Publié par Abbé Alain Arbez le 13 novembre 2012
Musulman tunisien converti au christianisme

J’ai lu avec intérêt dans « La Tribune de Genève » la biographie de cette femme originaire de Carcassonne, convertie à l’islam lors de son mariage, qui milite à Meyrin dans le parti des Verts et dans le canton de Genève comme présidente d’association culturelle musulmane. Le cas de figure d’une telle conversion est connu, et je ne me permettrais pas de commenter le choix de cette personne, puisqu’il relève de sa conscience.

Mais je remarque tout de même que si cette possibilité de changer de religion existe en Suisse et dans les pays démocratiques, et que cela peut même faire l’objet d’un article dans la presse locale, elle est totalement interdite dans les pays islamiques et les musulmans qui deviennent chrétiens sont condamnés à mort. D’une manière générale, les plus discriminés et persécutés dans le monde en 2011, selon les chiffres officiels, ce sont les chrétiens, en particulier dans les pays où règne la loi de l’islam.

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Mais surtout, je reste perplexe en lisant dans son interview que, alors adolescente, cette dame a été « exclue du catéchisme parce qu’elle posait trop de questions » (sic). Voilà une affirmation bien paradoxale, car dans la catéchèse chrétienne, on incite au contraire les jeunes à poser des questions pour approfondir la foi et ouvrir le dialogue. Le questionnement fait fondamentalement partie de la tradition judéo-chrétienne.

On pourrait en revanche demander à Barak Obama s’il pouvait poser beaucoup de questions lorsque lui-même adolescent il devait apprendre par cœur le coran dans une madrassa d’Indonésie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

La réponse ci dessus a été publiée aujourd’hui dans La Tribune.

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