Publié par Michel Garroté le 8 juillet 2013

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Michel Garroté, réd en chef  –-  Mohamed El Baradei, lorsqu’il était directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, disait tout et son contraire sur le nucléaire offensif iranien. Tout en admettant – de temps à autre – ce réel danger, il invitait cependant tout le monde à accorder de nouvelles chances aux divers dialogues avec les mollahs, car l’Iran était selon lui bien loin de maîtriser la technologie nucléaire militaire.

« L’Iran pourrait acquérir la capacité de fabriquer une arme atomique, mais il reste beaucoup de temps pour régler la question. Les inquiétudes existent, mais il ne faut pas les grossir. On a amplement le temps de discuter avec l’Iran et de dissiper ces craintes, pour aller vers plus de discussions plutôt que d’isolement », déclarait El Baradei.

Selon lui, les mollahs, après avoir stocké de l’uranium enrichi, devraient surmonter une série de nouveaux obstacles techniques et politiques s’ils voulaient s’atteler à la fabrication d’armes nucléaires. El Baradei affirmait agir pour contrer les allégations alarmistes des Américains. Dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, El Baradei affirmait qu’une attaque israélienne contre l’Iran serait une folie qui transformerait la région en ballon de feu.

Mais à la même époque, il estimait que d’ici quelques années le nombre des pays dotés de l’arme nucléaire allait doubler. Il était particulièrement inquiet de la situation au Proche-Orient et il considérait que de plus en plus de groupes terroristes essayaient d’obtenir l’arme nucléaire. Le rôle politique – réel ou présumé – qu’El Baradei pourrait jouer en Egypte ne devrait donc rassurer personne.

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© Michel Garroté www.dreuz.info

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