FLASH
[18:06] L’ex-avocat du FBI qui a falsifié un mandat pour espionner la campagne Trump et son conseiller Carter Page a plaidé coupable : cela confirme que les responsables seront protégés  |  Erdogan dit que la Turquie envisage de fermer son ambassade à Abu Dhabi, de retirer son ambassadeur et de suspendre ses relations diplomatiques en raison de l’accord entre Israël et les Emirats  |  De l’eau dans le gaz : Selon le sondage Rasmussen, les Noirs n’aiment pas trop Kamala Harris. Un tiers hésitent maintenant à voter pour Biden  |  Sondage : les jeunes électeurs aiment le programme de Trump… quand on le leur présente en leur disant que c’est celui de Biden  |  Incroyable ! Joe Biden salue l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis et s’en attribue le mérite !  |  Les Démocrates ont acheté le non de domaine Antifa.com, et l’ont redirigé vers la campagne Biden pendant quelques heures  |  Un groupe marxiste prévoit de faire le siège de la Maison-Blanche pendant 50 jours jusqu’aux élections  |  Au Texas, les joueurs s’agenouillent pour protester contre l’hymne national et se font insulter par le public  |  Nous aurons peut-être des réponses : le FBI se joint à l’enquête sur l’explosion de Beyrouth  |  Le président israélien invite Mohammed bin Zayed des Emirats à visiter Jérusalem quelques heures après l’accord de normalisationLe président israélien invite Mohammed bin Zayed des EAU à visiter Jérusalem  |  La Lituanie désigne le Hezbollah comme une organisation terroriste  |  Ca va faire des étincelles : Les États-Unis ont pour la 1ère fois confisqué 4 navires de combustible iranien en violation des sanctions  |  Après Seattle, les Antifas planifient la création d’une « zone autonome » à Portland, Oregon. Les policiers et l’État Démocrate se sont retirés  |  Les Antifas de Richmond, en Virginie, ont créé une émeute pour soutenir les pilleurs de Chicago  |  Le numéro 2 des Frères musulmans Essam el-Erian meurt dans une prison égyptienne  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 juin 2013

al dura faux

Une réflexion pertinente (et accusatoire) de mon ami Adi Schwartz, journaliste israélien, qui a suivi l’affaire al dura depuis de nombreuses années, et avait fait avouer à Charles Enderlin, au détour d’une interview dans Haaretz, que ce dernier n’avait procédé à aucune enquête pour s’assurer de la réalité du reportage sur la mort du petit al Dura, que France 2 avait diffusé le soir même sans demander la moindre vérification des accusations de crime que Enderlin portait contre l’armée israélienne –

Jean-Patrick Grumberg

o-o-o-o-o

Que doit faire un homme accusé d’un crime qu’il dit ne pas avoir commis ?

A en juger par certaines réactions, suite au rapport israélien récemment publié qui prouve que les soldats de Tsahal n’ont pas tué l’enfant palestinien, et bien on pourrait penser qu’il devrait juste se taire. Peu importe combien de preuves il dispose pour prouver son innocence, il devrait se taire.

Il s’agit ici de l’affaire al-Dura, l’enfant palestinien de 13 ans, icône qui aurait soit disant été tué par Israël à Gaza le 30 septembre 2000, le premier jour de la seconde intifada.

Le reportage télé diffusé ce soir là par la chaîne de télévision française France 2 montre Jamal al-Dura et son fils Muhammed, repliés derrière un cylindre de ciment, essayant de se protéger d’un interminable barrage de tirs à l’arme automatique que l’on entend en bruit de fond.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Après quelques secondes pendant lesquelles le père lève frénétiquement la main en direction de la supposée source des tirs et crie quelque chose en arabe, un étrange silence fait place. L’enfant est couché sur les genoux de son père, et sa tête tombe vers le sol.

Depuis le début, des doutes furent soulevés quant à la possibilité que l’enfant soit mort sous les balles israéliennes. Les soldats israéliens ne pouvaient pas avoir tiré sur Muhammed al-Dura depuis leur poste. Un comité d’enquête de l’armée conclut, deux mois après les évènements que « la possibilité que les palestiniens ont tiré sur l’enfant et son père est plus grande que celle qui accuse les soldats israéliens.” Voilà un procédé très hésitant pour dire : Israël n’a pas tiré sur al Dura.

Mais ce fut trop peu trop tard.

Les médias, israéliens et internationaux, affirmèrent plein de doute et de sarcasmes qu’Israël tentait de nier les accusations.

Et la montée des violences de la seconde intifada prit le dessus sur cette histoire.

Pendant ce même temps, Muhammed al-Dura et son père devinrent des héros du monde arabe, et les symboles du « martyr palestinien ». La scène fut commémorée sur des timbres postes, des affiches, des noms de places et des statues. Elle apparut même dans l’exécution macabre du journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, comme l’une des raisons de son kidnapping par les Taliban.

Pire encore, cet enfant abattu froidement par l’armée israélienne contribua à créer l’image d’Israël comme un pays brutal et sanguinaire, en face de pauvres palestiniens qui luttent pour survivre.

Pendant les guerres, malheureusement, des innocents meurent. Tout le monde sait cela. De la même manière, des enfants palestiniens, ainsi que des enfants israéliens, sont mort durant ce conflit qui dure depuis des décennies.

Mais l’affaire al-Dura était différente.

Selon le narratif palestinien, un père palestinien non armé suppliait les soldats israéliens d’épargner la vie de son fils. Et que firent-ils ? Ils l’exécutèrent. Qu’est ce qui pouvait représenter un symbole plus fort.

L’affaire al-Dura était en fait l’un des piliers du narratif que les propagandistes anti-israéliens travaillent jour et nuit pour fabriquer.

Selon ce narratif, Israël n’est pas qu’une des parties à un conflit armé, mais une entité démoniaque, qui fait tout ce qu’elle peut pour faire du mal aux pauvres Palestiniens, et qui n’hésite pas à violer les lois internationales et commettre des crimes de guerre horribles.

Un des autres piliers essentiel du même narratif fut celui du « massacre de Jenin », qui prouva lui aussi avoir été inventé de toutes pièces.

© Adi Schwartz, traduction et adaptation, Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz