FLASH
[19/02/2019] Seulement quelques heures après avoir annoncé sa candidature, le socialiste Démocrate Bernie Sanders récole 1 million $ de dons – le gros pognon, il est chez les socialos  |  Trump lance une campagne mondiale pour mettre fin à la criminalisation de l’homosexualité dans des dizaines de pays, dirigée par l’ambassadeur des États-Unis en Allemagne, Richard Grenell (homosexuel)  |  #Marseille : l’homme a tiré sur la police qui a répliqué le blessant grièvement  |  #Marseille : un homme a attaqué au couteau 4 personnes  |  Val de Marne : des inscriptions « mort aux juifs » ont été retrouvées devant l’école juive et la synagogue de Bry-sur-Marne  |  [18/02/2019] @MikeGapes: « Quand j’ai rejoint le parti travailliste en 1968, j’ai rejoint un parti politique et non une secte stalinienne »  |  Félicitations au Sénégal pour son élection à la présidence du « Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien »  |  Les antisémites de BDS vont manifester à Ménilmontant mardi contre l’antisémitisme pour tenter de faire croire qu’ils ne sont pas antisémites. Qui pensent-ils tromper ?  |  A l’instant : en Syrie, deux explosions dans la province d’Idlib détenue par les rebelles ont tué au moins 15 personnes  |  [15/02/2019] Alsace: des #giletsjaunes ont tenté de bloquer le journal ‘DNA’  |  Sur les 10 dernières années, 65% des tests de missile de l’Iran ont échoué : où ils sont terriblement malchanceux, ou quelqu’un les aide à être malchanceux  |  [14/02/2019] Le Sénat approuve la nomination de William Barr au poste de ministre de la Justice (et j’espère que cette fois Trump a fait le bon choix et que des têtes vont tomber)  |  Dernier sondage élection israélienne : Likoud (centre droit, Netanyahu) : 32 points. Resilience (centriste) 20, Yesh Atid (centre gauche) 11, New Right 10  |  Historique et impressionnant : Netanyahou est assis aux côtés du ministre des Affaires étrangères du Yémen au sommet de Varsovie  |  [13/02/2019] Le taux d’approbation du travail de Trump a progressé de 7 points après le shutdown  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 juin 2013

al dura faux

Une réflexion pertinente (et accusatoire) de mon ami Adi Schwartz, journaliste israélien, qui a suivi l’affaire al dura depuis de nombreuses années, et avait fait avouer à Charles Enderlin, au détour d’une interview dans Haaretz, que ce dernier n’avait procédé à aucune enquête pour s’assurer de la réalité du reportage sur la mort du petit al Dura, que France 2 avait diffusé le soir même sans demander la moindre vérification des accusations de crime que Enderlin portait contre l’armée israélienne –

Jean-Patrick Grumberg

o-o-o-o-o

Que doit faire un homme accusé d’un crime qu’il dit ne pas avoir commis ?

A en juger par certaines réactions, suite au rapport israélien récemment publié qui prouve que les soldats de Tsahal n’ont pas tué l’enfant palestinien, et bien on pourrait penser qu’il devrait juste se taire. Peu importe combien de preuves il dispose pour prouver son innocence, il devrait se taire.

Il s’agit ici de l’affaire al-Dura, l’enfant palestinien de 13 ans, icône qui aurait soit disant été tué par Israël à Gaza le 30 septembre 2000, le premier jour de la seconde intifada.

Le reportage télé diffusé ce soir là par la chaîne de télévision française France 2 montre Jamal al-Dura et son fils Muhammed, repliés derrière un cylindre de ciment, essayant de se protéger d’un interminable barrage de tirs à l’arme automatique que l’on entend en bruit de fond.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Après quelques secondes pendant lesquelles le père lève frénétiquement la main en direction de la supposée source des tirs et crie quelque chose en arabe, un étrange silence fait place. L’enfant est couché sur les genoux de son père, et sa tête tombe vers le sol.

Depuis le début, des doutes furent soulevés quant à la possibilité que l’enfant soit mort sous les balles israéliennes. Les soldats israéliens ne pouvaient pas avoir tiré sur Muhammed al-Dura depuis leur poste. Un comité d’enquête de l’armée conclut, deux mois après les évènements que « la possibilité que les palestiniens ont tiré sur l’enfant et son père est plus grande que celle qui accuse les soldats israéliens.” Voilà un procédé très hésitant pour dire : Israël n’a pas tiré sur al Dura.

Mais ce fut trop peu trop tard.

Les médias, israéliens et internationaux, affirmèrent plein de doute et de sarcasmes qu’Israël tentait de nier les accusations.

Et la montée des violences de la seconde intifada prit le dessus sur cette histoire.

Pendant ce même temps, Muhammed al-Dura et son père devinrent des héros du monde arabe, et les symboles du « martyr palestinien ». La scène fut commémorée sur des timbres postes, des affiches, des noms de places et des statues. Elle apparut même dans l’exécution macabre du journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, comme l’une des raisons de son kidnapping par les Taliban.

Pire encore, cet enfant abattu froidement par l’armée israélienne contribua à créer l’image d’Israël comme un pays brutal et sanguinaire, en face de pauvres palestiniens qui luttent pour survivre.

Pendant les guerres, malheureusement, des innocents meurent. Tout le monde sait cela. De la même manière, des enfants palestiniens, ainsi que des enfants israéliens, sont mort durant ce conflit qui dure depuis des décennies.

Mais l’affaire al-Dura était différente.

Selon le narratif palestinien, un père palestinien non armé suppliait les soldats israéliens d’épargner la vie de son fils. Et que firent-ils ? Ils l’exécutèrent. Qu’est ce qui pouvait représenter un symbole plus fort.

L’affaire al-Dura était en fait l’un des piliers du narratif que les propagandistes anti-israéliens travaillent jour et nuit pour fabriquer.

Selon ce narratif, Israël n’est pas qu’une des parties à un conflit armé, mais une entité démoniaque, qui fait tout ce qu’elle peut pour faire du mal aux pauvres Palestiniens, et qui n’hésite pas à violer les lois internationales et commettre des crimes de guerre horribles.

Un des autres piliers essentiel du même narratif fut celui du « massacre de Jenin », qui prouva lui aussi avoir été inventé de toutes pièces.

© Adi Schwartz, traduction et adaptation, Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz
%d blogueurs aiment cette page :