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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 novembre 2012
Encore 4 ans ? Ou beaucoup plus ?

Hussein Obama a été réélu avec 303 grands électeurs contre 206 pour Mitt Romney.

Ceux qui n’agitaient pas de drapeaux américains durant les meeting politiques ont gagné.

Les spécialistes conservateurs vont certainement, et avec talent, expliquer les erreurs de stratégie de campagne de Mitt Romney. Ils rappelleront qu’on voyait bien peu de stickers Obama sur les voitures, de panneaux sur les maisons, que les meetings d’Obama étaient vides et ceux de Romney pleins, et que ce dernier a manqué plusieurs opportunités. Les journalistes conservateurs soutiendront que les médias ont fait élire Obama, d’autres rappelleront que Reagan et Bush ont été élus malgré le déchaînement des médias.

Ma propre analyse est différente. Ce qui s’est produit dépasse Obama.

L’élection devait être serrée disaient tous les sondages, les sérieux comme les fantaisistes.

Serrée ? Avec un prix de l’essence à la pompe si haut ? Avec la gestion catastrophique de l’attaque terroriste de Benghazi ? Avec le chômage ? La baisse du pouvoir d’achat ? La crise ? Le doublement de la dette de l’Etat ?

Quelque chose de profond a changé aux Etats Unis que l’on ne pouvait pas percevoir en lisant les médias conservateurs, ni quand je discutais avec mes amis républicains, ni même avec mes amis démocrates.

Ce quelque chose est le changement de mentalité des nouvelles générations américaines, des blancs comme des latinos comme des noirs, et je ne crois pas que Obama soit responsable de ce changement.

Je n’ai jamais cru que Obama ait pu, en 4 ans, changer si profondément l’Amérique, qu’il ait pu diviser et monter les américains les uns contre les autres en si peu de temps. S’il a pu le faire, c’est que le terrain était fertile. Les mentalités étaient prêtes. Les changements déjà opérés, prêts à éclore ou déjà éclos et bouillonnants.

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La moitié des américains demande à être prise en charge par l’Etat. Elle demande qu’on l’assure sur sa santé, qu’on lui donne du travail, qu’on lui donne un crédit pour acheter sa maison, et qu’on le paye si elle n’arrive pas à payer. Elle ne demande pas à accéder au rêve américain car elle ne croit pas au rêve américain. Le rêve américain, il est réservé aux 1%, et ils sont responsables de 99% de leurs soucis.

La révolution des mœurs et des idées de 1968 est passée par là, et les conservateurs n’ont rien fait, et n’ont rien vu. Ils ont cru que le talent d’orateur et les immenses qualités de Mitt Romney permettraient aux américains de retrouver leurs esprits, leurs valeurs. Ils n’ont rien compris. L’esprit est parti et les valeurs sont ailleurs. La moitié des américains aspire à devenir un peuple assisté.

Il y a 20 ans, Obama n’aurait eu aucune chance, mais nous ne sommes pas il y a 20 ans. Mitt Romney a défendu des valeurs solides, que je défends et auxquelles je crois, mais des valeurs qui ont vieilli de 40 ans au mauvais moment.

Les américains veulent recevoir, ils veulent qu’on leur donne des choses, qu’on s’occupe d’eux et qu’on les aide. Lequel des deux candidats était en mesure de leur donner ce qu’ils demandent ?

Cela se fera en prenant aux plus riches pour distribuer aux plus pauvres ? Et alors ? Par une injuste ponction sur le fruit du travail des uns ? Et alors ? Cela se traduira par une montée du chômage ? Et alors, l’état sera là pour nous prendre en charge. Par une baisse du pouvoir d’achat ? C’est secondaire.

L’état prendra plus de décisions dans la vie de chacun, et réduira le champ des libertés individuelles ? Pas grave, seuls les nantis ont des libertés.

Mitt Romney dénonce que les valeurs défendues par Obama ne sont pas celles de l’Amérique ? Et alors, se disent 50% des américains, les valeurs ont changé.

Car c’est le temps de la revanche, comme disait Obama il y a quelques jours. Revanche contre des inégalités ressenties comme injustes, revanche contre des privilèges vécus comme immérités, et peu importe s’ils sont nés de l’égalité et de la liberté.

Les médias ont contribué à l’élection de Hussein Obama, c’est un fait.

Mais qui a renoncé aux médias et qui s’y est investi ? N’ont-ils pas, les gauchistes, mérité et reçu le fruit de leur investissement ? Les journalistes ont abandonné la neutralité, l’éthique, pour faire du journalisme engagé. Cela sonne familier aux oreilles des Français, mais est-ce nouveau ? Cela a commencé pendant la guerre du Vietnam. Les conservateurs ont-ils réagi ? Non, ils ont pleurniché.

Les professeurs d’universités, anciens activistes de 68, forment les élites de demain dans le moule libéral (au sens américain du terme) : c’est l’Amérique nouvelle qui a fabriqué Obama, et non l’inverse. Les conservateurs ont-ils réagi ? Non, ils ont ignoré.

L’Amérique nouvelle s’est éloignée des pères fondateurs pour aller vers les indignés fondateurs.

L’Amérique nouvelle ne veut plus dominer le monde, ni protéger la démocratie. Elle veut faire des compromis et des alliances avec les terroristes islamiques. Les attaques terroristes continueront ? Ce sera la faute à pas de chance, où à des loups isolés.

Les leçons de cet échec dépassent de très loin l’issue du scrutin. Elles étaient à comprendre même si Romney l’avait emporté. Elles n’ont pas été apprises il y a 4 ans, car les analystes étaient convaincus que la couleur de sa peau a fait élire Obama.

Le feront-elles maintenant ?

J’avoue douter. Je les vois se rassurer parce qu’ils vont avoir raison. Je les vois dénoncer la hausse du chômage qu’ils ont prédite et qui va arriver, la baisse de la croissance qu’ils ont annoncée et qui va se produire, l’explosion de la dépense et de la dette publique qu’ils ont redoutée et qui arrive. Je ne les vois pas dénoncer leurs raisonnements, leurs pleurnicheries, leurs réflexes, faire leur auto-critique et leur auto-examen d’échec.

Le changement de monde est en marche accélérée. Google, Facebook et Apple sont ce monde en marche.

L’un des grand-pères de l’internet, mon ami Avram Miller, est démocrate. Sans lui, internet tel qu’on le connait n’existerait pas, ni Dreuz. Il a fait exister l’internet en s’appuyant sur des valeurs capitalistes. Dreuz est là pour contribuer au travail des idées.

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