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Publié par Michel Garroté le 22 novembre 2012

Michel Garroté, réd en chef – J’ai été l’un des premiers à signaler, dès le tout début, qu’avec la crise économique, l’Europe ne peut pas se permettre le luxe de verser des centaines de milliards d’euros aux Grecs, si ceux-ci se laissent embrigader par la gauche et l’extrême-gauche et l’extrême-droite (photo ci-dessus), au risque de déclencher une guerre civile et la ruine définitive de leur pays. Je persiste à croire qu’il n’y aura pas simplement « une révolte sociale sans précédent », mais, ce qui est bien pire, une guerre civile et la ruine définitive de la Grèce. Avec un risque majeur de contagion dans d’autres pays européens. A ce propos, je note que les Grecs, lors de leurs manifs, traitent Angela Merkel en particulier et les Allemands en général de « nazis ». En France et au Portugal, ce n’est guère mieux. L’extrême-droite, une partie de la gauche et l’extrême-gauche, y parlent comme les Grecs : ils jouent avec des allumettes dans un buisson sec.

Pour des raisons électorales et démagogiques, ils n’hésitent pas à prendre le risque de déclencher une « guerre civile européenne » dans laquelle la crise économique et le repli communautariste seront les principaux facteurs de troubles. Vu sous cet angle, l’irresponsabilité de certains politiques grecs, portugais et français (voyez le suffisant et insuffisant Montebourg) est une irresponsabilité de pyromane. Je me souviens du Liban en 1975. Des politiques y jouaient avec des allumettes. Il s’en est suivi une guerre dite civile qui dura 15 ans ; et dont les méfaits politiques et économiques se font encore sentir aujourd’hui, en 2012.

Le plus douloureux, c’est que les citoyens des Etats membre de l’Union Européenne ont de bonnes raisons d’en avoir plus qu’assez et il serait trop facile de les rendre seuls responsables des éventuels troubles à venir.

Or à ce propos justement, il se trouve que les chefs d’État et de gouvernement européens se rencontrent aujourd’hui, jeudi 22 novembre, pour un sommet consacré aux dépenses de l’Union Européenne de 2014 à 2020, avec un budget astronomique de 1’000 milliards d’euros sur sept ans. Le Premier ministre britannique David Cameron a dit qu’il est prêt à utiliser son droit de veto à toute augmentation des dépenses. L’Allemagne, l’Italie, la Suède, les Pays-Bas et la Finlande veulent eux aussi compresser les dépenses de l’UE. Le coût exorbitant des innombrables (55’000 !) fonctionnaires européens pourrait être révisé. David Cameron a déclaré il y a peu : « La meilleure de la journée, c’est quand même que 16% des salariés de la Commission européenne gagnent plus de 100’000 euros » par an.

En arrivant ce matin à Bruxelles pour ce sommet, le Premier ministre britannique a défendu le rabais sur la contribution britannique et fustigé le projet de budget en discussion : « Je ne suis pas du tout content. Il s’agit de négociations très importantes. Clairement, à un moment où nous allons prendre des décisions très difficiles en interne sur les dépenses publiques, il est inopportun qu’il y ait des propositions pour cette augmentation de dépenses dans l’Union européenne. Alors, nous allons négocier durement pour obtenir un bon accord pour les contribuables britanniques et européens et pour conserver le rabais britannique ».

Le président du Conseil Van Rompuy a certes coupé 500 petits millions dans l’enveloppe des frais d’administration, mais sur un total de frais d’administration de 63 milliards et avec un budget total pour 2014-2020 de 1’000 milliards d’euros. Les États membres ont déjà refusé en 2011 les augmentations de salaires découlant de l’indexation et s’apprêtent à recommencer en 2012. C’est presque une plaisanterie. En effet, en temps de crise, l’objectif devrait être de réduire ces salaires ; et non pas de refuser de les augmenter.

La Commission européenne propose de réduire les effectifs de 5%, de limiter les promotions à l’ancienneté, de couper dans les avantages sociaux et de faire davantage appel aux contractuels. Proposer de réduire les fonctionnaires de seulement 5% alors que ceux-ci sont au nombre de 55’000 est encore une plaisanterie. Car les mesures en période de récession devraient être de réduire de 15% par an les effectifs et de supprimer une partie importante des prérogatives de la Commission européenne, ce qui à son tour permettrait de réduire drastiquement le budget pharaonique 2014-2020 actuellement devisé à 1’000 milliards d’euros.

Récemment, j’ai lu sous la plume d’un auteur réputé libéral (extraits) : « Le point commun de ces gouvernements est de se référer à l’Europe et c’est là que l’on rencontre Angela Merkel. Elle n’est certes pas seule à la manœuvre, mais le poids économique de l’Allemagne est tel que son influence est prépondérante. Il reste à comprendre, si possible, pourquoi Angela Merkel s’est engagée dans cette voie sans issue pour le continent. Comme toujours dans les démocraties falsifiées que nous connaissons, il y a un méli-mélo. Aux intérêts bassement électoralistes, s’ajoute le poids des idéologies. Il peut y avoir aussi de l’ignorance ».

J’avoue ne pas comprendre que l’on puisse stigmatiser les Allemands de façon aussi injuste. Les faiseurs d’opinion français ignoreraient-ils l’histoire de l’Europe de 1945 à nos jours ?

Pour ce qui me concerne – cela sera ma conclusion – je note que le projet européen de l’immédiate après-guerre a échoué. Je veux parler de l’Europe de Jean Monnet, Robert Schuman et Konrad Adenauer (photo ci-dessus). En 2012, l’Union Européenne est un système bureaucratique arrogant et ruineux. La Commission européenne est une administration composée d’apparatchiks en surnombre, surpayés et dotés de prérogatives à la fois liberticides et appauvrissantes pour les citoyens des Etats membres de l’UE. Avec la crise économique, la migration mahométane de peuplement (photo au bas de l’article), l’étatisme et le supra-étatisme, ainsi qu’une démographie trop faible, l’Europe est une entité de second rang face aux grandes puissances et face aux puissances émergentes.

La germanophobie grandissante, y compris en France, peut dégénérer, le peuple allemand en ayant assez de devoir passer à la caisse pour les autres, tout en subissant le rôle – injustifié et ingrat – de tête de turc, si l’on veut bien me passer l’expression. L’Europe libérale des Nations n’existe plus. L’on ne peut exclure dans les mois à venir, des guerres sociales, des guerres civiles et des guerres intra-européennes. Un tel scénario équivaudrait à un retour au climat des années 1930-1940. Et personne ne sait comment débuterait et comment finirait un tel scénario catastrophe.

C’est à croire que les dirigeants et les politiciens des Etats membres de l’Union Européenne n’ont tiré aucune leçon du passé. Ils jouent avec le feu. Ils pourraient un jour faire l’objet d’une vindicte populaire qui les enverrait dans un autre monde. Tout ceci est à la fois pathétique et affligeant.

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Et le cas échéant les sources citées

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/21/20002-20121121ARTFIG00663-budget-europeen-une-bataille-a-1000-milliards-d-euros.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/11/21/20002-20121121ARTFIG00671-55000-fonctionnaires-europeens-dans-le-collimateur.php

http://fr.euronews.com/2012/11/22/touche-pas-a-mon-rabais-britannique-dans-le-budget-europeen/

http://www.upjf.org/fr/5282-eurabia-:-reponse-aux-complotistes-par-bat-ye-or.html

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