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Publié par Michel Garroté le 18 février 2013

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Michel Garroté, réd en chef – Je suppose que le sujet « fait débat », comme on dit. Débat et ébats. La sexualité des Français vue par une chercheuse américaine, voilà de quoi déclencher des réactions pas forcément bienveillantes. N’empêche. Le sexe, tel l’argent ou le pouvoir, depuis des millénaires, peut faire bander, puis basculer. L’on ne reviendra pas ici sur le Fatal Basic Instinct du Sofitel de Manhattan qui, rappelons au moins cela, tout de même, décrocha plus de « Une » que le 11 Septembre et les films avec Michael Douglas réunis.

Or donc, Renate Stendhal dans la « Los Angeles Review of Books » écrit (extraits ; liens en bas de page) : Pour Marilyn Yalom, chercheuse américaine de l’université Stanford, l’ingrédient essentiel de « l’amour à la française » n’est pas le romantisme mais plutôt le plaisir sexuel, la souffrance, les liaisons extraconjugales, le papillonnage, les crimes passionnels, les désillusions et la violence. Les Français ont-ils inventé l’amour ? Ou bien l’amour se réinvente-t-il indéfiniment selon le moment, la culture ou l’époque ?

Ce que les Français ont fait, les Arabes et les Perses l’avaient réalisé avant eux : domestiquer la part bestiale de la sexualité humaine en l’intégrant à la culture. Pratiquée en France depuis le Moyen Age, cette culture de l’amour est aujourd’hui devenue « l’amour à la française », dont les Français sont si fiers. La sensualité des Français, leur charme et leur décontraction à l’égard de leur vie amoureuse ou de celle de leurs présidents sont indiscutables et indissociables de l’importance toute sensuelle accordée en France à la nourriture, à la courtoisie, à l’éloquence et à la mode.

Ces derniers temps, les Américains se sont penchés sur la question à travers une pléthore d’ouvrages afin de comprendre pourquoi la vie sexuelle des Français était plus intéressante que celle des Américains et tenter de percer enfin l’énigme de la femme française : Ce que savent les Françaises : sur l’amour, le sexe et autres sujets du cœur et de l’esprit ; Entre nous : comment réveiller la Française qui sommeille en vous ; Comment être une insupportable Française : une enquête culottée dans la vie et les petits secrets des Françaises ; Les Françaises ne dorment jamais seules ; Maigres et sexy dans leur tête : le secret le mieux gardé des Françaises ou encore La séduction : comment les Français jouent le jeu.

Mais le nouvel essai de Marilyn Yalom, How the French Invented Love. Nine Hundred Years of Passion and Romance [Comment les Français ont inventé l’amour : neuf cents ans de passion et d’histoires d’amour, éd. Harper Collins, octobre 2012] va au-delà des stéréotypes en explorant la littérature française, et c’est avec érudition, élégance et légèreté que l’auteur nous parle d’amour.

Elle commence par le langage : « En tant qu’anglophones, nous avons souvent recours à des expressions françaises pour enrichir notre lexique amoureux. Les baisers langoureux portent le nom de ‘French kissing’. Nous avons adopté les mots ‘rendez-vous’, ‘tête-à-tête’ et ‘ménage à trois’ pour parler d’intimité sur une note plus française. Les mots ‘courtesy’ et ‘gallantry’ sont directement issus du français et le mot ‘amour’ se passe de traduction ». L’auteur invite d’ailleurs ses lecteurs à continuer à piocher dans la langue française pour adopter les mots ‘raffiné’, ‘déshabillé’, ‘décolleté’, ‘amour fou’ et ‘femme fatale’.

Ancien professeur de français et membre de l’Institut Clayman de recherche sur le genre de l’université Stanford, Marilyn Yalom passe en revue neuf cents ans d’histoires d’amour d’Héloïse et Abélard à Sartre et Beauvoir, de l’époque des troubadours, avec Chrétien de Troyes et son légendaire Lancelot, à une époque plus contemporaine avec L’amant de Marguerite Duras, Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq ou encore La Vie sexuelle de Catherine M., de Catherine Millet.

Selon elle, l’ingrédient essentiel de l’amour « à la française » est le plaisir sexuel. A la question : « L’amour peut-il exister sans vie sexuelle épanouie ? », 83% des Américains ont répondu oui contre seulement 34% des Français. Et l’auteur de constater : « Une différence de 49 points sur l’importance du plaisir en amour a de quoi surprendre ». Il existe également des « éléments plus sombres que les Américains ont davantage de mal à comprendre » : la jalousie, la souffrance, les liaisons extraconjugales, le papillonnage amoureux, les crimes passionnels, les désillusions et même la violence. Pour les Français, analyse Marilyn Yalom, la passion sexuelle justifie tout.

Reproduction autorisée

Avec mention www.dreuz.info

Sources :

http://lareviewofbooks.org/article.php?id=1253&fulltext=1

http://www.france-amerique.com/articles/2013/02/11/parlez-moi_d_amour.html

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