FLASH
[18/12/2018] Depuis son passage télé, l’ancienne journaliste de Charlie hebdo, @ZinebElRhazoui reçoit des centaines de menaces de mort, d’appels à la violence et au viol de la part de personnes de gauche et musulmans qui disent que l’extrême droite est fasciste  |  En pleine crise des #Giletsjaunes, Macron annonce 500 millions d’€ d’aides à l’Afrique – et un bras d’honneur aux Français  |  7 colons arabes israéliens suspectés de terrorisme ont été arrêtés dans le quartier Issawiya de Jérusalem par l’armée israélienne  |  Quand les élites sortent du bois et craignent la démocratie : Pour Olivier Duhamel, « le référendum d’initiative citoyenne est ‘extrêmement dangereux »  |  #Giletsjaunes : Plainte déposée contre Macron pour mise en danger de la vie d’autrui, violences volontaires avec arme, et racket  |  Et bien il va vous faire marron, Macron: La dette de la France devrait frôler les 100 % du PIB en 2019  |  Maroc : 2 touristes ont été égorgées au sud de Marrakech. 1 suspect a été arrêté, ses complices sont recherchés  |  Amandeep Bhogal, candidat conservateur: « Pour atteindre la prospérité il faut 4 composantes : Le droit de propriété. La primauté du droit. La liberté d’expression. La démocratie. Dans l’UE, 1 manque et sape les 3 autres – la démocratie »  |  [17/12/2018] Amnesty International alerte sur « de nombreux cas de recours excessifs à la force par des policiers » lors des manifestations des #Giletsjaunes  |  ONU vient de confirmer que le Liban a violé: la résolution 1701, la souveraineté israélienne, et 4 tunnels découverts. Il manque dans leur déclaration : qui a creusé ces tunnels ? Réponse : le Hezbollah  |  France 2 et Le Monde ne publierons pas ça – Ayatollah iranien Sadiqi, sermon du vendredi : « Plus de 100 ans de domination du monde par les démocraties libérales ont pris fin. L’humanité doit maintenant chercher un nouveau modèle inspiré par notre révolution islamique »  |  [16/12/2018] Attentat de Strasbourg : une 5e victime a perdu la vie  |  La hausse de 100 euros pour les salariés au Smic pourrait être reportée à juin. Les primes et les hausses de la fonction publique passent avant  |  France Inter interviewe un président de la confédération des commerçants indépendants anti #GiletsJaunes – sans préciser qu’il est le référent LREM de la Lozère – et rien dans le Décodex  |  Bruxelles : les manifestants contre la pacte de Marrakech sont 5 fois plus nombreux que ceux en sa faveur. A Paris, on les cherche, en vain  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 juin 2013

al dura faux

Une réflexion pertinente (et accusatoire) de mon ami Adi Schwartz, journaliste israélien, qui a suivi l’affaire al dura depuis de nombreuses années, et avait fait avouer à Charles Enderlin, au détour d’une interview dans Haaretz, que ce dernier n’avait procédé à aucune enquête pour s’assurer de la réalité du reportage sur la mort du petit al Dura, que France 2 avait diffusé le soir même sans demander la moindre vérification des accusations de crime que Enderlin portait contre l’armée israélienne –

Jean-Patrick Grumberg

o-o-o-o-o

Que doit faire un homme accusé d’un crime qu’il dit ne pas avoir commis ?

A en juger par certaines réactions, suite au rapport israélien récemment publié qui prouve que les soldats de Tsahal n’ont pas tué l’enfant palestinien, et bien on pourrait penser qu’il devrait juste se taire. Peu importe combien de preuves il dispose pour prouver son innocence, il devrait se taire.

Il s’agit ici de l’affaire al-Dura, l’enfant palestinien de 13 ans, icône qui aurait soit disant été tué par Israël à Gaza le 30 septembre 2000, le premier jour de la seconde intifada.

Le reportage télé diffusé ce soir là par la chaîne de télévision française France 2 montre Jamal al-Dura et son fils Muhammed, repliés derrière un cylindre de ciment, essayant de se protéger d’un interminable barrage de tirs à l’arme automatique que l’on entend en bruit de fond.

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Après quelques secondes pendant lesquelles le père lève frénétiquement la main en direction de la supposée source des tirs et crie quelque chose en arabe, un étrange silence fait place. L’enfant est couché sur les genoux de son père, et sa tête tombe vers le sol.

Depuis le début, des doutes furent soulevés quant à la possibilité que l’enfant soit mort sous les balles israéliennes. Les soldats israéliens ne pouvaient pas avoir tiré sur Muhammed al-Dura depuis leur poste. Un comité d’enquête de l’armée conclut, deux mois après les évènements que « la possibilité que les palestiniens ont tiré sur l’enfant et son père est plus grande que celle qui accuse les soldats israéliens.” Voilà un procédé très hésitant pour dire : Israël n’a pas tiré sur al Dura.

Mais ce fut trop peu trop tard.

Les médias, israéliens et internationaux, affirmèrent plein de doute et de sarcasmes qu’Israël tentait de nier les accusations.

Et la montée des violences de la seconde intifada prit le dessus sur cette histoire.

Pendant ce même temps, Muhammed al-Dura et son père devinrent des héros du monde arabe, et les symboles du « martyr palestinien ». La scène fut commémorée sur des timbres postes, des affiches, des noms de places et des statues. Elle apparut même dans l’exécution macabre du journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, comme l’une des raisons de son kidnapping par les Taliban.

Pire encore, cet enfant abattu froidement par l’armée israélienne contribua à créer l’image d’Israël comme un pays brutal et sanguinaire, en face de pauvres palestiniens qui luttent pour survivre.

Pendant les guerres, malheureusement, des innocents meurent. Tout le monde sait cela. De la même manière, des enfants palestiniens, ainsi que des enfants israéliens, sont mort durant ce conflit qui dure depuis des décennies.

Mais l’affaire al-Dura était différente.

Selon le narratif palestinien, un père palestinien non armé suppliait les soldats israéliens d’épargner la vie de son fils. Et que firent-ils ? Ils l’exécutèrent. Qu’est ce qui pouvait représenter un symbole plus fort.

L’affaire al-Dura était en fait l’un des piliers du narratif que les propagandistes anti-israéliens travaillent jour et nuit pour fabriquer.

Selon ce narratif, Israël n’est pas qu’une des parties à un conflit armé, mais une entité démoniaque, qui fait tout ce qu’elle peut pour faire du mal aux pauvres Palestiniens, et qui n’hésite pas à violer les lois internationales et commettre des crimes de guerre horribles.

Un des autres piliers essentiel du même narratif fut celui du « massacre de Jenin », qui prouva lui aussi avoir été inventé de toutes pièces.

© Adi Schwartz, traduction et adaptation, Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz