FLASH
[20/01/2018] France : Mutinerie en cours à la prison de Maubeuge, des dizaines de détenus regroupés, forces de l’ordre sur place  |  [19/01/2018] Agression motivée par l’islam- 2 surveillants de la prison de Borgo (Corse) ont été agressés à l’arme blanche ce matin par un détenu. Ils sont blessés, l’un gravement. Selon un délégué syndical, le détenu a hurlé : « Allah Akbar » (Corse-Matin)  |  L’incident de la Yeshiva de Bonneuil-Sur-Marne (94), où deux juifs ont été heurtés par une voiture ne semble pas au premier abord être un acte terroriste. C’est un accident de la circulation. Le chauffeur est en garde à vue (source RSB News)  |  [18/01/2018] Communiqué ministère de la Santé iranien: 36 000 morts par la pollution de l’air en 2017. Téhéran : 4 810 morts par la pollution de mars 2016 à mars 2017  |  Alain Soral a été condamné aujourd’hui en appel à 10.000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, pour avoir publié sur son site un dessin négationniste  |  Mutinerie à la prison de Fleury-Mérogis : 123 détenus refusent de regagner leur cellule  |  Cette nuit, Tsahal et la police ont localisé les terroristes islamistes palestiniens qui ont assassiné le Rabbin Raziel Shevach le 9 janvier. Repérés, les colons arabes ont ouvert le feu. 1 a été tué et 2 autres ont été appréhendés. 2 policiers ont été blessés  |  [17/01/2018] Des Israéliens se sont rendu dans la capitale juive pour prier au Mont du Temple. Sans la présence des forces de sécurité, ils auraient été décapités aux cris d’Allahou Akbar – et l’UE veut faire croire qu’il faut partager la ville !  |  3 pays dans le monde (à part les USA), ont une rue Martin Luther King: le Sénégal, le Brésil, et Israël (King était profondément pro-israélien) – ça ne rime pas bien avec Apartheid  |  Eric Trump, votre père est-il raciste ? Mon père n’est pas raciste du tout, en fait, il ne voit qu’une seule couleur : le vert, l’économie !  |  Examen médical de Trump (par le médecin d’Obama): il ne boit pas, ne se drogue pas, ne fume pas, est en excellente santé physique et mentale – et a des gênes pour vivre 200 ans ! »  |  Pendant la nuit, Tsahal a arrêté en Judée Samarie 16 colons arabes suspectés de terrorisme  |  [15/01/2018] La gauche, toujours du côté du mal : Sadiq Khan, le maire de Londres, n’accueillera pas le président Trump, mais en 2001, il a représenté le prédicateur de haine Louis Farrakhan qui disait que les juifs sont des « suceurs de sang » et Hitler un « très grand homme »  |  Religion d’amour et de paix : en Irak, au moins 8 morts et 40 blessés dans un double attentat à Bagdad  |  [14/01/2018] Abou Hamza Hamdan, un terroriste du Hamas, a été éliminé lors d’un attentat à la voiture piégée à Sidon, au Liban  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Michel Gurfinkiel le 5 février 2013

9782738128836

La Bible, matrice du totalitarisme ? Armand Laferrère anéantit en trois cents pages le dernier sophisme à la mode.

Normalien, énarque, directeur d’Areva au Canada, en Russie, au Japon, Armand Laferrère perpétue la tradition, si française, des hauts fonctionnaires lettrés. Mais s’il pense avec méthode, il n’oublie pas pour autant, de penser par lui-même. Donc à contre-courant.

Son précédent essai, L’Amérique est-elle une menace pour le monde ?, paru en 2008 chez Lattès, démolissait, thème après thème, les anti-américanismes, de droite ou de gauche. Avec La Liberté des Hommes, Lecture politique de la Bible* qui vient de sortir chez Odile Jacob, il fait justice d’un autre sophisme à la mode : l’idée que le monothéisme biblique, et par voie de conséquence la tradition judéo-chrétienne, serait la matrice de tous les totalitarismes. « Le principal inconvénient de telles déclamations », note-t-il, « est qu’elles s’appuient sur une lecture que l’on peut courtoisement décrire comme prodigieusement superficielle ».

Laferrère est né dans une famille calviniste. Il a découvert la Bible dans la célèbre traduction de Louis Second, un pasteur genevois du XIXe siècle. Avant de redéchiffrer l’Ancien Testament dans l’original hébreu. Et d’affiner enfin son approche à travers l’archéologie, l’anthropologie et la critique des textes. La Bible, Livre des Livres, ou plutôt bibliothèque rassemblant des récits, des chroniques et des lois rédigés pendant un millénaire au moins, parle autant de politique que de Dieu, c’est vrai. Mais qu’enseigne-t-elle sur ce plan ? La théocratie, la pensée unique, l’Inquisition, voire le génocide, comme le soutiennent un Richard Dawkins, un Jean Soler, un Michel Onfray ? Non, la liberté. Comme idéal. Et comme méthode.

Cela se vérifie à chaque page, à chaque verset. Et cela tient à un thème clé : l’Exode, la libération des Hébreux après un long esclavage en Egypte. Sans cesse, la Bible y revient. Sans cesse, les commandements divins, à commencer par le Décalogue, le rappellent. « Grande originalité », note Laferrère, par rapport aux récits fondateurs des autres peuples, qui célèbrent plutôt une origine divine ou des victoires. Et source de révolutions morales si profondes, si irrésistibles, qu’elles forment aujourd’hui notre seconde nature : qu’il s’agisse du repos du septième jour, de l’affranchissement des esclaves et des serfs, ou l’amour de l’étranger et des plus faibles.

Mais ce que Laferrère tient pour plus importante encore, c’est la révolution civique que la Bible véhicule. En premier lieu, le Livre des Livres ne pratique pas le culte des grands hommes ; ou plutôt, il les décrit, à commencer par Abraham, David et Moïse, avec une objectivité absolue, sans chercher à celer leurs travers ou leurs fautes. Ensuite, il ne divinise jamais les rois, contrairement aux autres civilisations de l’Orient ancien. Et il leur oppose de nombreux contre-pouvoirs : le peuple et les Anciens, dont l’assentiment est presque toujours nécessaire, mais aussi et surtout les prophètes, qui ne sont pas tant des voyants que des censeurs (Samuel face à la monarchie naissante, Nathan face au roi David, Elie face à Achab et Jezabel…), et enfin les juges, institués avant la monarchie et qui lui survécurent.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Pour Laferrère, ce schéma – liberté d’opinion et séparation des pouvoirs – a directement inspiré, via le « sacre paulinien de la conscience individuelle », la démocratie occidentale moderne, au moins autant que la pensée grecque. Une intuition qui rejoint l’intérêt croissant des politologues contemporains pour l’ « hébraïsme politique » : le mouvement qui, du XVIe au XVIIIe siècles – de Bodin à Montesquieu, et de Selden à Locke – s’est inspiré des sources bibliques et juives pour refonder la Chrétienté. Et susciter, ultérieurement, l’Occident au sens large. Ou si l’on préfère, le Monde libre.

La Liberté des Hommes, Lecture politique de la Bible* Par Armand Laferrère. Editions Odile Jacob, 301 pages, 23,90 euros.

© Michel Gurfinkiel 

L’article original peut être consulté sur le blog de Michel Gurfinkiel

* En achetant le livre avec ce lien, vous bénéficiez d’une remise de 5%, et vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz