Publié par Jean-Patrick Grumberg le 11 février 2013

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Trois civils ont été tués hier dimanche dans les affrontements qui ont opposé un groupe de jihadistes aux forces françaises et maliennes à Gao, dans le Nord du Mali, et ont fait 17 blessés, apprend-on ce lundi de sources militaires et médicales.

A l’hôpital, « nous avons reçu 15 blessés par balle, tous civils », a indiqué un médecin urgentiste, Fatoumata Kanté. « Les blessés étaient tous civils, nous n’avons reçu aucun islamiste », a confirmé le chirurgien Jiteye Moulaye.

Deux civils morts reposent a la morgue, tandis qu’un troisième cadavre, lui aussi civil selon des proches, a été retrouvé dans la cour du gouvernorat proche des combats, selon un journaliste de l’AFP.

Un commerçant du marché de Gao, où se situe le commissariat dans lequel les jihadistes s’étaient retranchés, évoque « cinq personnes mortes (…) tuées par des balles perdues ». « C’étaient des commerçants dans le marché, des frères », a ajouté Malik Maïga.

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L’affirmation est plausible, les cadavres n’étant pas systématiquement amenés à la morgue, ont jugé les médecins.

Deux soldats maliens ont également été légèrement blessés, selon un haut gradé malien, ce qu’ont confirmé les médecins. L’officier a indiqué qu’à sa connaissance, « au moins deux terroristes » ont été tués.

La ville de Gao, la plus grande du nord du Mali, a été dimanche le théâtre de violents combats de rue de plusieurs heures opposant des soldats maliens et français aux combattants jihadistes, et marquant une nouvelle étape du conflit.

Ils y ont aussi commis les premiers attentats suicides de l’histoire du Mali.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

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