Publié par Michel Garroté le 15 mai 2013

Sociéte-Générale-2

 The réd en chef –- Non, ce n’est pas suite à l’affaire Kerviel. Et non, cela ne se passe pas en France. La police russe a arrêté Vladimir Goloubkov, président du directoire de Rosbank et Tamara Polianitsyna, vice-présidente de Rosbank, une filiale russe à 82% de la Société Générale, pour corruption. Ils sont accusés d’avoir reçu illégalement une rétribution de quelques 100’000 dollars et tenté d’empocher 1,5 million de dollars.

En effet, le président du directoire de la filiale russe de la Société Générale sollicitait au total une rétribution de 1,5 million de dollars d’un client en échange de conditions de crédit plus favorables. L’intérim à la tête de l’établissement est assuré par Igor Antonov.

Il a été établi que Vladimir Goloubkov, président du directoire de la filiale russe de la Société Générale réclamait 1,5 million de dollars au représentant d’une société commerciale pour prolonger son accord de crédit et pour conclure un nouvel accord avec un taux d’intérêt et des mensualités moins importants.

Tamara Polianitsyna, vice-présidente de la banque jouait le rôle d’intermédiaire. Prise en flagrant délit, elle a expliqué aux agents des forces de l’ordre que cet argent était destiné à être remis à la direction de la banque et a accepté de coopérer.

L’on ignore, à ce stade, quelles sont les conséquences juridiques en France, sachant que Rosbank est détenue à 82%, soit à une très forte majorité, par la Société Générale. Celle-ci s’était déjà distinguée lors de l’affaire Kerviel et les pertes de cinq milliards d’euros de la banque.

Le PDG de la banque de l’époque n’avait pas été renvoyé, chose impensable dans d’autres pays développés où le PDG aurait lui-même présenté spontanément sa démission et assumé d’emblée toute sa part de responsabilité devant la justice.

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Avec mention Michel Garroté www.dreuz.info

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