Quantcast
FLASH
[23/04/2019] #Wisconsin : une arabo-israelienne admet avoir planifié des attaques terroristes aux États-Unis  |  Lourdes : Un homme tire des coups de feu et se retranche dans une maison, le RAID sur place  |  [22/04/2019] Qui en doutait ? Les attentats au Sri Lanka revendiqués par un mouvement local de la religion de paix d’amour et de tolérance, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ)  |  Effet Trump : Le secrétaire d’État Mike Pompeo annoncera qu’à compter du 2 mai, le département d’État n’accordera plus de dispense de sanctions à aucun pays qui importe actuellement du pétrole iranien  |  [21/04/2019] L’acteur juif Zelinskiy vient de remporter haut la main les élections présidentielles en Ukraine  |  Des écoles de Barcelone retirent 200 livres jugés sexistes de leurs bibliothèques : dont le petit chaperon rouge et la belle au bois dormant.. Les ayatollahs de la bien-pensance nous étouffent  |  Attentats Sri Lanka mise à jour : 200 morts, 525 blessés, 8 bombes  |  Le bilan provisoire des attentats du Sri Lanka se monte à 130 morts, et plus de 460 blessés  |  [18/04/2019] #Sarthe : Prise d’otages au supermarché Super U de Bessé-sur-Braye, les gendarmes sur place  |  Effet Trump: Les demandes hebdomadaires de prestations d’assurance-chômage chutent pour la cinquième semaine consécutive, tombant au niveau le plus bas depuis septembre 1969  |  Effet Trump: Les ventes au détail aux États-Unis augmentent au rythme le plus rapide depuis septembre 2017  |  Le président israélien Rivlin vient de charger Netanyahou de former son 5e gouvernement  |  [16/04/2019] Omar Barghouti : « j’ai fondé BDS pour boycotter Israël, pourquoi suis-je boycotté et interdit d’aller aux Etats-Unis ? »  |  Elections israéliennes : après tous les recomptes, Naftali Bennet et Ayelet Shaked sont retoqués  |  Notre Dame : Si les entreprises de rénovation sont coupables alors leurs assurances payerons. Le fait qu on accepte les dons laisse craindre que c’est un attentat  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Michel Garroté le 5 janvier 2013

Pétain

Michel Garroté, réd en chef – Décidément, la gauche politico-médiatique parisienne est parmi ce qu’il y a de plus ringard et sectaire en ce bas-monde. Un acteur et entrepreneur français, pour des motifs qu’il a décidé avec son plein libre-arbitre, change de nationalité et de pays. Un choix tout-à-fait courant et banal de nos jours. Mais pour la gauche politico-médiatique parisienne, c’est l’occasion de se livrer à une véritable délation néo-pétainiste, à un lynchage, et, même, à une incitation à la vindicte populaire. Mi-Robespierre, mi-Pétain, les gauleiters de la caste des faux-culs donneurs de leçons passe ses journées à s’acharner sur Gérard Depardieu, soudain devenu fauteur de tous les malheurs de la terre. Les bouseux endimanchés de la République socialiste française auraient préféré voir Depardieu dans le rôle suicidaire de l’agneau qui mange avec le loup, du cochon apprenti-charcutier.

Terreur

A ce propos, sur lexpress.fr, Philippe Manière écrit cette chronique (extraits adaptés ; cf. lien vers source en bas de page) : Il est normal que l’exil fiscal de Gérard Depardieu ait fait causer, et même qu’il ait choqué : sa décision était fondée sur son seul intérêt personnel. L’égoïsme est moralement critiquable, mais suffit-il à ôter toute légitimité aux démarches de ceux qui en font montre ? Peut-on, sur ce seul constat, leur reprocher un « comportement minable », les accuser de « déserter », voire les qualifier de « traîtres » – pour ne retenir que les commentaires les moins grossiers ?

Philippe Manière : Dans un pays libre, l’égoïsme est un droit – d’ailleurs, cela seul, quand on y pense, fait que la générosité est méritoire. Dans un pays libre, partir aussi est un droit. Le propre des dictatures est d’interdire tout départ et, pour ceux qui s’en vont malgré tout, de les déchoir de leur nationalité (comme l’a proposé pour Depardieu le député PS Yann Galut) puis de confisquer leurs biens (ce que son collègue Jérôme Lambert n’a pas manqué d’ajouter). Sans s’en aviser, les détracteurs de Depardieu semblent s’être ingéniés, par leurs outrances – dont certaines glacent les sangs – à lui fournir de vraies raisons de quitter le pays.

Philippe Manière : On me dira que j’exagère, que quelques ministricules mal embouchés ou députés incultes ne donnent pas le « la » et que le gouvernement n’a jamais brandi de telles menaces. Mais l’exécutif a-t-il officiellement pris ses distances vis-à-vis de ces billevesées, ne serait-ce qu’au nom de l’image de la France ? Pas que l’on sache. On m’objectera aussi que Depardieu ne fuit pas parce que sa liberté de conscience ou sa sécurité sont en danger. J’en conviens, Obélix est loin d’être un refuznik.

Philippe Manière : Pourtant, lorsque l’acteur se dit maltraité, on ne peut lui donner tort. Dès 2012, avant même la fameuse tranche à 7 %, on pouvait, en cumulant tous les impôts, être redevable au percepteur de plus de 85% de son revenu, voire être dans la nécessité de céder une partie de son patrimoine pour payer la facture. Si cela n’est pas confiscatoire, alors les mots n’ont plus de sens. Or le droit de propriété est l’une des libertés publiques dont jouit chaque citoyen français. Même la Constitution de l’an II (24 juin 1793), pourtant quasi bolchevique, la décrivait comme un droit sacré et inaliénable.

Philippe Manière : Hélas, les libertés publiques n’intéressent pas nos belles âmes. Ce qui les préoccupe, c’est la « justice sociale » – aspiration à laquelle on ne peut que souscrire, mais si protéiforme qu’on peut tout lui faire dire. C’est ainsi en son nom qu’on ordonne aujourd’hui à Depardieu et à tous les « riches » de se laisser tondre au motif qu’ils auraient bien assez pour vivre. « 120 millions de dollars [fortune estimée de Depardieu], cela laisse un peu de marge, non ? », grincent ainsi deux intellectuels dans Libération. Comme si les libertés publiques, universelles, pouvaient être découpées par population cible, réservées à certains citoyens, au motif qu’ils sont démunis, et déniées à d’autres, parce qu’ils ne le sont pas.

Philippe Manière : Dans le fond, c’est l’ignorance parfaite où sont beaucoup de nos intellectuels et responsables politiques de ce qu’est vraiment l’Etat de droit, c’est leur désintérêt complet pour les principes fondateurs de la République et même, plus trivialement, pour la logique élémentaire, qu’a révélés l’affaire Depardieu. Nolens volens, l’acteur a permis que s’exprime à découvert une certaine pensée française s’autorisant de sa prétendue vertu pour n’être ni tolérante ni même rigoureuse. De quoi Depardieu est-il le nom ? De la confusion intellectuelle et politique extraordinaire qui ravage aujourd’hui notre pays et ses représentations collectives, conclut Philippe Manière. (Fin des extraits adaptés de la chronique de Philippe Manière parue sur lexpress.fr ; cf. ci-dessous lien vers source et biographie de l’auteur).

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Et source :

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/affaire-depardieu-dans-un-pays-libre-l-egoisme-est-un-droit-partir-aussi_1205559.html

Chroniqueur, Philippe Manière a été journaliste au Quotidien de Paris, au Nouvel Economiste et au Point. Il a été rédacteur en chef de L’Expansion. Il a été à la tête de l’Institut Montaigne avant de créer Footprint > consultants, qu’il dirige aujourd’hui.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz
%d blogueurs aiment cette page :