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Publié par Dreuz Info le 11 juillet 2013
sort de l'Egypte

Par Nonie Darwish

Traduction et adaptation Eve Guinsburg pour www.Dreuz.info

Une interminable tension entre ce que l’islam exige et ce que le peuple veut vraiment

Cette dernière révolution en Égypte, la deuxième des deux dernières années, est le symptôme d’un problème enraciné au cœur de l’islam lui-même : l’Égypte est au bord d’une guerre civile pour régler l’interminable tension entre ce que l’islam exige et ce que le peuple veut vraiment.

C’est le problème central dans la plupart des pays musulmans : le choix difficile entre un gouvernement laïc, militaire, « infidèle » et une théocratie islamique totalitaire. Le problème s’aggrave quand la plupart des Égyptiens se considèrent à la fois comme musulmans et amoureux de la démocratie, mais qu’ils refusent de voir que l’islam et la liberté ne peuvent pas coexister. Comment l’islam peut-il où que ce soit produire une démocratie quand la liberté de parole et de religion sont proscrits, quand il n’y a aucun pouvoir judiciaire libre et indépendant et que les droits d’égalité des femmes, des minorités et des non-musulmans sont légalement supprimés ?

L’islam ne peut en outre abandonner le contrôle gouvernemental : depuis son origine, l’islam a manqué de confiance en sa propre survie sans application des lois. Comme l’a déclaré cet hiver à la télévision égyptienne le leader des Frères musulmans, le Cheik Youssouf Al-Qaradawi : « Sans les lois de ‘’peine de mort pour apostasie’’- les lois d’apostasie, à la mort de Mahomet l’islam aurait échoué car autrement le peuple ne serait jamais resté dans cette religion. » Ce n’est donc pas un hasard si la loi islamique impose à tous les musulmans qu’ils soient gouvernés par la charia et qu’il (Qaradawi – NDLT) proclame que tous les gouvernements laïcs faits par l’homme, non par Allah, sont une hérésie et une abomination.

Tandis que les mosquées s’occupent d’apprendre aux musulmans comment mener le jihad, détester les Juifs et maltraiter les Chrétiens, leurs imams ne consacrent aucun temps à prêcher les valeurs de paix et de confiance comme fondations d’une société ou d’une civilisation où règne l’ordre. Du fait d’un tel enseignement islamique, les musulmans qui savent qu’ils ont besoin de liberté, sont dans l’incapacité de construire le système de valeurs pour l’atteindre.

Un réveil en Égypte quant à la tyrannie venant de la loi de la charia

Le dilemme de l’Égypte n’a rien de nouveau, mais aujourd’hui la bonne nouvelle c’est que finalement il y a un réveil en Égypte quant à la tyrannie venant de la loi de la charia, particulièrement si c’est la base d’une constitution. Malgré ce réveil cependant, pas un rebelle de la Place Tahrir n’a pu ouvertement porter une affiche disant : « La Charia doit devenir nulle et non avenue ». La majorité des Égyptiens pensent toujours que le dire ce serait faire acte d’apostasie sanctionné par la mort.

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Toutes les enquêtes actuelles montrent cependant que la majorité écrasante des Égyptiens sont toujours favorables à la charia ou du moins ils disent qu’ils le sont. Tout le problème est là : les lois d’une société sont le miroir de son sens moral. Les Égyptiens ne peuvent pas s’illusionner sur le fait qu’ils peuvent avoir à la fois la charia et la liberté, ou que leurs lois n’ont pas à coïncider avec leur mode de gouvernement et ce avec quoi ils peuvent se sentir à l’aise. Selon la charia, un chef d’État musulman doit diriger d’après la loi islamique et doit conserver l’islam dans sa forme d’origine, sinon il doit être démis de ses fonctions. Pour tout chef musulman, la loi islamique ne laisse aucun autre choix que d’accepter, au moins officiellement, que la charia est la loi du pays ou d’être démis de ses fonctions. La charia ordonne aussi aux musulmans d’éliminer n’importe quel chef qui n’est pas musulman. À cause de cet ordre, les chefs musulmans doivent jouer en apparaissant islamiques et anti-occidentaux tout en essayant de s’entendre avec le reste du monde. C’est pour eux un jeu avec les conséquences sur la vie et la mort.

Les Égyptiens ne pourront accomplir que des changements cosmétiques sans substance

Cette restriction est la raison pour laquelle beaucoup d’Égyptiens acceptent aujourd’hui de garder la charia dans la constitution, ne serait-ce que symboliquement. Mais comment les Égyptiens peuvent-ils être si naïfs pour croire qu’ils peuvent ignorer les lois de leur constitution ? Tant que la charia sera dans les textes, même si on l’ignore, le pays ne pourra jamais avoir de vraie stabilité et de liberté. Même avec des révolutions, les Égyptiens ne pourront accomplir que des changements cosmétiques sans substance, comme le nom du pays, son drapeau, son hymne national, ou même le port ou le retrait du hijab des femmes.

Bien que les Égyptiens soient toujours expansifs lors de la destitution d’un régime ou d’un dictateur, ils ne l’ont jamais été à propos d’un changement des fondements religieux, culturels et moraux du pays. Que ce soit les révolutions égyptiennes de 1919, 1952 ou de 2011, le changement réalisé a toujours été superficiel ou pour le pire. D’une certaine manière, dès que l’esprit musulman en vient à l’idéologie religieuse sous-jacente qui est le fondement sur lequel son système est érigé, il bloque.

Le résultat c’est une majorité de citoyens perdus, dont la confiance est brisée ; des normes morales antagonistes, des lois et le concept de réalité déformés. Pendant combien de temps cette existence pervertie pourra-t-elle durer sans être décelée ? Jusqu’à présent on a réussi pendant 1 400 ans sans effondrement, mais cette dernière révolution pourrait-elle être la fissure dans l’emprise de la charia ?

Des laïcs égyptiens ont franchi un grand pas contre les Frères musulmans, mais pourront-ils le maintenir ? Les Frères musulmans ont des racines puissantes dans le psychisme égyptien et la confrérie a juré un bain de sang contre n’importe quel gouvernement laïc.

Pour que tout gouvernement laïc puisse rester au pouvoir, il faut qu’il soit tyrannique et qu’il mette en prison les membres des Frères Musulmans. Ceci a déjà commencé ; des mandats d’arrêt contre des leaders et 300 membres de la confrérie ont été publiés dans les heures qui ont suivi le renvoi de Morsi.

Aucun crime ou sanction, sauf prévus dans la charia

L’Égypte est maintenant de retour à la case départ ; une dictature militaire est, du moins pour l’instant, la seule solution qui puisse garantir et maintenir un certain niveau de laïcité face à l’assaut islamique constant contre les droits de l’homme, la liberté de religion et la démocratie. L’agression s’est faite aussi contre la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies qui, le 5 août 1990, a été désavouée et remplacée par l’Organisation de la Conférence Islamique [l’OIC] en faveur de la Déclaration du Caire sur les Droits de l’Homme dans l’Islam, laquelle conclut dans tout l’article 24 que « Tous les droits et les libertés stipulés dans cette Déclaration sont soumis à la charia islamique ». L’Article 19 (d) pose aussi en principe qu’ « Il n’y aura aucun crime ou sanction, sauf dispositions prévues dans la charia ».

On peut seulement espérer que cette dictature militaire ne ressemblera pas à d’autres qui promettent des élections et la liberté, mais qui pendant des décennies demeurent des autocraties.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Eve Guinsburg pour www.Dreuz.info

Nonie Darwish est l’auteur de The Devil We Don’t Know*

Source : http://www.gatestoneinstitute.org/3841/egypt-revolutions

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