Publié par Salem Ben Ammar le 7 février 2013

imgres-1

Deux mères me manquent cruellement ma mère et ma patrie.

Celle qui m’a donné la vie et celle qui a donné du sens à ma vie.

La lumière s’éteint sur elles comme elle va s’éteindre sur moi

La vie a-t-elle du sens quand on perd deux amours à la fois ?

La terre qui vient de les ensevelir sera un jour la mienne

Aucune force ne peut m’aider à vaincre ma douleur himalayenne

En perdant les deux sources qui irriguent ma vie d’un seul coup

Mon existence est comme un champ de ruine livré aux loups

Orphelin à tout jamais de mes deux mères, quel destin amer

Ma Tunisie est morte, ma mère est morte, ma vie est enfer

Ce monde où règnent les charognards, est un monde infâme,

Il n’est pas le leur, non plus le mien, le nôtre est humain

Policé, sublime et brillant comme un diamant dans son écrin

Dépourvu de ma substance vitale et de ma moelle épinière

Plus de force, plus de souffle de vie, plus d’atout-maître

La partie qui reste à jouer, est déjà perdue avant d’avoir débuté

Mon univers s’est écroulé, plus rien auquel je peux m’arc bouter

Quel chemin emprunter, dans un monde obscur et sans lumière

Du haut de la falaise, j’entends le vent hurler sa colère sur la mer

Fracassant les vagues à ses pieds, aux écumes grises et noires

Les couleurs de la rage non pas de vaincre mais d’échoir

Sur les rives mystérieuses de ce monde où sont mes deux mères

Que sera ma vie sans elles, alors qu’elle a perdu toute sa saveur.

Devenu comme un bateau ivre, les vagues en feront leur festin.

Plutôt finir dans les ventres des requins que cet amer destin.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Salem Ben Ammar pour www.Dreuz.info

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

13
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz