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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 mai 2013

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Irrité par la répression brutale de Bachar al-Assad depuis deux ans, Paris a fermé son ambassade à Damas, coupant la ligne de vie jadis florissante avec l’école française de la capitale.

Mais les parents et le personnel ont été tenaces, et entraînés par leur amour pour la culture française et en dépit des difficultés financières, ont gardé l’école Charles de Gaulle ouverte, et les enfants continuent à étudier la grammaire française, malgré la guerre.

Charles de Gaulle est toujours en activité grâce à ses réserves financières et aux parents d’élèves scolarisés qui sont en mesure de payer, bien que 40 enfants ayant la double nationalité française et et syrienne bénéficient d’une bourse.

L’école, qui suit le programme national français, comptait jadis 900 élèves de la maternelle au lycée. Mais ses effectifs ont fondu. À peine 200 étudiants suivent maintenant les cours, dit Zina Farra, qui dirige le comité de gestion de l’école, avec un effectif de 80 personnes.

«Nous avons la responsabilité de garder l’école ouverte, parce que nous sommes profondément attachés à la culture française et parce que nous ne voulons pas briser nos liens avec la France», at-elle ajouté.

La Syrie faisait autrefois partie de l’Empire ottoman, qui a éclaté après avoir été du coté des perdants de la première guerre mondiale. En 1920, la France a repris les rennes du pays en vertu d’un mandat de la ligue des nations.

Le pays a obtenu son indépendance en 1946, mais l’amour de tout ce qui est Français a continué à faire partie de la vie quotidienne de nombreuses personnes.

La situation actuelle a provoqué la colère des membres du personnel, notamment de Marie-Hélène Saleh, qui enseigne à l’école depuis 30 ans.

«Je condamne l’attitude de la France envers cette école. Du jour au lendemain, mon pays a réduit son aide financière, et nous avons perdu des professeurs de français qui faisaient partie de notre équipe », a déclaré Saleh alors qu’elle prenait des livres pour ses élèves dans la bibliothèque de l’école.

«L’école vit, parce que nous avons des étudiants qui ont eu confiance en la France et son système scolaire. Je suis ici surtout pour eux et pour leurs parents, qui continuent à soutenir l’école », at-elle ajouté.

Dimitri Argherinos, qui enseigne la littérature dans le secondaire, salue la ténacité des parents syriens qui aident à maintenir l’école en vie.

«Ce qui est étonnant, c’est la volonté tenace des parents à continuer d’envoyer leurs enfants à l’école française, malgré les difficultés que traverse la Syrie », a déclaré Argherinos.

«Je suis Grec, mais j’admire la culture et la littérature française», dit-il, prendre exemple sur l’enseignement des œuvres classiques de Stendhal et de Maupassant.

L’école est située à Mazzeh, un quartier chic de l’ouest de Damas qui abrite des ambassades et des bâtiments gouvernementaux et n’a pas été épargné par la violence meurtrière.

Le 29 Avril, une voiture piégée a explosé dans Mazzeh, ciblant la voiture du Premier ministre Wael al-Halqi, qui est sorti indemne, mais dont les gardes du corps ont été tués.

On entend de loin le feu des mitrailleuses lourdes qui crépitent, mais cela ne semble pas décourager les élèves de la classe d’Argherinos.

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«Quand nous sommes ici (à l’école), nous sommes dans un autre monde », a déclaré Doreen Hamoui, 15 ans.

La France, en plus d’avoir fermé son ambassade à Damas, a également fermé le Centre Culturel Français et le Centre français d’études du Proche-Orient, mais le conseil d’école gestionnaire Farra est déterminé à continuer.

« Les inscriptions sont ouvertes pour l’année prochaine, et même si nous n’avons que 10 étudiants, nous ne fermerons pas l’école», dit la principale.

Dans l’intervalle, un ancien directeur qui a pris sa retraite en Syrie a été sollicité pour prendre en charge l’école.

«Je suis encore ici parce que je suis à la retraite, et donc libre d’être où je veux», a déclaré Michel Leprêtre, qui a consacré l’essentiel de sa carrière à l’enseignement dans le monde arabe.

« J’ai vraiment l’impression qu’en restant à Damas, je contribue à l’amélioration des relations entre la France et la Syrie. »

À l’école maternelle, les enfants apprennent également les rudiments de la langue française.

«Ils ne s’expriment pas tous correctement en français, mais ils font de réels progrès», dit Francine Didelot-Kahal, qui a été mariée à un Syrien pendant 26 ans. « Je pense qu’ils vont commencer à parler le français en quelques mois, » dit-elle.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://english.alarabiya.net/en/perspective/features/2013/05/16/French-school-survives-in-war-rattled-Damascus-.html

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