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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 mai 2013

WILLIAM GOLDNADEL (CONSEIL REPRESENTATIF DES INSTITUTIONS JUIVES DE FRANCE), INTERVIEW

A force de jouer au con, on finit toujours par s’attirer des ennuis.

S’imaginant au dessus des lois qu’ils font respecter, les magistrats de gauche du Syndicat de la magistrature dont la neutralité ne peut plus être démontrée, ont commis des fautes que Me Gilles-William Goldnadel, avocat de plusieurs parties civiles et que nos lecteurs connaissent bien, a trouvé juste et équitable de porter devant la justice.

Goldnadel considère qu’en ayant fait disparaître le mur après avoir été pris la main dans la vidéo par le brillant travail de journalisme d’investigation de Clément Weill-Raynal – qui le rend éligible pour le prix Albert Londres – les membres du syndicat ont commis la faute qui fait déborder le vase : ils ont détruit des preuves en pleine polémique, ce qui est passible de la correctionnelle.

Ils se sont débarrassé du corps du délit et ont fait disparaitre les preuves.

«Nous l’avons détruit», avouait goguenarde le 27 avril Françoise Martres, la présidente du syndicat, au Parisien en parlant du mur des cons.

Mais Gilles-William Goldnadel ne le voit pas du même œil, et considère qu’il s’agit d’une destruction de preuve dans le cadre d’une affaire qui est susceptible de déboucher sur une action judiciaire.

D’ailleurs il vient de déposer plainte, ce lundi, contre le Syndicat de la magistrature pour « soustraction d’un objet de nature à faciliter la recherche de preuves », agissant là pour le compte de plusieurs parties civiles, dont Clément Weill-Raynal, mais aussi Robert Ménard, épinglé avec les autres cons.

C’est d’ailleurs en son nom que la plainte a été déposée.

«Lorsqu’il a appris qu’il figurait sur le mur, Robert Ménard a voulu le confirmer par constat d’huissier, mais, lorsque l’huissier que nous avons envoyé s’est présenté le 26 avril, le mur avait disparu des locaux du Syndicat de la magistrature», explique Goldnadel, qui rappelle tout de même que les mêmes magistrats condamnent les justiciables qui détruisent des preuves…

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Accessoirement, les magistrats ont choisi comme mode de défense que leur mur des cons se trouvait dans un espace privé, les bureaux du Syndicat.

Faux explique Goldnadel : « de nombreux journalistes ont circulé à plusieurs reprises dans ce local. Dès lors que vous acceptez que des tiers puissent voir le mur, vous êtes dans la diffamation publique ».

Et Goldnadel ajoute pour ceux qui se seraient tellement écartés des valeurs propres à leurs fonctions qu’ils en auraient oubliés les fondements, que les magistrats «prêtent un serment de neutralité et de modération».

Mur des cons ou tableau de chasse ?

Certes, ces qualités ne sont attendues d’un magistrat que dans l’exercice de ses fonctions, et ils n’étaient pas dans ce cadre. Mais que dire d’un magistrat qui en dehors de ses fonctions se trouve dans un local réservé à ceux qui exercent cette fonction, qui épingle des cons qu’il a rencontré, et peut-être condamné, dans l’exercice de ses fonctions ? Et si certains cons ont été épinglés AVANT les jugements par lesquels ces magistrats les ont condamné ?

Ayant crié que leur mur des cons est l’expression de leur liberté d’opinion en dehors de leur fonctions professionnelles, nul ne douterait que le magistrat chargé de juger l’affaire ne pourra que condamner lourdement, compte tenu des circonstances aggravantes, les futurs inculpés.

On en viendrait presque à se demander si les personnes qui ont été deux fois épinglées – une première fois dans l’enceinte du tribunal et une seconde fois sur le mur des cons – ont bénéficié d’un procès équitable… mais je suis potache…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Rappel : Un rassemblement de soutien à Clément Weill Raynal est organisé le mardi 14 mai à 12 heures devant le siège de France Télévisions, 7, Esplanade Henri de France Paris 15e.
Tram T 3 Pont du Garigliano – RER C Bd Victor – Métro Balard, ligne 8

Car souvenez vous :

Lorsqu’ils sont venus chercher les communistes
Je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes
Je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les Juifs
Je n’ai rien dit, je n’étais pas Juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

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