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Publié par Elie Levy le 17 janvier 2013

Drapeau de la Palestine 1920

1- Un peu d’histoire

Le peuple juif a une histoire, une histoire millénaire, connue de tous et transmise de génération en génération par un livre que les confessions chrétiennes appellent « Les Saintes Ecritures », et que l’on désigne communément du nom de Bible, mot grec qui signifie : le livre.

On jugera du degré d’information de certains propagandistes arabes, puisque souvent, dans un passé récent, cette propagande a voulu confondre le nom antique de la ville, aujourd’hui libanaise de Byblos avec le mot grec Biblos : le livre !!

La patrie du peuple juif était la Palestine, sa capitale Jérusalem. C’est là que le roi Salomon, mille ans avant notre ère, édifia son Temple à l’Eternel.

Qui sont les Palestiniens si ce n’est justement les juifs ?

Sans doute le terme de Palestine vient-il probablement du nom de la peuplade côtière des Philistins, avec lesquels les juifs eurent souvent maille à partir. On ne sait pas exactement à quoi rattacher ces Philistins, ni s’ils étaient des Sémites comme les Phéniciens qui s’établirent dans les ports de Tyr et de Sidon.

Au moment de la prise de possession du terrain par les Hébreux, la Palestine était une terre de nomadisme où se rencontraient les peuplades les plus diverses : des Indoeuropéens, des Asianiques, et que commençaient d’envahir les Sémites. Abraham, « père de tous les croyants » ne venait-il pas d’Ur en Chaldée ? Toutes les tribus nomades qui venaient du sud et du sud-est entretenaient entre elles et avec les Hébreux les relations habituelles de ces primitifs : tantôt hostiles avec des actes de pillage, tantôt amicales, avec des alliances de bon voisinage ou de liens matrimoniaux.

Enserré entre ses puissants voisins de l’est et du sud-ouest, Assyriens, Chaldéens, Perses, Hittites ou Egyptiens, l’état juif eu un mérite certain à se maintenir ainsi dans son unité.

Les puissants potentats qui ne purent le briser emmenèrent ses fils et ses filles en captivité, mais les Hébreux revinrent de Babylone aussi unis, aussi fidèles à leur foi que lorsqu’ils s’étaient échappés d’Egypte sous la conduite de Moïse.

Il fallut la puissance de Rome pour asservir la nation juive. Encore que, les procurateurs romains avaient l’ordre de respecter les traditions, et Jérusalem demeura interdite aux aigles et aux enseignes des légions romaines.

Malgré cela, malgré la dispersion, malgré la fuite de ceux qui ne voulaient pas se soumettre, la lutte continua pendant plus d’un demi-siècle.

L’empereur Hadrien fit alors raser Jérusalem et construire sur ses ruines une colonie, à laquelle il donna le nom nouveau d’Aelia Capitolina. Cette fois-ci l’état juif était bien détruit. Mais sous les empereurs chrétiens, en particulier Constantin, la ville connut une magnifique renaissance.

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Prise une première fois par les Perses de Chosroês en 614, reprise par l’empereur Héraclius en 629, elle fut conquise par les Arabes d’Omar en 636.

Et si la magnifique mosquée, qui perpétue le nom de ce conquérant, se dresse à Jérusalem, c’est sur les ruines du Temple qu’elle a été construite. Le fameux Mur des Lamentations reste le dernier vestige de cette construction sacrée, pour lequel les juifs ont conservé jusqu’à aujourd’hui une grande vénération.

Aux Arabes succédèrent les Turcs. Puis, en 1099, les Francs.

Et depuis le XIVe siècle, Jérusalem, capitale de l’Etat d’Israël, fut possession des Mameluks, des Circassiens, et enfin des sultans de Constantinople. Elle était possession turque lorsque les forces franco-britanniques du Général Allenby, dont faisait partie une légion juive, y firent leur entrée en 1917.

Pendant ces longs siècles, Jérusalem, toujours aimée et toujours chantée, toujours désirée par les juifs du monde entier, n’a jamais été la capitale d’un autre royaume que celui des juifs (si l’on excepte le court intermède de Godefroy de Bouillon). Et il ne viendrait à l’idée de personne, en France, de revendiquer la possession de Jérusalem au nom du royaume des Croisés.

Il faut en convenir : Romains, Byzantins, Perses, Francs, Mameluks, Circassiens, et Turcs n’ont jamais été que des conquérants, et nul Etat palestinien n’a jamais voulu s’établir sur les ruines de l’Etat juif (y compris pendant le règne ottoman, y compris en 1947 lorsque l’ONU l’a proposé, y compris en 1948 lorsque la Jordanie a conquis Jérusalem, et y compris en 2011 lorsque les habitants arabes de Jérusalem Est ont demandé à être rattachés à Israël en cas de partage).

Si les Arabes, au VIIe siècle, ont à leur tour conquis la Palestine et marqué sa capitale du signe de leur domination, ils ne l’ont pas fait pour satisfaire des revendications nationales, religieuses ou ethniques, mais simplement dans cet esprit de conquête qu’animait le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte (ou la guerre juste), c’est à dire le fanatisme religieux au service de l’esprit de conquête.

Cette terrible marée humaine qui roula à travers tout le Maghreb entraîna dans son raz-de-marée Berbères, Latins, Phéniciens de Carthage, Vandales et Wisigoths, pour s’en aller conquérir l’Espagne. Ils poussèrent jusqu’en France où ils furent battus à Poitiers un siècle plus tard, mais ils se maintinrent plus de sept siècles encore en Espagne, où ne subsistent plus que quelques noms de rivières comme Guadalquivir (Guad al Kibir) ou des monuments imposants comme l’Alcazar (al Khazar), ou l’Alhambra (al ambra).

Va-t-on entendre parler bientôt d’une revendication arabe sur Gibraltar, l’antique Djebel al Tarik ou sur Séville ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Elie Levy pour www.Dreuz.info

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