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Publié par Guy Millière le 31 juillet 2013

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[dropcap type= »circle » color= »#ffffff » background= »#ce2121″]J[/dropcap]e sais, et je vais y revenir dans un prochain article, que le Proche Orient est en plein tumulte. Je sais qu’une offensive saoudienne est à l’oeuvre pour contrer les Frères musulmans. Je sais que la stratégie des Frères musulmans, qui est aussi celle de Barack Obama, est en train de se déliter. Je sais aussi que l’Iran continue à représenter un danger majeur.

Je sais qu’Israël se trouve confronté à des pressions absolument intenses de la part de l’administration Obama et de la part de l’Europe, téléguidée par l’administration Obama.

Je sais que, confronté à une débâcle majeure en politique étrangère dans tout le monde musulman, Barack Obama entend essayer de dissimuler cette débâcle en s’acharnant contre Israël et en tentant d’obtenir une « paix » illusoire.

Je sais, précisément, que cette « paix » est une illusion.

J’ai beaucoup de mal à comprendre, en ce contexte, l’attitude de Binyamin Netanyahou et les raisons pour lesquelles il a accepté de se prêter au cérémonial qui s’est enclenché à Washington.

Israël n’a rien à y gagner. Une bienveillance saoudienne dans le cadre de l’offensive menée par les Saoud contre les Frères musulmans ? Cette bienveillance, provisoire, est déjà acquise aujourd’hui.

Une aide éventuelle de la part d’Obama face à l’Iran ? Obama semble au contraire rêver de s’entendre avec le nouveau Président iranien mis en place par Khamenei, et s’il a promis quelque chose à Binyamin Netanyahou, celui-ci découvrira sans doute bientôt que les promesses d’Obama ne valent pas même le prix du papier sur lequel elles sont écrites, si elles sont écrites. Au mieux, Obama s’abstiendra de critiquer ou d’entraver une action israélienne, mais Obama ne peut pas se permettre d’aller trop loin dans son hostilité envers Israël, car il n’a pas encore réussi à tuer l’amitié que le peuple américain voue à l’Etat d’Israël.

Un répit dans les pressions exercées par l’administration Obama et l’Union Européenne ? Ce serait en ce cas juste un répit. L’administration Obama et l’Union Européenne, lorsqu’il s’agit d’Israël, regardent dans la même direction que les pires ennemis d’Israël. Le répit pourrait exister jusqu’au jour où les pourparlers casseront.

Permettre à Obama d’éviter que sa débâcle dans le monde musulman soit trop visible en permettant que les regards se détournent ? Peut-être. Mais on ne voit pas pourquoi Binyamin Netanyahou tiendrait à permettre à Obama de sauver la face.

Espérer qu’Obama cessera de s’acharner contre Israël ? Je ne pense pas que Binyamin Netanyahou a ce genre de naïveté. Pour l’heure, il y a les sourires de façade, mais dans l’ombre, il n’y a aucun sourire, et dès que la façade se brisera, les sourires disparaîtront.

Binyamin Netanyahou croirait-il dès lors à la « paix » ? Je n’ose l’imaginer.

Je pense que Binyamin Netanyahou espère une aide d’Obama face à l’Iran, mais découvrira bientôt ce que valent les promesses d’Obama. Je pense que Netanyahou a cédé aux pressions et obtenu un répit qui sera très provisoire.

Je pense que Binyamin Netanyahou a permis, en cédant aux pressions, à Obama de sauver la face, mais qu’Obama ne cessera pas de s’acharner contre Israël.

Je pense qu’il n’y aura pas la « paix », et que dès que les pourparlers casseront, les pressions exercées par l’administration Obama et l’Union Européenne sur Israël redoubleront d’intensité, tout comme l’acharnement d’Obama contre Israël.

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J’espère me tromper, mais je ne pense pas me tromper.

L’Autorité palestinienne s’est rapprochée de l’armée égyptienne, je ne l’ignore pas. Et elle est sans doute en train d’essayer de regagner les faveurs des Saoudiens. Elle essaie de s’acheter une survie.

Mais elle ne peut cesser d’être ce qu’elle est. Elle ne peut céder d’un milligramme sur son objectif, qui est la « libération de la Palestine ». Elle ne peut que vouloir une Judée Samarie judenrein, Jérusalem Est pour capitale, les « frontières de 1967 » en attendant mieux, donc le passage de la Vieille ville de Jérusalem et des lieux saints sous souveraineté islamique et, bien sûr, le retour des « réfugiés ».

Israël ne peut accepter un seul de ces objectifs sauf si le gouvernement d’Israël décide lui-même de rayer Israël de la carte du monde. Et je ne pense pas que c’est l’intention de Binyamin Netanyahou.

Dans ses discours, John Kerry parle d’Etat palestinien, je le signale pour le cas où personne ne l’aurait remarqué. Et c’est lourd de sens. Il parle donc comme s’il existait déjà un Etat palestinien confié à l’Autorité palestinienne. A Washington, trois drapeaux étaient placés sur un pied d’égalité, le drapeau des Etats Unis, le drapeau d’Israël, et le drapeau de l’Etat palestinien. C’est très lourd de sens.

C’est seulement parce qu’Israël a accepté de relâcher cent quatre assassins que l’Autorité palestinienne a daigné accepter de rencontrer des Israéliens. Les cent quatre assassins ont été relâchés sans la moindre contrepartie. J’insiste : sans la moindre contrepartie. C’est très lourd de sens.

Le dîner de lundi soir organisé par John Kerry pour recevoir Saeb Erekat et Tzipi Livni était un dîner d’iftar, rupture du jeune de ramadan. Cela venait après le dîner d’iftar à la Maison Blanche. C’est très lourd de sens. Tzipi Livni a été conviée à faire ramadan : c’est intéressant.

La suite ? J’ignore ce que sera la suite. Mais ce qui se passe est inquiétant.

J’écrivais voici deux jours dans un article écrit pour la Metula News Agency que les arguments donnés par Binyamin Netanyahou pour justifier la reprise des pourparlers ne tenaient pas debout, qu’il s’agisse du risque de voir émerger un Etat binational (les données démographiques montrent que le risque est nul) ou qu’il s’agisse du risque de voir émerger un Etat satellite de l’Iran : l’Autorité palestinienne ne se rapprochera jamais de l’Iran, et le Hamas a présentement du souci à se faire, même s’il tente de renouer des liens avec l’Iran.

Je conseillais dans cet article à Binyamin Netanyahou de relire Menahem Begin et Yitzhak Shamir. Je pourrais aussi lui conseiller de relire les écrits de son père. Benzion Netanyahou n’a jamais cédé à la moindre illusion. J’ai un immense respect pour la mémoire de Benzion Netanyahou.

Mais je me demande où va Binyamin Netanyahou.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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