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Publié par Ivan Rioufol le 10 juin 2013

Rioufol

Tandis que la gauche alerte sur une loufoque montée du « fascisme », au prétexte d’une rixe hélas mortelle entre extrémistes de droite et de gauche, l’islam radical prend de plus en plus d’assurance dans ses exigences de soumission.

Je me permets d’illustrer cette constatation avec mon cas personnel. Pour la première fois de ma carrière journalistique (débutée en 1976), j’ai reçu, samedi, une convocation pour être entendu par la Police Judiciaire, suite à une plainte déposée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Je vais devoir répondre de propos tenus le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde, animée par Marc-Olivier Fogiel, sur RTL également visés par la plainte.

Le CCIF, qui oeuvre à l’islamisation des musulmans, me reproche d’avoir critiqué sa campagne d’affichage : « Nous sommes la nation ». Il s’agit du détournement du tableau de David, Le serment du Jeu de Paume. Se substituant aux acteurs de la Révolution française, l’image représente très majoritairement des femmes voilés, des barbus, des encapuchonnés et des jeunes des cités.

Financée à hauteur de 35.000 euros par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros, qui a des comptes à régler avec l’Europe, la campagne avait pour but de promouvoir la visibilité islamique dans la République laïque, en revendiquant un refus de l’assimilation et de l’intégration, au profit d’une « inclusion » intimant d’accepter les musulmans tels qu’ils sont.

Avec sa plainte, le CCIF porte évidemment atteinte à l’élémentaire liberté d’expression. La lutte contre l’islamophobie dont il se réclame revient à interdire tout débat.

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Inutile d’insister, j’imagine, sur l’extrême gravité de cette tentative de pénaliser l’esprit critique, d’intimider des journalistes, de censurer des médias, de réintroduire le délit de blasphème. Mais je m’étonne néanmoins de l’indifférence générale qui est portée à ce genre d’organisme, qui respecte si peu la France, son histoire et ses valeurs, sinon pour instrumentaliser les droits de l’homme dans le sens de ses intérêts propres. Dans son livre déjà cité (Islam, épreuve françaiseElisabeth Schemla rappelle cette déclaration d’août 2011, à la mosquée d’Orly, de Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF : « Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française ». Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter au logo du CCIF ; il est stylisé de telle manière qu’il peu se lire Sif, c’est-à-dire « Le glaive de l’islam ». Pour ma part, je vais évidemment répondre à ma convocation. J’espère néanmoins pouvoir y dénoncer ces inqualifiables méthodes et le danger qu’elles représentent pour la république. Elles ne me feront évidemment pas taire. Tout au contraire.

© Ivan Rioufol, publié avec son aimable autorisation.

Ce que Ivan Rioufol subit s’appelle le SLAPP, aux Etats Unis.

Typiquement, le SLAPP est une action judiciaire par laquelle le plaignant ne s’attend pas forcément à gagner son procès. Son objectif est d’intimider, d’inspirer la peur, et de forcer la personne accusée à engager des frais importants, dans le but de lui faire abandonner toute critique, et de faire peser sur d’autres la menace d’actions judiciaires afin qu’ils s’auto censurent et n’interviennent pas dans le débat politique ou social. Un SLAPP est souvent précédé d’une menace de procès.

La loi anti-SLAPP de Californie (où se situe Dreuz) a été votée il y a 20 ans afin de protéger la liberté d’expression en Californie. Depuis sa promulgation, plusieurs amendements ont été apportés afin d’améliorer la loi, et d’apporter une meilleure protection contre les procès et menaces de procès non motivés, les SLAPP.

Ainsi, l’amendement SLAPPback, permet à la victime d’un procès destiné à attenter à sa liberté d’expression, de se retourner contre l’attaquant à frais très réduits, et interdit à l’initiateur du SLAPP de contre attaquer.

Ainsi, un autre amendement protège toute tentative de supprimer la liberté d’expression sur Internet en offrant à la personne attaquée la possibilité de récupérer tous ses frais d’avocat.

Jean-Patrick Grumberg

L’article original peut être consulté sur le blog d’Ivan Rioufol :

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