Publié par Guy Millière le 6 novembre 2012

J’ai dû me rendre aux États-Unis pour des raisons personnelles, à la dernière minute, et c’est depuis Los Angeles que j’envoie ces quelques mots.

Je tiens d’abord à dire que la dévastation créée par la tempête Sandy sur la côte Est est immense, et l’action du gouvernement fédéral très inefficace.

A l’heure où j’écris ces lignes, des centaines de milliers de gens n’ont toujours pas l’électricité, la pénurie de carburants commence tout juste à se résorber. Des scènes de désespoir se produisent. L’avion que j’ai emprunté a survolé le New Jersey et d’immenses zones inondées étaient très visibles. Obama n’a passé que quelques heures sur place. Moins que Bush au moment de Katrina, mais les grands medias ne le diront pas. Obama a bénéficié d’une légère remontée au moment de la tempête. Cette remontée est achevée.

Quand bien même les sondages indiquent un résultat plus serré, voire favorable a Obama, je m’en tiens à mon analyse.

Je dirai ensuite que quand bien même les sondages indiquent un résultat plus serré, voire favorable a Obama, je m’en tiens à mon analyse. Les sondages ne tiennent compte ni du vote des indépendants en faveur de Romney, ni du plus grand enthousiasme mobilisateur des Républicains, ce qui les conduit à des résultats biaisés. Romney attire des foules immenses, ce qui n’est pas le cas d Obama. Un signe me semble notable : je n’ai vu, en une journée en voiture à San Francisco, qu’un seul autocollant pour Obama. En 2008, il y en avait des dizaines. Mes amis démocrates de San Francisco (j’ai des amis démocrates) semblent très inquiets et s’attendre au pire pour leur candidat, ce qui est significatif. La campagne Obama, par ailleurs, diffuse des messages disant aux militants de ne pas se démobiliser si les premiers résultats sont mauvais, ce qui est plus significatif encore. Si même chez Obama, on ne croit guère à la victoire, qui pourra y croire ?

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Je dirai enfin que la tonalité des discours est significativement différente. Romney parle en président et en rassembleur. Obama n’a tenté de se poser en rassembleur qu’au cours des dernières heures de campagne. Avant, il était constamment en mode négatif et colérique. Il a même dit que voter était une “revanche”. Sur qui ? Il ne l’a pas dit. Mais la campagne d’Obama a été l’une des plus sordides de l’histoire des États-Unis.

Je commenterai les résultats très vite. Ils seront connus ici dès 7h sur la côte Est, 4 h sur la côte Ouest où je suis.

Un indicateur pour ceux qui me lisent : si le Virginie donne une victoire nette à Romney, tout sera joué, et ce sera le début d’un raz de marée républicain. Si Romney gagne de façon serrée, ce sera le début d’une longue nuit de suspense. Si Obama gagne le Virginie ce sera très mauvais signe. Et cela pourrait indiquer une victoire de dernière minute pour Obama.

La suite demain, et mes amitiés à ceux qui me lisent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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