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Publié par Michel Garroté le 15 mars 2013

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Michel Garroté, réd en chef –- En 1983, Alain Delon quitta son pays, la France, pour s’établir dans le mien, la Suisse. Il fit cela car la France socialo-communiste et ses merdias le détestaient. Delon en avait assez d’être traité dans son propre pays comme un pestiféré par de médiocres écrivassiers, par des plumitifs de pacotille, des coqs morveux, des journaleux incultes et arrogants, suffisants et insuffisants.

En effet, la France étatiste ne pouvait pas supporter qu’un homme parti de rien ait réussi sans recourir à la caste journaleuse parisienne. Elle ne pouvait pas supporter qu’il soit de droite. Mais tout récemment, Alain Delon a pu constater par lui-même que la presse suisse romande (francophone) n’est que la copie très médiocre de la médiocre presse parisienne. Il a pu constater par lui-même que les médias suisses romands, complexés de ne pas être parisiens, sont encore plus minables et dérisoires que leurs géniteurs parisiens.

Concrètement, Alain Delon a été traité comme un lépreux par un hebdomadaire suisse romand et il a pris le temps de réagir à cette abjection par le biais d’une lettre que je publie ci-dessous. Naturellement, le réd. en chef de l’hebdomadaire en question a profité de l’occasion pour « répondre » à Delon dans le seul but de se faire mousser, auprès de ses employés, dans son tabloïd foireux. Que Delon se rassure : ce que le Suisse romand lit dans cet hebdomadaire, il l’oublie quelques heures plus tard. Il lit cet hebdomadaire distraitement, comme on voit, sans le regarder vraiment, un rat pelé traverser la rue avant de se faire écraser par un camion. Quant à la reprise de cette histoire dans la presse française ce vendredi 15 mars à 18h00, c’est du réchauffé…

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Monsieur le rédacteur en chef,

Il a malheureusement fallu que je finisse par prendre connaissance du réquisitoire soviétique que vous m’avez consacré dans L’Illustré, dont le support journalistique se voudrait être les confidences recueillies auprès de mon fils Alain-Fabien. A l’issue de cinquante-six ans de carrière, je suis naturellement au fait – pour en avoir été l’objet – des infamies médiatiques les plus obliques qui, sous couvert d’un illusoire devoir d’informer, labourent les caniveaux de mes circonférences au nom d’une spéléologie journalistique qui déshonore les auteurs et non leur cible.

Même les plus déterminés d’entre eux s’érigeaient en guise d’ultime rempart de conscience l’obligation de recueillir au moins l’opinion de celui ou de celle qu’ils avaient soudainement vocation à dégrader. Ici, rien de la sorte, puisque nul n’a cru bon de m’interpeller pour préserver l’élémentaire garantie de la contradiction. Les propos tenus par mon fils égaré, en mal de références, sont suffisamment dépourvus de toute texture pour qu’il vous soit apparu que décider de les publier ex abrupto relevait d’une génuflexion de mauvais aloi à l’endroit de ce qui fleure bon le parfum du déchet d’agence ou du brouillon de salle de rédaction.

Loin d’être retenu par ce muret d’objections, vous vous y êtes complaisamment assis, postulant que la caricature du patronyme suffirait à occulter l’impureté de l’intention. Je tenais jusqu’ici L’illustré en estime, que je me représentais en décoction de Paris Match plutôt qu’en photocopie d’Ici Paris. Cependant: pas une concession à la vérité, pas une seule au débat d’idées tel que l’amorce Nathalie Rheims dans les colonnes du Point (voir lepoint.fr).

Si votre mission était d’épancher au peuple suisse qu’être le fils d’Alain Delon équivaut au chemin de croix et au calvaire, vous retiendrez qu’à cause de vous et de vos pareils, être le père du fils d’Alain Delon ne vaut guère mieux. Sans amertume ni acrimonie, je vous dis ici ma déception et mon dégoût qui me donnent à penser que lorsque je pris en 1983 la décision de m’établir dans votre pays pour concourir dans ma modeste mesure à ses activités économiques et culturelles, je pensais changer d’horizon et de niveau de pensée alors que je ne faisais que sortir de la fange pour plonger dans la fosse septique.

Enfin, qu’il soit dit que j’ai pour mon fils toute la tendresse qu’un père se doit d’avoir pour son enfant. Il ne connaîtra, lui, ni l’adversité, ni les ornières, ni les ronces aux travers desquels il m’a fallu, à 15 ans déjà, commencer à tailler ma propre route. Je forme le vœu que l’amour que je lui porte lui rende le destin plus léger, plus serein, et qu’il se sente conforté par l’existence d’un cadre familial de vie que j’ai toujours idéalisé sans le rencontrer.

Je vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments parfaitement consternés.

Alain Delon

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