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Publié par Guy Millière le 14 juin 2013

Float in Dusseldorf featuring Mahmoud Ahmadinejad

Une élection présidentielle a lieu ce jour en Iran.

On connaîtra les résultats assez vite. Je peux en réalité d’ores et déjà les communiquer : le vainqueur s’appellera Ali Khamenei. De fait, l’Iran est un régime de type totalitaire. Les élections y sont un simulacre. Le pouvoir réel n’est pas entre les mains du Président élu, mais entre celles du Guide suprême de la Révolution, successeur de l’ayatollah Khomeiny, et le nom du Guide présentement en place est connu. Celui qui lui servira de marionnette sortira d’un décompte qui ne sera pas vraiment le résultat des suffrages exprimés, car les choses se passeront comme en 2009, mais l’expression de la volonté du Guide. Les journalistes qui voudront faire croire que l’élection est autre chose qu’un simulacre en rendront compte : ils en parlent déjà. Ils essaieront de discerner des nuances entre les sept prétendants qui sont en lice, et diront que celui-ci est « modéré », que tel autre est plus « radical » : je ne sais s’il y avait des modérés et des radicaux au sein du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands au temps d’Hitler, je sais seulement qu’ils étaient tous membres du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands, ce qui m’incline à les mettre dans la même benne à ordures.

En Iran, il n’y a pas de Parti National Socialiste des Travailleurs Iraniens. Il y a une doctrine, le velayat e faqih, le « gouvernement du docte », depuis 1979. Et nul ne peut y déroger. Il y a un « docte », qu’on pourrait qualifier de Führer islamique. Il y a un programme, défini par le « docte » et par un « Conseil des gardiens », constitué de « doctes » aussi dogmatiques, cyniques et sectaires que le « docte » en chef. Ceux qui se sont présentés à la présidence ont accepté à l’avance d’être une marionnette. C’est leur choix. Les Iraniens qui voteront auront l’illusion de décider de quelque chose, mais ce sera une illusion. En 2009, il y avait des prétendants un peu moins immondes, juste un peu moins : s’ils avaient été autre chose qu’immondes, ils auraient été réduits immédiatement au silence. Les Iraniens se sont soulevés parce qu’ils ont eu l’illusion qu’ils pouvaient décider et que la décision leur avait été confisquée. Leur soulèvement était porteur moins d’un appui aux prétendants moins immondes que d’un désir d’en finir avec un régime qui les condamne à l’obscurité, au désespoir et à la déchéance. Ils ont voulu espérer un appui du monde occidental, et ils ont demandé à Obama s’il était avec eux ou contre eux. Obama a fait comprendre qu’il n’était pas avec eux et a laissé le régime écraser le soulèvement dans le sang. Je ne pense pas qu’il y aura de nouveau un soulèvement cette année : les Iraniens savent qui est Obama, et le savent bien mieux que la plupart des Européens. S’il devait y avoir un soulèvement, il s’achèverait comme en 2009, et le régime a déjà pris toutes les dispositions requises.

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En Europe, on scrutera le nouveau « Président » : « modéré » ou « radical », comme disent les journalistes. Pourquoi pas « radical modéré » ou l’inverse ? Chez Obama, on proposera à nouveau de tendre la main au nouveau « Président » qui, vraisemblablement, ne saisira pas la main qu’on lui tend, car Khamenei ne veut pas.

Une décision importante sera donc prise aussi à Jérusalem.

Le danger représenté par le régime iranien restera ce qu’il est aujourd’hui. L’avancée de l’Iran vers l’arme nucléaire se poursuivra. Des diplomates iraniens roués continueront à rouler dans la farine leurs homologues occidentaux. Les décisions importantes seront prises à Moscou et à Pékin, car seules la Russie et la Chine ont un poids réel sur les décisions de l’Iran. Poutine entend, surtout, sauver ce qui reste du régime Assad et semble avoir dit à Binyamin Netanyahou qu’il se chargeait de calmer l’Iran. Binyamin Netanyahou semble lui avoir répondu que si la ligne rouge israélienne était atteinte, Israël n’en ferait pas moins ce qui s’impose, et Poutine semble n’avoir rien répondu. Si Israël ne s’en prend pas à Assad, la Russie pourra faire preuve de ce qu’en termes choisis, on appelle le pragmatisme, et cela signifiera une forme de feu vert pour Israël lorsqu’il s’agit des bases nucléaires iraniennes. Les dirigeants chinois semblent avoir des positions proches de celles de Poutine. Obama laissera faire ce que Poutine et les dirigeants chinois laisseront faire. Une décision importante sera donc prise aussi à Jérusalem.

Si Israël ne frappe pas, nul ne frappera, et l’Iran sera bientôt sanctuarisé

Que décidera, de son côté, Khamenei ? Telle est la question qui devrait être posée. Disons que pour l’heure, il entend lui-même sauver ce qui reste du régime Assad et sauver l’emprise du Hezbollah sur le Liban. Disons qu’il entend aussi sanctuariser le régime qu’il dirige. Disons qu’il est fort peu vraisemblable qu’il déclare la guerre à Israël et déclenche une guerre régionale plus vaste que celle qui broie la Syrie aujourd’hui. Mais disons aussi qu’un régime iranien sanctuarisé pourrait financer et armer davantage encore qu’aujourd’hui des groupes terroristes islamiques. Disons que si Israël ne frappe pas, nul ne frappera, et l’Iran sera bientôt sanctuarisé. Disons que si Israël frappe, les moyens de rétorsion de Khamenei sont aujourd’hui très amoindris, au vu de la situation en Syrie et au Liban. Disons que le reste se passe dans la tête de Khamenei.

Une autre question pourrait être posée. Pourquoi un régime totalitaire organise-t-il des élections ? La réponse, là, est plus simple. Un régime totalitaire organise des élections parce que cela lui permet de dire qu’il est « démocratique » : même si c’est une imposture, il y a des imbéciles qui le croient et des journalistes qui parlent des élections organisées. Un régime totalitaire peut aussi vouloir donner à la population l’illusion qu’elle peut décider de quelque chose. Les régimes totalitaires ne sont pas les seuls à vouloir donner à une population ce genre d’illusions.

En tout cas, je regretterai Ahmadinejad. Je le regrette déjà. C’était un être abject, et ses discours étaient absolument répugnants. Il permettait à ceux qui en auraient douté de voir que le régime iranien était lui-même abject et absolument répugnant. Je crains que son successeur ne soit plus terne, moins histrionique, moins atroce, plus à même d’endormir des opinions occidentales déjà presque endormies. Dans certains cas, avoir en face de soi un être abject et entendre des discours absolument répugnants est utile, très utile.

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