazi. Il a, là encore, fait beaucoup mieux : il a souligné, touche après touche, toutes les lacunes de la présidence Obama, a pris la position de leader et a tenu un discours à même de redonner confiance en l’Amérique, au peuple américain, et aux alliés de l’Amérique. Et il a laissé les questions telles que le dossier Benghazi à la commission d’enquête du Congrès, qui va continuer à faire son travail.

Ce que le peuple américain a vu lundi soir, cela n’a, en fait, pas été un débat, mais un discours tenu par celui qui s’installera sans doute à la Maison Blanche en janvier prochain, et qui a d’ailleurs parlé plusieurs fois au futur, et non au conditionnel.

Ce que le peuple américain a vu aussi, c’est un homme en train de perdre, et de se révéler davantage encore indigne de la fonction qu’il occupe aujourd’hui et qui ne sera bientôt très vraisemblablement plus la sienne.

Autant Mitt Romney est apparu à même de se situer au dessus de la mêlée, rassurant, porteur d’un élan et d’une vision du futur, autant Barack Obama est apparu arrogant, agressif, vain, mesquin, défensif une bonne part du temps, offensif et hargneux le reste du temps, mais jamais à même d’articuler une vision du futur.

D’ores et déjà ce mardi, des fragments du discours de Romney font l’objet de vidéos publicitaires. Trois son particulièrement marquantes. La première insiste sur ce que Romney a appelé la « tournée d’excuses » de Barack Obama : cette série de discours prononcés par l’actuel Président expliquant que les Etats-Unis ont eu tort et doivent se faire plus humbles et plus effacés. Romney y note les étapes de la « tournée » et souligne que si elles passent par divers pays du Proche-Orient, elle n’a comporté aucun passage par Israël.

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Romney demande subtilement aux Américains si leur vie est meilleure. Il connait la réponse, les américains aussi.

Le deuxième souligne que les Etats-Unis se sont affaiblis sous Barack Obama et demande subtilement aux Américains si leur vie est meilleure, et s’ils se sentent davantage en sécurité qu’il y a quatre ans. Romney connaît la réponse. L’immense majorité des Américains aussi.

La troisième définit le chemin sur lequel Obama a placé les Etats-Unis et le monde depuis quatre ans, et énonce, à l’opposé un autre chemin, plus fécond.

Mitt Romney articule très justement à chaque fois l’indissociabilité de l’économie et de la politique étrangère : sans une économie puissante, pas de puissance militaire et géopolitique.

Romney parle de paix, mais sur un mode reaganien.

Sachant que le peuple américain est inquiet et pense que le pays doit se redresser avant de réaffirmer sa place sur la planète, et sachant aussi que le camp Obama entend le présenter comme un belliciste, Romney parle de paix : mais, je l’ai déjà dit, sur un mode reaganien.

Discernant fort bien qu’il est en train de perdre, Barack Obama montre des signes évidents de panique. Ceux-ci étaient présents depuis le premier débat : ils s’accentuent.

Depuis des semaines, Barack Obama a renoncé à parler en Président. Il passe de basses attaques dignes d’un humoriste façon David Letterman à des jeux de mots approximatifs censés rabaisser Romney mais qui, en réalité, rabaissent celui qui les prononcent.

Voyant que sa stratégie de démolition de Romney a échoué totalement et que ses attaques ne suffisent pas à le faire remonter, il a fait imprimer dans la nuit de lundi à mardi un « programme » de vingt pages qui sera distribué à trois millions cinq cent mille exemplaires. Ce « programme », d’où l’utilisation de guillemets, consiste en une reprise des propos vides qu’Obama tient depuis le début de la campagne. Même les journalistes de CNN, pourtant acquis à la cause d’Obama ont dû convenir qu’il n’y avait rien de nouveau dans le « programme ».

J’ai constaté que des journalistes français avaient dit qu’Obama avait montré une maîtrise des sujets en politique étrangère lors du débat. Pour affirmer cela, il faut être sourd, et aveugle.

Chaque thème abordé par Barack Obama l’a été sur le mode du mensonge ou de la falsification. Et là encore, même la presse acquise à Obama aux Etats-Unis a dû relever de multiples affirmations erronées. En faire la liste serait fastidieux. Je me contenterai de donner quelques exemples :

Obama a dit qu’il n’avait jamais été envisagé de laisser des troupes en Irak. Des documents officiels du ministère de la défense américain montrent que le projet initial d’accord avec le gouvernement irakien impliquait de laisser dix mille hommes en Irak, et que c’est Barack Obama lui-même qui a pris la décision d’un retrait total.

Obama a dit que l’alliance entre Israël et les Etats-Unis n’avait jamais été aussi forte. Les paroles négatives d’ Obama concernant Israël au cours des quatre dernières années abondent, et ne sont pas difficiles à retrouver.

Obama a dit qu’il avait entendu d’emblée soutenir l’insurrection contre Bachar al Assad. Les déclarations d’Obama lui-même, ou d’Hillary Clinton parlant de Bachar al Assad comme d’un réformiste trois mois après que ce dernier ait commencé à tirer sur la population à la mitrailleuse abondent elles aussi.

Obama a déclaré que l’armée américaine n’avait pas besoin de vaisseaux de guerre supplémentaires car la défense a évolué

D’autres déclarations relèvent de la simple ignorance : prenant une pose suffisante, Obama a déclaré que l’armée américaine n’avait pas besoin de vaisseaux de guerre supplémentaires car la défense a évolué, et il a dit que l’armée n’utilisait plus de baïonnettes. Son propre ministère de la défense souligne la nécessité pour les Etats-Unis de se doter de vaisseaux de guerre supplémentaires pour endiguer la marine chinoise, et un simple examen de l’armement des troupes américaines suffit pour discerner que les troupes au sol sont encore équipées de baïonnettes. Ce degré d’incompétence chez un Président en exercice est consternant.

D’autres déclarations encore sont effroyablement révélatrices : Obama entend, a-t-il dit,, refuser que l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Ce qui signifie que l’Iran peut aller jusqu’à disposer de tous les moyens d’avoir une arme nucléaire sans que ce soit un problème pour Obama. Romney a précisé qu’il était contre la possibilité que l’Iran se dote des « capacités de disposer de l’arme nucléaire » : la différence est cruciale. Obama n’a pas condamné le régime de Téhéran, et a, de fait, réaffirmé qu’il laissait la porte ouverte à des négociations : Romney a souligné que des gens tels que les dirigeants iraniens devaient être considérés comme incitant à un crime contre l’humanité. Obama a ignoré les propos de Romney. Si Romney a déclaré que la Chine était un partenaire commercial des Etats-Unis et devait simplement arrêter de manipuler ses taux monétaires et de piller la propriété intellectuelle du reste du monde, et s’il a souligné la nécessité de poser des limites à l’expansionnisme chinois, Obama a parlé en termes de protectionnisme industriel vis-à-vis de la Chine, montrant ainsi qu’il n’a pas compris que l’économie américaine passe au stade post-industriel.

Lorsqu’il s’est agi d’économie, Obama a, une fois de plus, parlé d’ »investissements » pour définir des dépenses gouvernementales supplémentaires, comme tout socialiste de par le monde, et il n’a cessé de dire qu’il fallait procéder à du « nation building » aux Etats-Unis, donc à une reconstruction du pays par décision du gouvernement : pense-t-il lui-même qu’après quatre années de sa présidence, les Etats-Unis sont détruits ? S’incrimine-t-il lui-même ? Et si c’est le cas, pourquoi propose-t-il de l’étatisme supplémentaire après quatre années de ravages étatistes ?

L’inénarrable blog de la gauche caviar du Figaro, Obamazoom titrait hier : « Obama, champion du monde ». Effectivement, Obama est champion du monde : de l’imposture.

La plongée d’Obama dans les sondages est impressionnante.

L’imposture va sans doute prendre fin dans moins de deux semaines. Un prochain titre de l’Obamazoom pourrait être encore « Obama champion du monde ». Il suffirait d’ajouter : champion du monde de la plongée.

La plongée d’Obama dans les sondages est, de fait, impressionnante. Les deux instituts de sondage les plus fiables à ce stade, Rasmussen et Gallup, donnent Romney vainqueur avec une large marge (six à sept point chez Gallup). Ils donnent aussi Romney vainqueur dans les « swing states ».

La Floride, la Virginie, la Caroline du Nord et le Colorado ne sont plus des « swing states » à ce jour, mais des Etats passés dans la colonne Romney. L’Ohio et l’Iowa sont en train de glisser vers Romney. Le New Hampshire, le Wisconsin et le Nevada montrent des écarts très faibles et qui se resserrent.

Mitt Romney pourrait bien être le premier candidat à faire tomber un Président en exercice qui n’a pas eu de challenger dans son camp depuis huit décennies. Ce serait un événement historique et la possibilité pour ceux qui aiment les Etats-Unis de reprendre la formule de Ronald Reagan : « L’Amérique est de retour ».

Mon livre « Le désastre Obama » aurait alors des allures d’épitaphe. Il restera, parmi les opuscules des marchands d’illusions, le seul livre à avoir expliqué le désastre et le sursaut du peuple américain qui, trois ans après l’élan des tea parties est en train de porter Mitt Romney vers la Maison Blanche.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

PS. On vient d’apprendre, par le biais d’un témoignage devant la Commission d’enquête, que la Maison Blanche a été mise au courant de ce que l’attaque contre le consulat de Benghazi était une attaque terroriste deux heures après que l’attaque ait commencé. Je reviendrai sur ce dossier, comme je reviendrai sur le bilan de la politique étrangère d’Obama dans les prochains jours. Ceux qui veulent des références les trouveront dans mon dernier livre.

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